Combattants terroristes étrangers - Q&R - Extrait du point de presse (13.01.20)

Q : La ministre de la Justice Nicole Belloubet a pour la première fois évoqué un retour et un jugement en France des djihadistes français détenus en Syrie faute de solution en Irak, comme évoqué en décembre par Jean-Yves Le Drian. Avez-vous renoncé à toute autre option que l’Irak pour les juger et un retour rapide en France est-il désormais programmé ?

R  : Nous n’avons pas de commentaire.

Q - Le roi de Jordanie Abdallah II affirme que "plusieurs milliers de combattants étrangers" ont quitté Idlib pour la Libye. Avez-vous également des informations en ce sens, qu’il s’agisse de combattants syriens ou d’autres nationalités ?

R - Comme l’a dit le Ministre dans une interview accordée ce jour au quotidien Sud-Ouest, l’instabilité et le chaos en Libye sont dus à des affrontements entre milices, à toutes sortes de trafics, à une prédation des ressources qui devraient bénéficier à tous les Libyens, et à des ingérences croissantes de puissances étrangères. On ne peut pas laisser les choses en l’état.

Nous sommes en contact étroit avec nos partenaires européens, et nous sommes d’accord sur certains principes : il n’y aura pas de solution militaire, ni de solution qui s’exonère du droit international, ni de solution qui passe par l’intervention de pays étrangers qui utiliseraient la Libye comme un terrain d’affrontement. Sur cette base, une conférence internationale va se tenir à Berlin, en présence des principaux acteurs libyens et internationaux, dont les Nations unies et l’Union africaine. C’est une bonne initiative, pour que la trêve annoncée puisse conduire à une cessation durable des hostilités, et pour que s’engagent un véritable processus politique et un dialogue entre les parties libyennes.