L’action de la France pour les droits à la santé sexuelle, reproductive, maternelle, infantile et des adolescents

La France exerce son influence dans les enceintes multilatérales et régionales, dans les échanges bilatéraux afin de réduire les lacunes et les inégalités en matière de droits à la santé sexuelle, reproductive, maternelle, infantile et des adolescents.

Chaque heure, 625 enfants meurent, dont la moitié de causes évitables ou traitables. 830 femmes meurent chaque jour d’une complication liée à la grossesse ou à l’accouchement. Plus de 12 millions de filles âgées de 15 à 19 ans donnent naissance à un enfant chaque année. Près de 220 millions de femmes désirant limiter, espacer et réduire le nombre de grossesses sont dépourvues d’accès aux méthodes modernes de contraception faute d’information, de disponibilité des produits ou d’accès financier aux services de soins.

La France plaide pour la mise en œuvre d’une approche intégrée qui permette à la fois de lutter contre les grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles et qui garantisse des accouchements sûrs tout comme l’interruption volontaire de grossesse dans des conditions sécurisées.

Dans le cadre de l’initiative du G8 de Muskoka, la France a augmenté sa contribution en santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents (SSRMNIA) de 518 millions d’euros entre 2011 et 2018. Cette contribution a été mise en œuvre via l’Agence Française pour le Développement et le [Fonds Français Muskoka.

Le Fonds Français Muskoka

Depuis 2011, la France a versé 110 millions d’euros au « Fonds Français Muskoka ». En 2018, ce Fonds intervient dans 8 pays : Mali, Niger, Tchad, Guinée, Bénin, Côte d’ivoire, Sénégal et Togo. Mis en œuvre par l’OMS, l’UNICEF, l’UNFPA et ONUFEMMES, il a pour objectif de faire baisser la mortalité maternelle, néonatale, infantile et des adolescents. Il intervient prioritairement en faveur de la santé sexuelle et reproductive des adolescents, de la santé maternelle et infantile, et du renforcement des systèmes de santé.
Il appuie la sensibilisation aux bonnes pratiques en matière de santé sexuelle, reproductive, maternelle, infantile et des adolescents via les activités au niveau communautaire et des campagnes de masse telles que la série « C’est la Vie ».

C’est la Vie : une campagne soutenue par la France

La France appuie depuis 2012 la production de la série TV « C’est la Vie » ainsi qu’une large campagne cross-media via le Fonds Français Muskoka.
Pionnière en Afrique francophone, cette série vise à sensibiliser via la fiction la population et en particulier les adolescents et les jeunes aux bonnes pratiques en matière de santé sexuelle, reproductive, maternelle et infantile, de dénoncer les violences basées sur le genre et de promouvoir les droits fondamentaux des femmes à la santé, à l’éducation et de promouvoir leur autonomisation.
L’ensemble du sous-continent africain s’est mobilisé pour la série dont la saison 1 est diffusée depuis juin 2016 par 39 chaînes TV nationales d’Afrique sub-saharienne.
La deuxième saison de 36 épisodes est diffusée sur A+ depuis octobre 2017 et le sera sur TV5 Monde à partir de mars 2018, avant d’être diffusée par les chaînes nationales africaines en 2019.

Le Partenariat de Ouagadougou : la France soutient dans le cadre de ce partenariat la coordination entre les bailleurs de fonds pour accélérer les progrès en matière de prévalence contraceptive dans neuf pays d’Afrique francophone (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo) qui se sont engagés à atteindre 2,2 millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes contraceptives modernes à l’horizon 2020.

Mise à jour : 30.11.18

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