Environnement - Initiative internationale pour les récifs coralliens (novembre 2016)

A partir du 1er juin et pour deux ans, la France assure la coprésidence tournante de l’initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI), à la suite du Japon et de la Thaïlande.

Créée en 1994, l’ICRI regroupe des Etats, des organisations internationales, des organismes scientifiques et des organisations non-gouvernementales mobilisés pour lutter contre la dégradation des coraux et écosystèmes associés à travers le monde. La France, qui détient à elle seule 10 % des récifs coralliens recensés dans le monde, et la deuxième plus longue barrière de corail en Nouvelle-Calédonie, est très engagée sur ce sujet.

L’importance des récifs coralliens, parmi les écosystèmes les plus riches et les plus productifs de la planète

20% des récifs coralliens ont été irrémédiablement détruits ou présentent peu de chances de récupération, que 25% sont dans un état critique et que 25% sont menacés.
La France, avec sa communauté d’outre-mer, est un des pays les plus concernés par les points chauds, avec cinq points chauds répertoriés, essentiellement dans les territoires d’outre mer.

La France assure le Secrétariat de l’initiative internationale pour les récifs coralliens

Depuis le 1er juin et pour deux ans, la France assure le Secrétariat de l’initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI), à la suite du Japon et de la Thaïlande.

Créée en 1994, l’ICRI regroupe des Etats, des organisations internationales, des organismes scientifiques et des organisations non-gouvernementales mobilisés pour lutter contre la dégradation des coraux et écosystèmes associés à travers le monde. En effet, on estime que 20% des récifs coralliens ont été irrémédiablement détruits ou présentent peu de chances de récupération, que 25% sont dans un état critique et que 25% sont menacés.

Or, les récifs coralliens, qui concentrent le quart de la biodiversité marine dans moins de 0,1% de la surface de nos océans, ont une importance cruciale dans le fonctionnement écologique global mais également en termes socio-économiques (pêche, tourisme, développement de technologies médicales…). On estime qu’ils fournissent 120 milliards d’euros de « services » à l’humanité chaque année.

Les principales causes et menaces de la détérioration de l’état de santé des récifs coralliens dans le monde sont d’origine humaine. La pression démographique, l’urbanisation du littoral, les pollutions telluriques, l’exploitation non durable des ressources (pêche à la dynamite, collecte de poissons pour l’aquariophilie…) sont, en autre, à l’origine de la régression des récifs coralliens. Au cours des 40 dernières années, le blanchissement a gagné en fréquence, s’est intensifié et étendu géographiquement, et rien ne prouve actuellement que les coraux pourront s’adapter au changement climatique.

Mais les récifs coralliens sont également vecteurs de solutions, en tant que puits de carbone potentiels, à travers les écosystèmes qui leur sont associés comme les mangroves, mais aussi via leur capacité d’atténuation des effets du réchauffement climatique sur le littoral.

La France, qui détient à elle seule 10 % des récifs coralliens recensés dans le monde, et la deuxième plus longue barrière de corail en Nouvelle-Calédonie, est très engagée sur ce sujet.

L’Assemblée générale de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI), réunie du 2 au 4 novembre, a adopté, au terme de ses travaux, un nouveau plan d’action pour la période 2016-2018.

Ce plan constitue un véritable succès en termes d’ambition, d’innovation et de prise en compte de la fragilité actuelle des récifs coralliens. Il ouvre la voie à d’importants progrès, techniques comme réglementaires, en matière de protection des coraux et de leurs écosystèmes associés – mangroves et herbiers.

Sous l’impulsion de la France, l’Assemblée générale de l’ICRI a donné naissance à un programme couvrant un ensemble de mesures audacieuses et souvent inédites, intégrant pleinement les dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable et permettant de préserver efficacement ces écosystèmes uniques.

Les Etats membres de l’ICRI se sont ainsi notamment engagés à promouvoir :

  • L’adoption d’objectifs chiffrés pour la protection de leurs récifs coralliens et de leurs mangroves et herbiers, à l’instar de ce que prévoit la loi française sur la biodiversité ;
  • L’interdiction des microbilles plastiques utilisées par l’industrie cosmétique qui, du fait de leur taille et extrême flottabilité, échappent aux traitements des eaux usées et constituent une importante source de pollution des océans ;
  • La mise en place d’un cadre normatif contraignant les industriels à développer des alternatives aux perturbateurs endocriniens entrant dans la composition de certaines crèmes solaires ;
  • La restriction des dragages et projets de construction sur et à proximité des récifs, en adéquation avec l’approche « éviter, réduire, compenser » qui anime l’ICRI.

L’ICRI s’est également fixé pour but de sensibiliser davantage le public quant à la protection des coraux et écosystèmes associés, avec la popularisation de pratiques innovantes telles que l’introduction d’aires marines éducatives - des aires destinées à la sensibilisation des publics jeunes, dont la première est née aux Iles Marquises – et plus encore, au travers de l’organisation, en 2018, d’une année internationale des récifs coralliens.

La France se félicite de l’investissement des membres de l’ICRI en faveur des nombreuses avancées que comporte ce plan. Ceux-ci se sont à présent engagés à le concrétiser, tant au sein de leurs frontières que dans le cadre de leurs politiques extérieures, en soutenant les efforts déployés dans d’autres pays.

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