Fonds mondial, Unitaid, Gavi : la France particulièrement engagée

Au cours des précédentes décennies, la France s’est très fortement mobilisée dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Son engagement politique et financier dans les fonds multilatéraux se poursuit à un niveau très élevé.

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme »

Créé en 2002 à l’initiative de la France, de l’Union européenne et du G7, le Fonds mondial a permis de sauver 27 millions de vie depuis sa création avec plus de 38 millions de dollars d’investissements. Basé à Genève, il mutualise les contributions financières de 38 États et plus de 14 acteurs privés pour soutenir les programmes nationaux de lutte contre les pandémies dans environ 140 pays en développement.
Le Fonds mondial est aujourd’hui le principal financeur international de la lutte contre les pandémies dans les pays en développement, à hauteur de 20% pour le sida, 65% pour la tuberculose et 57% pour le paludisme.

Une gouvernance qui associe gouvernements, société civile, secteur privé et communautés affectées

Son Conseil d’administration compte parmi ses membres votants non seulement les pays donateurs et les pays de mise en œuvre, mais aussi les ONG, les communautés affectées par les pandémies ainsi que le secteur privé.

  • Dans les pays de mise en œuvre, les subventions sont demandées et leur utilisation supervisée par des instances de coordination nationale réunissant des représentants des autorités nationales, mais aussi des partenaires techniques et financiers ainsi que des populations affectées par les maladies et des ONG.
  • Le Fonds mondial ne dispose pas de représentation dans les pays de mise en œuvre : il finance des structures locales pour mettre en œuvre les subventions. À Genève, le Secrétariat regroupe environ 600 personnes, chargées de la gestion quotidienne ainsi que de la mise en œuvre de la stratégie et des politiques de l’organisation.

La France : un soutien financier et politique majeur du Fonds Mondial

La France apporte un soutien politique et financier majeur au Fonds mondial, dont elle est un pays fondateur et le second contributeur historique, avec plus de 5,3 milliards d’euros de dons cumulés depuis 2002.

Preuve de son engagement à l’égard du Fonds, la France accueillera à Lyon le 10 octobre 2019 la 6e conférence de reconstitution de ses ressources. L’objectif sera de mobiliser les leaders du monde entier pour collecter des ressources supplémentaires pour le Fonds pour 2020-2022. Sa réussite sera cruciale pour la réalisation des Objectifs de développement durable : mettre fin d’ici 2030 au SIDA et autres grandes pandémies.

Du fait de l’importance de son soutien financier, la France dispose d’un siège à part entière au sein du Conseil d’administration du Fonds mondial et siège dans deux des trois comités permanents chargés de préparer et d’assurer le suivi des travaux du conseil d’administration (Comité de la stratégie et du Comité de l’audit et des finances). La France y défend notamment les valeurs fondatrices du Fonds mondial : rôle des communautés affectées et de la société civile dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes, situation des pays fragiles et des populations clés, approche par les droits humains, etc.

Lutte contre les grandes épidémies : encore de nombreux défis

La mobilisation de la communauté internationale, notamment par la création du Fonds Mondial, a permis d’accomplir d’immenses progrès contre les grandes épidémies. Ceux-ci sont toutefois fragiles. De nombreux défis restent à relever pour éliminer ces pandémies à l’horizon 2030.

Le manque de ressources financières, la faiblesse des systèmes de santé, les inégalités de genre, la stigmatisation, et les violations des droits humains comptent parmi les principales causes des problèmes d’accès aux outils de prévention, de dépistage et de soin. Ainsi le Fonds mondial investit également dans ces domaines. En outre l’impact du Fonds mondial est considérablement renforcé grâce à l’action d’Unitaid, qui soutient le développement et l’accès aux nouveaux produits de santé contre les pandémies et leurs coïnfections (hépatite C, cancer du col de l’utérus).

Unitaid, l’innovation au service de la santé mondiale

La promotion internationale de l’innovation est indispensable pour atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Unitaid investit pour trouver et rendre accessible des moyens de prévenir, diagnostiquer et traiter le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme plus rapidement, plus efficacement et à moindre coût pour les pays du sud. L’organisation intervient sur toutes les étapes préalables au déploiement à plus large échelle de ces innovations.
Dès l’apparition de l’épidémie de SIDA, la France a été à l’avant-garde de la coopération internationale, notamment dans les domaines de la recherche et de l’accès des malades aux traitements, au sud comme au nord. A la genèse d’Unitaid, la France est le premier bailleur de l’organisation avec plus de 1,7 milliard d’euros de contributions depuis sa création.

Plus d’informations sur le site d’Unitaid

Unitaid est étroitement associée aux financements innovants. Les contributions françaises sont financées par la contribution de solidarité sur les billets d’avion (spécialement créée pour cette occasion) ainsi que par la taxe sur les transactions financières. La France, avec ces financements innovants, a ouvert la voie d’une mobilisation des ressources stables et prévisibles dédiées à la santé mondiale et à la lutte contre le réchauffement climatique, désormais regroupées au sein du Fonds de Solidarité pour le Développement (FSD).

Gavi : 64 500 millions d’enfants vaccinés et 97 millions de vies sauvées

Gavi, l’Alliance du Vaccin, finance l’introduction de vaccins pour protéger les enfants dans les 73 pays les plus pauvres de la planète. La mission de ce partenariat public-privé est de sauver la vie des enfants et protéger la santé des populations en élargissant l’accès à la vaccination dans les pays pauvres.

La France a rejoint l’Alliance en 2004. Son engagement financier pour la période 2016-2020 est de 465 millions d’euros, qui comprend une contribution directe (100 millions) ainsi que l’utilisation d’un mécanisme de financement innovant.

En effet, la France a été l’un des fondateurs, et est le deuxième contributeur en volume de la facilité internationale de financement pour l’immunisation (IFFIm). L’IFFIm reçoit de la part de donateurs des promesses de dons sur une longue période, qu’elle convertit, via l’émission d’obligations sur les marchés financiers, en financements immédiatement disponibles pour Gavi. Ainsi, sur la période 2007-2026, la France aura versé 1,39 milliard d’euros à l’IFFIm.

La France a également mis en place pour la période 2016-2020 un mécanisme de financement innovant en établissant un partenariat entre Gavi, l’Agence française de développement et la Fondation Bill & Melinda Gates pour un montant de 100 millions d’euros en faveur des pays de la région sahélienne.

Mise à jour : 30.11.18

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