Lutte contre la prolifération nucléaire

Le désarmement nucléaire et la lutte contre la prolifération constituent deux dimensions essentielles de la paix et de la sécurité internationales. De nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et différents instruments internationaux, dont le plus connu demeure le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), visent à faire progresser de manière concrète le désarmement et à endiguer les crises de prolifération.

Par la résolution 1887 adoptée par le Conseil de sécurité le 24 septembre 2009, la communauté internationale a réaffirmé son engagement à « œuvrer à un monde plus sûr pour tous et à créer les conditions pour un monde sans armes nucléaires, conformément aux objectifs énoncés dans le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, d’une manière qui promeuve la stabilité internationale, et sur la base du principe d’une sécurité non diminuée pour tous ».

À l’approche du cinquantième anniversaire de son entrée en vigueur ainsi que de la Conférence de révision de 2020, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a témoigné de son efficacité et est aujourd’hui un des fondements du système de sécurité collective.

L’action de la France en faveur du désarmement nucléaire, premier pilier du TNP, s’articule autour de trois axes :

  • Elle maintient une approche progressive et pragmatique conforme à l’article VI du TNP respectant le principe de sécurité non diminuée pour tous.
  • Elle agit de manière concrète en faveur du désarmement. Elle a un bilan exemplaire – et pour certains domaines sans équivalent - en matière de désarmement nucléaire. Elle a par exemple réduit son arsenal au niveau le plus bas compatible avec le contexte stratégique et démantelé de manière irréversible ses installations de productions de matières fissiles, avec transparence.
  • Elle a fixé des priorités claires afin de poursuivre le désarmement de manière progressive, dont les prochaines étapes que sont :
    • La poursuite par les États-Unis et la Russie, qui possèdent encore près de 90% des arsenaux nucléaires, de leurs efforts de réduction. L’extension du traité New Start et la négociation en parallèle d’un instrument bilatéral couvrant les autres systèmes nucléaires sont une condition nécessaire à la stabilité stratégique ;
    • L’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) ;
    • La négociation à la conférence du désarmement d’un Traité interdisant la production de matières fissiles pour les armes (FMCT) ;
    • La poursuite des travaux sur la vérification du désarmement nucléaire, et des efforts de maîtrise des armements ;
    • La réduction des risques stratégiques liés à l’arme nucléaire reposant sur la transparence des doctrines nucléaires, le dialogue entre responsables politiques et militaires, les instruments de communication de crise et les mesures de réassurance.

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Mise à jour : avril 2019