Nouvelle présidence française au Conseil international de coordination du programme MAB de l’Unesco (17 mars 2016)

À Lima (Pérou), la France a été élue à la présidence du Conseil international de coordination (CIC) du programme MAB de l’Unesco, qui s’est tenu dans le prolongement du 4e Congrès mondial des réserves de biosphère.

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La délégation française au 4e Congrès mondial des réserves de biosphère / Photo : Anna Echassoux

Le Congrès mondial des réserves de biosphère, un lieu d’échanges et de rencontres

Le Congrès mondial des réserves de biosphère s’est réuni du 14 au 17 mars 2016 à Lima, sous l’égide de l’UNESCO et du ministre de l’environnement du Pérou, Manuel Pulgar Vidal. Plus de 1000 gestionnaires et acteurs des réserves de biosphère ont pu échanger sur les défis à relever, ainsi que partager leurs expériences et leurs solutions.

Le Congrès a abordé un éventail de sujets liés aux objectifs de développement durable et à l’Accord de Paris, dont l’éducation pour le développement durable, la viabilité économique des systèmes de conservation de la nature, l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, dans la perspective du lancement du nouveau plan d’action 2016-2025 du réseau mondial des réserves de biosphère.

Le programme MAB et ses réserves de biosphère

Son action visant à relier la préservation de la biodiversité au développement socioéconomique en vue du bien-être de l’Homme, le programme intergouvernemental de l’UNESCO sur l’Homme et la Biosphère (Man and Biosphere – MAB), lancé en 1971, a préfiguré la notion de développement durable. Il prend la forme d’un réseau des réserves de biosphère qui compte 651 sites terrestres, côtiers et marins dans 120 pays, dont 15 réserves transfrontières. Fondées sur une gouvernance participative associant toutes les parties prenantes du territoire, les réserves de biosphère constituent un outil performant permettant d’allier la conservation de la biodiversité et le développement, tout en encourageant les activités de recherche, d’éducation, de formation et de surveillance.

La France, fortement investie dans le Programme MAB

Le 14 mars, lors de l’ouverture du Congrès, Xavier Sticker, Ambassadeur délégué à l’environnement, est intervenu au nom de la présidence française de la COP21, pour mobiliser les réserves de biosphère en appui à la signature et à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Il a souligné l’apport des réserves de biosphère en tant que projets de territoires au service du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Xavier Sticker a également salué la capacité des réserves de biosphère à faire émerger le consensus autour de mesures concrètes pour pérenniser le capital naturel. Il a encouragé la poursuite du rapprochement entre le programme MAB et les trois conventions issues du sommet de Rio, dont celle sur le changement climatique.

A la suite du Congrès, la France a été élue à la présidence du Conseil international de Coordination du programme MAB. Son représentant, Didier Babin, chercheur du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et Président du comité MAB France, a l’ambition de renforcer la force politique du programme MAB et le rôle des réserves de biosphère en tant que modèles de développement durable.

Bénéficiant de plus de 40 ans d’expérience, le réseau français des réserves de biosphère se renforce régulièrement : il compte actuellement 14 réserves, dont 2 réserves transfrontalières. Le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages donne aux réserves de biosphère un statut légal, et prévoit que la stratégie nationale pour la biodiversité favorise leur développement. La France accueillera également en 2017 la réunion du réseau régional européen et nord-américain EuroMAB, qui a lieu tous les quatre ans. Par ailleurs, au travers du Fonds français pour l’environnement mondial, la France contribue à enrichir le réseau mondial des réserves de biosphère, notamment par le soutien à l’établissement d’une réserve transfrontière entre l’Argentine, la Bolivie et le Paraguay, ou encore par la création d’un fonds fiduciaire régional dédié au financement des réserves de biosphère africaines.

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