Le « Tour de France de l’égalité » hors des frontières

Le coup d’envoi du « Tour de France de l’Egalité » a été donné le 4 octobre 2017 par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

  • Son premier objectif est de donner à chaque Française et chaque Français l’occasion de s’exprimer sur leur vision de l’égalité femmes-hommes et sur ce qu’ils attendent des pouvoirs publics pour la faire progresser.
  • Son second objectif est de faire partager des bonnes pratiques, faire connaître des dispositifs innovants existant à l’échelle locale et susciter de nouvelles initiatives en ce sens.

Présentation

Le « Tour de France de l’Egalité » prend la forme d’ateliers thématiques organisés jusqu’en janvier 2018 afin de permettre au plus grand nombre de s’exprimer avec une attention particulière aux personnes qui n’appartiennent pas aux réseaux institutionnels et associatifs des droits des Femmes.

Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a décidé de décliner à l’international cette initiative de consultation et d’échange. Il a invité les postes diplomatiques français à se faire les relais du « Tour de France de l’Egalité » à travers des ateliers de discussion et d’échanges avec nos compatriotes à l’étranger mais aussi nos interlocuteurs et partenaires étrangers.

Vous pourrez retrouver sur cette page un aperçu des débats organisés à l’étranger à l’initiative de nos ambassades et consulats.

Intervention de Nathalie Loiseau au Conseil de l’Europe (Strasbourg, 13 décembre 2017)

A l’occasion d’une conférence-débat autour du thème « Agir en France pour l’égalité femmes-hommes avec le Conseil de l’Europe », la ministre chargée des affaires européennes Nathalie Loiseau et la secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, débattront au Conseil de l’Europe avec 300 étudiants et jeunes en formation professionnelle de nombreux sujets liés à la question de l’égalité, notamment de la lutte contre les stéréotypes de genre et le sexisme dans l’éducation, le monde du travail, les médias, ainsi que sur internet et les réseaux sociaux.

Participeront également à ce débat Mme Gabriella Battaini-Dragoni, Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l’Homme et Mme Nawel Rafik-Elmrini , adjointe au Maire de Strasbourg.

L’objectif de cette conférence, dans l’esprit des débats organisés partout en France sur l’égalité femmes/hommes, est de recueillir la parole des jeunes sur leur perception de l’égalité femmes/hommes aujourd’hui et leurs propositions pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce débat permettra d’illustrer la manière dont la France tire parti et applique les normes édictées par le Conseil de l’Europe en la matière. Celui-ci est impliqué dans l’édiction de recommandations en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations de genre. Doté d’une commission pour l’égalité de genre, le Conseil édicte régulièrement des recommandations aux pays membres du Conseil, et s’est doté d’une stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2014-2017.

Norvège - La place des femmes dans la ville (Oslo, 28 novembre 2017)

Ce débat a été organisé par le pôle scientifique et universitaire de l’Institut français d’Oslo dans le cadre du Tour de France de l’égalité à l’international.

Pour sa dernière session de l’année, le Club Science s’est penché sur la question du genre dans l’espace urbain. Quelle est la place des femmes dans la ville ? Comment est-elle prise en compte dans l’urbanisme et l’aménagement ?
L’espace urbain, censé appartenir à tout le monde, est toutefois vécu de manière différente que l’on soit un homme ou une femme. Organisation spatiale, décors, mobiliers et infrastructures, transports en commun, noms de rues, sont autant d’éléments où est transposée une certaine vision de l’organisation sociale entre hommes et femmes, souvent source d’inégalités. Marianne Blidon, chercheuse à l’Institut de Démographie de l’Université de Paris et spécialiste en géographie du genre, était l’invitée de ce débat qui a réuni 25 participants.

Une séparation de l’espace qui plonge dans l’histoire

A partir du 18e siècle, la division de l’espace en deux entités séparées – la sphère publique et la sphère privée qui sont la transposition de la division économique entre production et reproduction – s’est imposée dans les sociétés industrielles. Le processus d’urbanisation en lien avec la révolution industrielle et la croissance urbaine en Europe a favorisé le développement d’un discours sur l’insécurité des femmes. La réponse apportée à la vulnérabilité supposée des femmes s’inscrit plus largement dans le cadre des valeurs domestiques et familiales autour de pratiques et de représentations qui définissent ce qu’est un langage, une tenue et un comportement convenable opérant à la fois comme règle sociale et code moral. Ces codes socialement différenciés influencent l’usage de l’espace public et perdurent dans une certaine mesure encore aujourd’hui. L’espace public apparaît comme un espace de vulnérabilité pour les femmes, un espace où elles sont interpellées dans un registre sexuel. Paradoxalement, les espaces urbains de consommation comme les centres commerciaux s’adressent principalement à des consommatrices. Au-delà de la question de l’insécurité, cette conférence a questionné plus largement la place des femmes – et des hommes – dans l’espace urbain.

Canada - Panel "Femmes & Diplomatie" (Ottawa, 25 octobre 2017)

Intitulé « Femmes diplomates : une présence à célébrer », ce débat à l’ambassade de France à Ottawa a attiré plus de 160 personnes.

Organisé en partenariat avec le programme de participation des parlementaires et des diplomates de l’Université de Carleton, ce débat a réuni plusieurs personnalités de haut niveau, outre notre ambassadrice de France au Canada, Kareen Rispal : l’ancienne Première ministre du Canada, Kim Campbell, l’Ambassadrice d’Allemagne au Canada, Sabine Sparwasser, la Haute-commissaire britannique au Canada, Susan le Jeune d’Allegeershecque et Fiona Robinson, Professeur de Science politique à l’Université de Carleton.

Près de 160 personnes, issues du milieu diplomatique et universitaire, politique, de la société civile et des administrations canadiennes, ont assisté à cet événement et pu participer à un échange avec les panélistes. Cette opération a permis de mettre en avant l’action de la France en matière de droits des femmes.
La Sous-ministre du développement international, Diane Jacovella, a clôturé le panel, en exposant l’approche canadienne en matière de politique internationale féministe.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du programme, un résumé des débats (en anglais) et les photographies de cet événement surle site de l’université de Carleton (


Crédits photographiques : The Canadian Press/Justin Tang

De gauche à droite :

  • Mme Fiona Robinson, Professeure de science politique à l’Université de Carleton,
  • Mme Sabine Sparwasser, Ambassadrice d’Allemagne
  • Mme Susan Le Jeune D’Allegeershecquel, Haute-Commissaire britannique,
  • Mme Kareen Rispal, Ambassadrice de France au Canada
  • Mme Maureen Boyd, directrice du Programme de participation parlementaire et diplomatique de l’Université de Carleton.
  • Mme Kim Campbell (au micro), ancienne première ministre du Canada

Symposium "Education pour l’égalité femmes-hommes" au Wellesley College (Boston, 20 et 21 octobre 2017)

Cet événement, initié par le consulat général de France à Boston dans le cadre du "Tour de France de l’égalité" en partenariat avec Sciences Po, a réuni soixante-quinze intervenant(e)s venu(e)s du monde entier. Le symposium avait pour but de débattre de l’éducation comme vecteur essentiel de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les violences faîtes aux femmes, les comportements sexistes ou les stéréotypes.

Ont participé notamment à cette rencontre Marie-Pierre Rixain, Présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale, l’activiste américaine Angela Davis, la réalisatrice indo-américaine Mira Nair, l’ancien Premier ministre du Sénégal Aminata Touré, les anciens ministres Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem, le Président de Campus France Bertrand Monthubert, ou encore le maire de Boston Marty Walsh.

Crédits photographiques : consulat de France à Boston

Vous pouvez aussi accéder au site de ce symposium. Vous pourrez y découvrir la biographie de tous les intervenant(e)s sous l’onglet « speakers » et y lire les conclusions de chaque panel, écrites par des étudiants, sous l’onglet « symposium’s conclusions ».

PLAN DU SITE