Marché du travail

Le marché du travail au Sénégal se caractérise par :

  • une forte croissance de la demande d’emploi en lien avec la dynamique démographique (2,7% par an, ce qui entraine un doublement de la population tous les 25 ans) ;
  • une insuffisance de l’offre d’emploi en raison d’un secteur moderne en quasi-stagnation et du développement de l’économie informelle qui occupe une grande partie de la population active ;
  • des mouvements migratoires d’une grande ampleur se traduisant par une urbanisation accélérée, un déséquilibre spatial et une forte poussée de la migration internationale.

Selon les projections de l’Organisation Mondiale du Travail, la population potentiellement en âge de travailler (15 à 64 ans) atteint environ 6,9 millions d’habitants et que celle qui déclare être active est de 5,4 millions, soit respectivement 54,1% et 42,2% de la population totale.

Selon les données de l’Enquête de suivi de pauvreté (2011), les taux de chômage et d’activités suivants sont respectivement enregistrés en milieu urbain et rural :

  • Dakar-urbain : 14,1% et 45,1%
  • Autres urbains : 13,9% et 40,2%
  • Zones rurales : 7,4% et 54,2%

Secteurs à fort potentiel

Un diagnostic effectué par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) du Sénégal a identifié, comme secteurs potentiellement porteurs de croissance :

  • les industries chimiques, et les matériaux de construction (cimenteries) ;
  • les services financiers ;
  • l’horticulture et les industries agroalimentaires ;
  • les activités immobilières ;
  • le tourisme, l’artisanat et les industries culturelles ;
  • et les télécoms.

Secteurs à faible potentiel

Les secteurs à faible potentiel concernent le transport de biens et de personnes ou les sociétés de gardiennage, qui nécessitent une participation de Sénégalais dans le capital (51% au moins du capital social), ce qui peut présenter un risque pour l’investisseur français qui sera minoritaire.

Professions règlementées

Certaines professions libérales telles que la magistrature, l’architecture, la profession d’infirmier, de notaire sont inaccessibles à des non Sénégalais. Il existe des restrictions d’accès à certaines professions pour les étrangers : transporteurs, boulangers, mareyeurs, …

Le français est d’usage courant ; si l’usage du wolof était requis, il est possible de prendre des cours à des tarifs abordables à l’Institut culturel et linguistique de Dakar.

Rémunération

Le décret n°96-154 du 19 février 1996 fixe les salaires minima interprofessionnels et agricoles garantis.

Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) des salariés relevant des professions soumises au régime de la durée légale hebdomadaire de travail de quarante heures est fixé à 209,10 FCFA/heure, soit un montant mensuel de 48000 FCFA.

Le salaire minimum agricole garanti (SMAG) pour les travailleurs relevant des entreprises agricoles et assimilés est de 182,95 FCFA/heure, soit un montant mensuel de 42000 FCFA.

Il n’existe en revanche pas d’équivalent du minimum vieillesse en vigueur en France ; les retraités disposant d’un nombre insuffisant de points (moins de 400) pour prétendre à une retraite complète perçoivent dès lors un versement unique, d’un montant de 200 000 FCFA.

Le salaire moyen demeure difficile à évaluer en raison de la forte prépondérance du secteur informel. Dans le secteur formel, le salaire moyen est estimé à environ 220 000 FCFA dans le secteur privé et à 240 000 FCFA dans la fonction publique.

A défaut de conventions collectives des arrêtés du ministre chargé du travail fixent :

  • les catégories professionnelles et les salaires minima correspondants ;
  • les taux minima de majoration des heures supplémentaires effectuées de jour ou de nuit pendant les jours ouvrables, les dimanches et les jours fériés ;
  • éventuellement, les primes d’ancienneté et d’assiduité.

Mise à jour : décembre 2013

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