Migrations – Union européenne - Q&R - Extrait du point de presse (3 juin 2019)

Q : Selon un document déposé lundi devant la Cour pénale internationale, la France est parmi plusieurs pays accusés d’être responsables d’une politique migratoire européenne qui a provoqué des crimes contre l’humanité : plus de 40 000 personnes ont été interceptées en Méditerranée et conduites dans des camps de détention et des maisons de torture dans le cadre de cette politique. Citant des documents publics de l’Union européenne, des déclarations du président français, de la chancelière allemande et d’autres hauts responsables de l’Union européenne, le document allègue que des responsables de l’Union européenne sont sciemment responsables des morts sur terre et sur la mer, ainsi que du viol et de la torture généralisés commis par un Libyen garde côte financé et formé aux frais des contribuables européens. Quelle est la réponse du Quai sur ces accusations ?

R : Nous avons pris connaissance par voie de presse de l’intention manifestée par des ONG de déposer un tel document auprès de la Cour pénale internationale.

Cette accusation n’a pas de sens et ne repose sur aucun fondement juridique.

La France s’est fortement mobilisée pour lutter contre les trafics d’êtres humains et les passeurs. À l’initiative de la France et comme M. Jean-Yves Le Drian s’y était engagé, le Conseil de sécurité des Nations unies a pris en juin 2018 des sanctions individuelles à l’encontre de personnes impliquées dans la traite d’êtres humains et les trafics de migrants en Libye. Elle travaille avec les pays d’origine et de transit pour démanteler les filières illégales, les réseaux de passeurs et s’attaquer à leurs mécanismes de financement.

Ces mesures répondent à l’objectif du Président de la République d’améliorer la réponse internationale à la crise migratoire, en lien avec nos partenaires des Nations unies, de l’Union européenne, et de l’Union africaine, dans la continuité des réunions des chefs d’Etat et de gouvernement organisées en août 2017 à Paris, et en novembre 2017 à Abidjan.

Elle s’est également engagée pour qu’une réponse européenne durable, fondée sur les principes de responsabilité et de solidarité, soit apportée au défi des migrations dans le respect du droit d’asile. Elle a participé, dans le cadre d’un effort européen, à l’accueil de personnes secourues en mer en besoin de protection.

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