Le « Tour de France de l’égalité » hors des frontières

Le coup d’envoi du « Tour de France de l’Egalité » a été donné le 4 octobre 2017 par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

  • Son premier objectif est de donner à chaque Française et chaque Français l’occasion de s’exprimer sur leur vision de l’égalité femmes-hommes et sur ce qu’ils attendent des pouvoirs publics pour la faire progresser.
  • Son second objectif est de faire partager des bonnes pratiques, faire connaître des dispositifs innovants existant à l’échelle locale et susciter de nouvelles initiatives en ce sens.

Présentation

Le « Tour de France de l’Égalité » à l’international a pris la forme d’ateliers thématiques organisés d’octobre 2017 à janvier 2018 afin de permettre au plus grand nombre de s’exprimer. Une attention particulière était portée aux personnes n’appartenant pas aux réseaux institutionnels et associatifs des droits des Femmes.

Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a décidé de décliner à l’international cette initiative de consultation et d’échange. Il a invité les postes diplomatiques français à se faire les relais du « Tour de France de l’Egalité » à travers des ateliers de discussion et d’échanges avec nos compatriotes à l’étranger mais aussi nos interlocuteurs et partenaires étrangers.

Vous pourrez retrouver sur cette page un aperçu des débats organisés à l’étranger à l’initiative de nos ambassades et consulats.

Roumanie – Atelier sur l’égalité femmes-hommes dans le monde politique et le monde économique (Bucarest, 31 janvier 2018)

Cet atelier, qui s’est tenu à l’ambassade de France, a permis de donner la parole à deux panels de participants : le premier était consacré à l’égalité hommes-femmes dans le monde politique, en prenant pour exemple la Roumanie et en présence de Graţiela Draghici, secrétaire d’État, directrice de l’Agence nationale pour l’égalité des chances entre femmes et hommes ; le second était consacré à l’égalité femmes-hommes dans le monde économique. Jean-Yves Leconte, sénateur représentant les Français de l’étranger, a assuré la synthèse et la conclusion des débats.
Tous les participants sont tombés d’accord sur le rôle de l’éducation, dès le plus jeune âge, pour combattre les préjugés en matière de genre et les stéréotypes sur l’orientation scolaire et professionnelle, ainsi que sur la nécessité, pour les médias, de lutter contre la représentation sexiste des femmes, et sur l’utilité des procédures d’évaluation des discriminations au sein des administrations et des entreprises.

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Des bonnes pratiques à valoriser ont été mises en avant, en particulier dans le monde de l’entreprise :

  • inscription explicite de l’égalité femmes-hommes dans les choix stratégiques des entreprises, par exemple en sur-pondérant légèrement le choix de femmes dans les recrutements et les stages,
  • accompagnement du retour dans l’entreprise après un congé de maternité en particulier par le coaching,
  • facilitation de la conciliation vie privée/vie professionnelle, par la flexibilité des horaires, le développement du télétravail, les solutions alternatives de garde des enfants, le cas échéant soutenues par des incitations fiscales,
  • facilitation de la conciliation vie privée/vie professionnelle, par la flexibilité des horaires, le développement du télétravail, les solutions alternatives de garde des enfants, le cas échéant soutenues par des incitations fiscales,
  • prise en compte du point de vue des femmes par la constitution d’association de femmes au sein des entreprises,
  • vigilance sur l’égalité salariale grâce à la publication transparente des barèmes de rémunération et l’incitation des femmes à négocier leur salaire au même titre que les hommes.
    Préalablement à l’atelier, dans le but de mieux comprendre les représentations sociales sur la question de l’égalité femmes-hommes, une double consultation avait été lancée auprès des Français inscrits sur la liste consulaire en Roumanie par le biais d’un questionnaire élaboré sur le modèle de l’enquête nationale et auprès de 200 élèves de 6ème, de 3ème et de 2e du lycée français Anna de Noailles, avec l’aide de leurs professeurs d’histoire-géographie.

Chypre - conférence-débat sur la lutte contre les violences faites aux femmes et la promotion de l’égalité professionnelle (Nicosie, 26 janvier 2018)

En présence de Stéphanie Seydoux, membre de l’Inspection générale des affaires sociales française, ancienne Cheffe du service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes, de Andri Savva du bureau de la Commissaire pour l’égalité des genres et avec la participation de Kalliope Agapiou Josephides, Présidente de l’Institut européen pour l’égalité des genres, les échanges ont permis de mettre en lumière les progrès réalisés dans ces domaines et le travail important restant à accomplir.

Le « Tour de France de l'égalité » à Nicosie

Une trentaine de personnes ont participé à cette manifestation et ont eu des échanges constructifs avec les intervenantes sur des sujets aussi variés que le rôle de la famille, des institutions dans la promotion de l’égalité, l’importance de l’écriture inclusive ou encore l’intérêt de faire plus participer les hommes aux réflexions dans ce domaine.

Ukraine - Ateliers thématiques sur l’égalité femmes/hommes (Kiev, 23 janvier 2018)

L’Ambassade de France en Ukraine a organisé, le 23 janvier 2018, des ateliers de réflexion consacrés à l’enjeu central de l’égalité entre les femmes et les hommes.

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5 ateliers thématiques ont été animés par 9 personnalités ukrainiennes ou étrangères, comptant 33 participantes, étudiantes ou jeunes professionnelles de moins de 30 ans. Les thèmes abordés étaient les suivants :

  • la diplomatie, autour de Judith Gough, ambassadrice du Royaume uni et Olga Tchoubrikova, directrice du protocole du Ministère des Affaires étrangères (MZS) ;
  • la défense/ sécurité, autour du Lieutenant-Colonel Tatiana Safronova et du Lieutenant Julia Shukina ;
  • le secteur économique, autour d’Aude Boclé, directrice de Biocodex en Ukraine et Larysa Bondarieva, membre du conseil d’administration au sein de Crédit Agricole Ukraine ;
  • le secteur culturel, autour de Diana Popova, directrice des affaires culturelles à la mairie de Kiev et Olesia Ostrovska, directrice du musée de l’Arsenal ;
  • le monde politique autour d’Aliona Shkrum, députée (et membre du groupe d’amitié avec la France).
    Des échanges denses et riches ont permis d’évoquer la situation des femmes en Ukraine et de faire émerger les obstacles auxquels se heurtent les femmes dans leur vie professionnelle, ainsi qu’une série de bonnes pratiques innovantes.

Serbie – Table-ronde « Femmes et sciences » (Belgrade, le 20 décembre 2017)

Ce débat, organisé à l’Institut français de Serbie, inaugure un cycle de débats et ateliers sur le thème de l’égalité
Dans le cadre d’un partenariat avec l’université de Belgrade, l’Institut français de Serbie a accueilli le 20 décembre 2017 un débat grand public sur le thème des femmes dans le milieu des sciences.

Une cinquantaine de participants, très majoritairement féminin, ont participé à cette manifestation et échangé avec les deux intervenantes. Le Docteur Marija Janković, professeure associée en ingénierie industrielle et chercheuse à l’Ecole Centrale Supélec Paris, et le Docteur Ivanka Popović, vice-rectrice de l’Université de Belgrade, professeure et chercheuse en chimie organique, ont témoigné de leurs expériences personnelles et de leur analyse de la sous-représentation des femmes en science, technologie, ingénierie, mathématiques notamment. En effet, les situations en France et en Serbie sont relativement différentes s’agissant de l’accès aux carrières scientifiques (en Serbie, les chercheurs sont des femmes pour 49% d’entre eux, quand en France, ce chiffre n’est que de 20% environ), beaucoup moins quand il s’agit de l’accès aux fonctions de direction.

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Les prochains débats qui auront lieu dans le cadre de ce cycle seront consacrés aux thèmes de la lutte contre les violences faites aux femmes, des questions de genre dans le cadre du changement climatique, ou encore de la place des femmes dans la création d’entreprises et le développement économique. Ils pourraient accueillir également des témoignages de scientifiques de l’ensemble de la région de l’Europe du Sud-Est, sous réserve de partenariats encore en négociation. L’égalité femmes / hommes est une priorité de l’Ambassade de France et de l’Institut français en Serbie, appliquée à l’ensemble des activités de coopération scientifique et universitaire comme en matière de gouvernance.

France - Intervention de Nathalie Loiseau au Conseil de l’Europe (Strasbourg, 13 décembre 2017)

A l’occasion d’une conférence-débat autour du thème « Agir en France pour l’égalité femmes-hommes avec le Conseil de l’Europe », la ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau et la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ont débattu au Conseil de l’Europe avec 300 étudiants et jeunes en formation professionnelle de nombreux sujets liés à la question de l’égalité, notamment de la lutte contre les stéréotypes de genre et le sexisme dans l’éducation, le monde du travail, les médias, ainsi que sur internet et les réseaux sociaux.

Intervention sur l'égalité femmes-hommes de N. Loiseau

Ont également participé à ce débat Gabriella Battaini-Dragoni, Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l’Homme et Nawel Rafik-Elmrini , adjointe au Maire de Strasbourg.

L’objectif de cette conférence, dans l’esprit des débats organisés partout en France sur l’égalité femmes/hommes, est de recueillir la parole des jeunes sur leur perception de l’égalité femmes/hommes aujourd’hui et leurs propositions pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce débat permettra d’illustrer la manière dont la France tire parti et applique les normes édictées par le Conseil de l’Europe en la matière. Celui-ci est impliqué dans l’édiction de recommandations en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations de genre. Doté d’une commission pour l’égalité de genre, le Conseil édicte régulièrement des recommandations aux pays membres du Conseil, et s’est doté d’une stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2014-2017.

Islande - Regards croisés franco-islandais sur la parité (Reykjavik, 30 novembre 2017)

Ce débat, organisé à l’Alliance française, a permis d’aborder la question de la parité vue de France et d’Islande

Dans la continuité du "Women Political Leaders Global Summit" qui s’est tenu à Reykjavík du 28 au 30 novembre, un débat s’est tenu à l’Alliance française de Reykjavik autour de Marie-Noëlle Battistel et Annie Chapelier, députées membres de la délégation aux droits des femmes. Elles ont pu échanger avec des personnalités islandaises engagées sur les questions de parité. La discussion a permis de comparer la situation française avec celle de l’Islande, pays depuis neuf ans en tête du classement mondial en matière de parité.

Le « Tour de France de l'égalité » à Reykjavik

Au cours de ce débat, le constat a été partagé que la lutte pour les droits des femmes demeure, malgré les progrès réalisés, une question d’actualité nécessitant une forte et constante mobilisation pour éviter tout retour en arrière.
Des sujets aussi variés que les violences faites aux femmes, l’éducation sur les questions de genre, la pornographie sur Internet accessible aux enfants, la formation des personnels de police ou de santé, la lutte contre la prostitution, le partage des responsabilités familiales et des tâches domestiques ainsi que l’égalité professionnelle et salariale ont été évoqués et discutés.

Norvège - La place des femmes dans la ville (Oslo, 28 novembre 2017)

Ce débat a été organisé par le pôle scientifique et universitaire de l’Institut français d’Oslo dans le cadre du Tour de France de l’égalité à l’international.

Pour sa dernière session de l’année, le Club Science s’est penché sur la question du genre dans l’espace urbain. Quelle est la place des femmes dans la ville ? Comment est-elle prise en compte dans l’urbanisme et l’aménagement ?
L’espace urbain, censé appartenir à tout le monde, est toutefois vécu de manière différente que l’on soit un homme ou une femme. Organisation spatiale, décors, mobiliers et infrastructures, transports en commun, noms de rues, sont autant d’éléments où est transposée une certaine vision de l’organisation sociale entre hommes et femmes, souvent source d’inégalités. Marianne Blidon, chercheuse à l’Institut de Démographie de l’Université de Paris et spécialiste en géographie du genre, était l’invitée de ce débat qui a réuni 25 participants.

Une séparation de l’espace qui plonge dans l’histoire
A partir du 18e siècle, la division de l’espace en deux entités séparées – la sphère publique et la sphère privée qui sont la transposition de la division économique entre production et reproduction – s’est imposée dans les sociétés industrielles. Le processus d’urbanisation en lien avec la révolution industrielle et la croissance urbaine en Europe a favorisé le développement d’un discours sur l’insécurité des femmes. La réponse apportée à la vulnérabilité supposée des femmes s’inscrit plus largement dans le cadre des valeurs domestiques et familiales autour de pratiques et de représentations qui définissent ce qu’est un langage, une tenue et un comportement convenable opérant à la fois comme règle sociale et code moral. Ces codes socialement différenciés influencent l’usage de l’espace public et perdurent dans une certaine mesure encore aujourd’hui. L’espace public apparaît comme un espace de vulnérabilité pour les femmes, un espace où elles sont interpellées dans un registre sexuel. Paradoxalement, les espaces urbains de consommation comme les centres commerciaux s’adressent principalement à des consommatrices. Au-delà de la question de l’insécurité, cette conférence a questionné plus largement la place des femmes – et des hommes – dans l’espace urbain.

Canada - Panel "Femmes & Diplomatie" (Ottawa, 25 octobre 2017)

Intitulé « Femmes diplomates : une présence à célébrer », ce débat à l’ambassade de France à Ottawa a attiré une assistance très nombreuse.

Organisé en partenariat avec le programme de participation des parlementaires et des diplomates de l’Université de Carleton, ce débat a réuni plusieurs personnalités de haut niveau, outre notre ambassadrice de France au Canada, Kareen Rispal : l’ancienne Première ministre du Canada, Kim Campbell, l’Ambassadrice d’Allemagne au Canada, Sabine Sparwasser, la Haute-commissaire britannique au Canada, Susan Le Jeune d’Allegeershecque et Fiona Robinson, Professeur de Science politique à l’Université de Carleton.

Le « Tour de France de l'égalité » à Ottawa

Près de 160 personnes, issues du milieu diplomatique et universitaire, politique, de la société civile et des administrations canadiennes, ont assisté à cet événement et pu participer à un échange avec les panélistes. Cette opération a permis de mettre en avant l’action de la France en matière de droits des femmes.
La Sous-ministre du développement international, Diane Jacovella, a clôturé le panel, en exposant l’approche canadienne en matière de politique internationale féministe.
Vous pouvez retrouver l’intégralité du programme, un résumé des débats (en anglais) et les photographies de cet événement sur le site de l’université de Carleton

États-Unis- Symposium "Éducation pour l’égalité femmes-hommes" (Wellesley College de Boston, 20 et 21 octobre 2017)

Cet événement, initié par le consulat général de France à Boston dans le cadre du "Tour de France de l’égalité" en partenariat avec Sciences Po, a réuni soixante-quinze intervenant(e)s venu(e)s du monde entier. Le symposium avait pour but de débattre de l’éducation comme vecteur essentiel de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les violences faîtes aux femmes, les comportements sexistes ou les stéréotypes.

Le « Tour de France de l'égalité » à Boston

Ont participé notamment à cette rencontre Marie-Pierre Rixain, Présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale, l’activiste américaine Angela Davis, la réalisatrice indo-américaine Mira Nair, l’ancien Premier ministre du Sénégal Aminata Touré, les anciens ministres Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem, le Président de Campus France Bertrand Monthubert, ou encore le maire de Boston Marty Walsh.
Vous pouvez aussi accéder au site de ce symposium. Vous pourrez y découvrir la biographie de tous les intervenant(e)s sous l’onglet « speakers » et y lire les conclusions de chaque panel, écrites par des étudiants, sous l’onglet « symposium’s conclusions ».

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