Vers une plus grande traçabilité des déchets plastiques : décision des Parties à la convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination (29 avril-10 mai 2019)

Les Parties à la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, réunies à Genève du 29 avril au 10 mai 2019, ont décidé d’inclure les déchets plastiques aux annexes de la Convention afin que leurs mouvements transfrontières soient soumis à la procédure d’accord préalable prévue par cette Convention.

Cette décision permettra une plus grande traçabilité des flux mondiaux de déchets plastiques. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2021. A cette date, toutes les cargaisons de déchets plastiques impropres au recyclage seront soumises à la procédure d’accord préalable de la Convention. Les pays qui ne seraient pas en mesure de traiter ces déchets pourront donc les refuser.

Consciente de l’urgence à agir, la France a largement contribué à ces décisions au sein de l’Union européenne. Elle poursuivra avec la même détermination ses efforts durant la présidence du G7 qu’elle exerce cette année, en poursuivant les travaux de la précédente présidence canadienne. En particulier, la France lancera, en partenariat avec la fondation Ellen MacArthur, une coalition visant à réduire de moitié la pollution micro-plastique en 2025 par l’adoption de nouveaux standards technologiques en matière de filtres de traitement des eaux usées.

Il y a urgence à agir contre cette forme de pollution qui s’accroît année après année et constitue une réelle menace pour les écosystèmes marins. Au niveau mondial, on estime qu’environ 5 à 13 millions de tonnes de plastique rejoignent chaque année l’environnement marin.

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