Guinée-Équatoriale : une nouvelle école à vocation régionale à Tica

Une nouvelle école nationale à vocation régionale (ENVR) dédiée à la formation des forces armées africaines en matière de surveillance et de sécurité des espaces maritimes a ouvert ses portes en 2019 à Tica, au nord-ouest de la Guinée-Équatoriale.

La sécurité maritime, un enjeu important pour la stabilisation régionale

La Guinée-Équatoriale, eu égard à sa localisation géographique, souhaite jouer un rôle majeur dans la surveillance et la sécurité des espaces marins de la région. Les autorités de ce pays ont ainsi témoigné à la France, en 2009, leur volonté d’un engagement français accru , particulièrement en matière de coopération structurelle de défense.

L’ENVR de Tica, un engagement fort de la France

Créée en 2010 à Bata, l’ENVR a déménagé en mai 2017 à Tica, à proximité de la frontière avec le Cameroun. Dans ses nouveaux locaux, l’école à vocation à accueillir 120 stagiaires par an, au sein d’enseignements pluridisciplinaires et dispensés en français. Ces cours permettent d’offrir une formation complète et de haut niveau aux métiers de marins  : officiers de quart, navigateurs, mécaniciens, manœuvriers et guetteurs de la flotte. Trois coopérants français, issus de la Direction de la coopération de sécurité et de défense, œuvrent sur le terrain et assurent notamment le suivi académique et logistique de ce projet interétatique.

Une école régionale pour répondre à des problématiques transnationales

L’insécurité maritime est, par essence, un défi transfrontalier et affecte les États au-delà du golfe de Guinée. L’ENVR est donc résolument internationale et est appelée à former des forces armées issues des pays africains possédant une façade maritime. Cette structure académique répond ainsi à un véritable besoin des pays africains, notamment en Afrique australe.

Un projet de coopération entre la France et la Guinée Équatoriale

Le financement de l’infrastructure et de l’équipement du campus de Tica ont été pris en charge par le partenaire équato-guinéen. La France contribue au projet à travers un budget annuel, comprenant la mise à disposition des trois coopérants et le financement de la scolarité des stagiaires. En outre, l’armée française met à disposition de l’ENVR des bâtiments de la marine nationale, lors des escales en Guinée-Équatoriale.

Ce projet de coopération, qui témoigne de l’engagement français en matière de sécurité maritime, s’inscrit dans une dynamique répondant aux intérêts des deux États.

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