La France, acteur majeur en santé mondiale

Au cours des précédentes décennies, la France s’est distinguée par son engagement financier conséquent dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme notamment à travers le Fonds Mondial et la promotion de la santé maternelle et infantile, particulièrement à travers le Fonds français Muskoka.

Malgré les progrès considérables accomplis dans la lutte contre les pandémies (près de 17,5 millions de personnes ont accès aux antirétroviraux dans le monde, contre seulement 7,5 millions en 2010), les défis restent immenses. Chaque année, 2 millions de personnes sont infectées par le VIH et 1 million en meurent encore. La tuberculose a tué 1,6 million de personnes en 2016 et le paludisme a provoqué environ 445 000 décès en 2016.

L’engagement politique et financier de la France dans les fonds multilatéraux se poursuit à un niveau très élevé, avec plus de 500 millions d’euros par an. La France plaide parallèlement en faveur d’un élargissement de la base des donateurs publics et privés. Ce sera l’un des enjeux de la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial qu’elle accueillera à Lyon en 2019.

L’engagement de la France en chiffres
  • Plus de 500 millions d’euros par an alloués aux fonds multilatéraux
  • 2e contributeur au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 1er contributeur à Unitaid
  • 6e contributeur à GAVI, l’Alliance du vaccin

Atteindre la couverture santé universelle pour tous

Pour répondre aux nouveaux enjeux mondiaux de santé publique et s’adapter à l’évolution du contexte et des cadres internationaux, notamment avec l’adoption en septembre 2015 de l’Agenda 2030 pour le développement durable, la France a adopté une approche transversale. Elle est axée sur le renforcement des systèmes de santé pour atteindre la Couverture santé universelle, tout en continuant à lutter contre les maladies.
Plus récemment, du fait des crises sanitaires majeures comme l’épidémie de maladie à virus Ebola en 2014 et celle à virus Zika en 2016, la France participe à la refonte de l’architecture de la sécurité sanitaire internationale, plaçant l’Organisation mondiale de la santé comme garante de cette sécurité.

Les opérateurs et le réseau du MEAE mobilisés

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dispose de moyens techniques et humains substantiels permettant d’œuvrer dans le champ de la santé mondiale.
Deux opérateurs mettent en œuvre, à l’international, la politique française d’expertise et d’aide publique au développement en matière de santé.

  • Un réseau spécialisé au sein des ambassades de dix conseillers régionaux en santé mondiale présent en Afrique sub-saharienne, au Moyen orient et en Asie du Sud-est assurent le suivi de l’action du Fonds mondial, d’UNITAID et de Gavi, l’Alliance du vaccin et une veille sur les questions de santé mondiale.

La stratégie 2017 - 2021 de la France en santé mondiale

La France a adopté une stratégie en santé mondiale pour les années 2017 – 2021, basée sur une approche transversale des enjeux de santé mondiale.
L’action de la France repose sur des principes directeurs :

  • l’approche par les droits,
  • la promotion de la santé à l’échelle universelle, notamment par la lutte contre toute forme d’inégalité,
  • l’appropriation par les pays,
  • l’attractivité et l’influence françaises, notamment en matière de formation, de recherche et d’innovation en santé au niveau.

Fruit d’un travail avec l’ensemble des acteurs français de la santé, de la recherche et du développement, cette stratégie permettra de fédérer les énergies autour d’une ambition commune et de quatre grandes priorités :

  1. Renforcer les systèmes de santé tout en luttant contre les maladies ;
  2. Renforcer la sécurité sanitaire au niveau international ;
  3. Promouvoir la santé des populations ;
  4. Promouvoir l’expertise, la formation, la recherche et l’innovation françaises.

PLAN DU SITE