La formation militaire générale

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La formation dans le domaine de l’enseignement militaire classique ou de haut niveau est un maillon essentiel pour la gestion et la planification des opérations. Il s’agit de former des militaires, sous-officiers ou officiers, de différents niveaux, aptes à occuper des postes de rédacteurs en état-major opérationnels ou organiques, dans des contextes de paix ou de crises, dans un environnement international. Trois écoles nationales à vocation régionale (ENVR) préparent à ces fonctions.

Cours supérieur interarmées de défense (CSID) – Yaoundé (Cameroun)

Le Cours supérieur interarmées de défense à Yaoundé au Cameroun a pour mission de préparer les officiers supérieurs à assumer de hautes responsabilités au sein de leur armée d’appartenance, dans les états-majors de haut niveau, les grandes directions et les organismes interarmées, interalliés et internationaux. Il regroupe les futurs brevetés de l’enseignement militaire supérieur du second degré des trois armées et de la gendarmerie. A l’issue de la formation, les officiers sont aptes à participer à la conception, à la planification et à la conduite des opérations (en particulier interarmées) dans un cadre national, multinational ou interallié. La formation comprend un enseignement général et un enseignement opérationnel.

La formation dure 10 mois pour une quarantaine d’officiers chaque année. Un stagiaire français et un stagiaire américain suivent la scolarité du cycle 2011-2012. Au total, près de 30 nations africaines ont fréquenté le CSID depuis son ouverture.

École d’état-major de Libreville (EEML) – Gabon

Depuis 2001, l’EEML dispense aux officiers africains une formation aux techniques d’état-major. Unique référence régionale voire continentale, l’école se situe au premier niveau de l’enseignement militaire supérieur (EMS1), seuil de la deuxième partie de carrière de l’officier. La scolarité y est sanctionnée par l’attribution du diplôme d’état-major (DEM). L’école a pour mission de former des officiers aptes à occuper des fonctions d’état-major en temps de paix, de crise ou de guerre et à participer à des opérations de maintien ou de rétablissement de la paix dans un cadre interarmées et multinational.

D’une durée de 40 semaines, la formation est accessible, sur concours. Chaque année, une soixantaine de stagiaires sont sélectionnés. Point de rencontre, elle permet aux promotions successives issues d’une vingtaine de nationalités différentes de tisser les liens nécessaires pour créer l’unité africaine de demain.

Sa devise est "Cultivez l’excellence".

École d’application de l’infanterie (EAI) – Thiès (Sénégal)

Le 6 octobre 2000, l’École d’application de l’infanterie devient une ENVR. Elle a pour mission de former les futurs chefs de l’infanterie en Afrique. Pour cela, l’école reçoit deux types de stagiaires : une année sur deux, elle forme de jeunes lieutenants au métier de chef de section d’infanterie au cours d’un stage d’application d’une durée moyenne de 10 mois. L’autre année, elle prépare des officiers subalternes au commandement d’une unité élémentaire dans le cadre de 2 cours de formation d’une durée moyenne de 20 semaines chacun. Sa vocation d’école régionale lui permet d’accueillir, aux côtés de stagiaires sénégalais, des officiers africains dont les pays appartiennent au champ de la coopération française.

L’école dispose d’une soixantaine de places dont un tiers pour le Sénégal. Ce sont plus de 20 nations africaines qui, chaque année, envoient des officiers stagiaires à Thiès.

Mise à jour : juin 2013