Scolarisation

Pour toute information sur la scolarisation dans le système français à l’étranger, vous pouvez consulter notre thématique sur les Etudes supérieures et la Scolarité en français.

Vous y trouverez des renseignements sur :

  • les établissements français du primaire et du secondaire à l’étranger ;
  • les bourses scolaires et la prise en charge des frais de scolarité à l’étranger ;
  • les possibilités qui s’offrent à vous si votre enfant ne peut être scolarisé à l’étranger dans le système français (enseignement à distance par le CNED, programme français langue maternelle (FLAM), internats en France) ;
  • les épreuves du baccalauréat à l’étranger ;
  • les bourses d’études supérieures en France et à l’étranger ;
  • l’équivalence des diplômes. Pour en savoir plus :
  • Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Pour en savoir plus :

Les établissements scolaires français en Hongrie

A Budapest il existe un « Lycée français » qui offre une scolarisation complète de la maternelle à la terminale. Pour plus d’information veuillez consulter le site du lycée Gustave Eiffel. En dehors de cet établissement, il n’existe pas d’autres structures en Hongrie directement intégrées au système scolaire français, seuls peuvent être mentionnés les 11 sections bilingues françaises de lycées hongrois (dépendantes du système scolaire hongrois) réparties sur l’ensemble du territoire et les enseignements d’apprentissage de la lecture et de l’écriture à des enfants bilingues au sein de l’Alliance française de Szeged.

Système scolaire en Hongrie et enseignement des langues étrangères

L’organisation du système scolaire hongrois ressemble beaucoup à celle que l’on trouve en France, avec les différences suivantes :

  • La durée de scolarisation en primaire n’est que de quatre ans.
  • La durée de scolarisation correspondant au secondaire est de huit ans, divisée en quatre années de collège et quatre années de lycée.
  • Le collège n’existe pas en tant qu’établissement indépendant et il est donc rattaché soit à l’école primaire, soit au lycée.
  • A partir du niveau du collège, il existe des établissements d’enseignement professionnel. En fonction de la politique des établissements scolaires, l’enseignement des langues étrangères peut commencer entre la première et la cinquième année de primaire. Seulement trois langues peuvent être enseignées en tant que première langue étrangère, l’anglais, l’allemand ou le français. En ce qui concerne le choix de la deuxième langue étrangère, le choix est beaucoup plus large.

Enseignement supérieur en Hongrie

La Hongrie compte à la date du 28 février 2011 (dernière mise à jour effectuée par le Ministère de tutelle) 70 établissements d’enseignement supérieur :

  • 19 universités d’Etat, majoritairement pluridisciplinaires, certaines étant toutefois spécialisées et de très haut niveau.
  • sept universités privés, dont deux universités proposant des enseignements exclusivement en langue étrangère (l’université d’Europe centrale crée par la fondation Soros -langue d’enseignement : anglais-, et l’université germanique Andrassy). Les cinq autres universités sont de différentes confessions religieuses.
  • 10 écoles supérieures d’Etat.
  • 34 écoles supérieures privées.

En Hongrie les établissements d’enseignement supérieur se répartissent en deux catégories :

  • Les universités, qui offraient précédemment des cursus intégrés de cinq ans, ont mis en place progressivement à partir de 2005 le système LMD à l’exception de certaines disciplines préservant l’ancien système : droit, médecine, architecture et certaines formations artistiques, ainsi que depuis cette année les cursus de formation des enseignants, retrouvant un programme intégré après une période d’une petite dizaine d’année de LMD.
  • Les écoles supérieures à orientation professionnelle, dont les formations ont une durée de six à huit semestres (Licence) et qui ont pu mettre en place également, dans des conditions parfois difficiles d’accréditation, des formations de niveau Master.

Système d’admission :

Depuis 2003 un système de baccalauréat à deux niveaux a été instauré : un baccalauréat normal et un baccalauréat de niveau supérieur. Certaines filières universitaires fixent le baccalauréat de niveau supérieur comme condition nécessaire d’admission. L’élève peut choisir entre les deux types de baccalauréat.

Pour être accepté dans une formation, l’étudiant doit cumuler un total de points supérieur au seuil d’admission calculé sur la base du nombre de places ouvertes et des résultats des candidats. Le calcul des points est basé sur le contrôle continu, les résultats au baccalauréat, les points de bonus (langues, baccalauréat de niveau supérieur, concours scientifiques de l’enseignement secondaire, critères sociaux). À l’exception des élèves visant les meilleures formations, la grande majorité se contente du baccalauréat normal, ce qui a tendance à tirer le niveau vers le bas contrairement aux objectifs initiaux, et conforte ceux qui appellent à la suppression du baccalauréat supérieur.

Le ministère fixe chaque année des chiffres cadres qui définissent le nombre d’étudiants que l’État prend en charge dans les différentes filières, et les établissements ont la possibilité d’ouvrir des places supplémentaires payantes. Selon la demande et le nombre de places ouvertes, une discipline est plus ou moins facile d’accès. Certaines formations très recherchées peuvent nécessiter un nombre de points proche du maximum possible. Les étudiants pouvant payer les frais d’études peuvent être acceptés avec un nombre de points inférieur à celui fixé par le Ministère, mais supérieur à un seuil minimum.

Organisation des études

Avec la mise en place du système LMD, et à l’exception des filières mentionnées précédemment qui ont maintenu un système intégré, les universités ont opéré un découpage des anciens cursus en deux cycles (Licence et Master), et les écoles supérieures ont mis en place des Licences et ont ouvert plus difficilement des programmes de Master. Selon les disciplines et les spécialités, les licences durent entre six et huit semestres et les Masters entre trois et quatre semestres.

Les enseignements sont organisés en semestres et sont valorisés par des points de crédits ECTS. Les cours pratiques sont en général évalués par un contrôle continu et les enseignements magistraux ou théoriques sont le plus souvent sanctionnés par un examen en fin de semestre, avec la possibilité pour l’étudiant de pouvoir repasser une épreuve plusieurs fois durant la période d’examen, ou en cas d’échec au cours du semestre suivant. En termes d’exigences scientifiques, l’importance est donnée principalement à la maîtrise du savoir.

Les étudiants ont la possibilité de s’inscrire successivement, voire simultanément dans deux formations, et doivent pour ce deuxième diplôme payer des frais d’inscription.

Pratiquement toutes les disciplines sont enseignées en Hongrie, avec une certaine prépondérance des formations en économie, gestion, commerce, sciences humaines et sociales et médecine. Certaines universités, principalement en province, couvrent de nombreux domaines alors que d’autres, notamment à Budapest, sont spécialisées.

Les programmes d’études sont normalement en hongrois, mais afin d’attirer des étudiants étrangers payants, certaines universités ont développé des formations en anglais, parfois en allemand ou en français, dans les domaines principalement de la médecine, de l’économie (management et commerce) et des études internationales.

Deux universités proposent des formations exclusivement en langue étrangère : l’université d’Europe Centrale, financée par la fondation Soros, qui offre des cursus en anglais au niveau Master et Doctorat, et l’université Andrassy, créée en 2002 en coopération avec l’Autriche et l’Allemagne, qui dispense des enseignements en allemand au niveau Master et doctorat.

Il n’existe pas actuellement en Hongrie d’université française, mais l’Etat hongrois a décidé à la fin de l’année 2012 de se doter à l’échéance de 2017 d’une université francophone, qui sera implanté en province dans la ville de Szeged. A cet effet, il a été créé en 2013 au sein de l’université de Szeged un Centre universitaire francophone, qui regroupe toutes les formations en langue française de cette université, notamment celles traditionnelles du Département d’études françaises (formations d’études françaises et des enseignants de français), le Master de traduction - interprétariat, ainsi que le Master d’études européennes, en partenariat avec l’Institut d’études politiques de Lille, qui dans ce cadre délivre aux étudiants le diplôme français de Science-Po. A partir de la rentrée 2014, ce centre proposera un Master d’études africaines et accueillera également le campus européen de l’université Senghor de l’OIF.

Outre ce pôle principal, deux universités de Budapest proposent dans le cadre de conventions de partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur français des cursus permettant aux étudiants d’obtenir un diplôme français en complément ou non d’un diplôme hongrois :

  • La Licence de commerce international et le Master de e-business de l’Ecole supérieure de commerce internationale, en partenariat avec l’université de Picardie.
  • Le Master de management et d’administration des entreprises de l’université technique de Budapest, en partenariat avec l’institut d’administration des entreprises de l’université Lyon 3. Le système d’enseignement supérieur hongrois bénéficie d’une longue et riche tradition universitaire, qui lui permet de former des spécialistes de haut niveau dans de nombreux domaines et reconnus internationalement par différents prix comme le prix Nobel. En outre, quelques universités hongroises sont représentées dans les classements mondiaux depuis plusieurs années, comme l’université de Szeged ou l’université Eötvös Lórànt de Budapest. Il convient aussi de mentionner la qualité et le prestige de l’université des sciences techniques et économiques de Budapest, de l’université Corvinus de Budapest, spécialisée en sciences économiques, de l’université de médecine Semmelweis de Budapest et en province les universités de Pécs et de Debrecen.

Les plus importantes universités hongroises renferment des équipes d’excellence en matière d’enseignement et de recherche, mais se trouvent confrontées le plus souvent à un éparpillement, à l’absence de synergies et au manque de moyens : le système universitaire hongrois a vu les effectifs étudiants multiplié par 3,5 en 18 ans (entre 1990 et 2008), alors que le nombre des enseignants n’a progressé que de 30% et que la part du PIB consacrée à l’enseignement supérieur a à peine progressé de 20% et enregistre une baisse depuis 2003 (après avoir atteint un maximum de 1,12%). En outre depuis 2010, la dotation de l’Etat aux universités a fortement diminué et représente environ 1/3 de leur budget global.

Mise à jour : juin 2014

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