Participation de Jean-Baptiste Lemoyne à la conférence sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient (Bruxelles, le 14 mai 2018)

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, participera lundi 14 mai à la conférence internationale de suivi sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient, organisée par la Belgique et co-présidée par le Liban.

Cette conférence s’inscrit dans la continuité de la conférence de Paris du 8 septembre 2015 et de celle tenue à Madrid en 2017.

Le secrétaire d’État rappellera l’engagement constant de la France : la diversité ethnique et religieuse est constitutive de l’identité du Proche et du Moyen-Orient. Sa préservation est indispensable pour la construction d’un avenir de paix, de liberté et de prospérité pour cette région. Il est essentiel dans la phase de reconstruction post-Daech de garantir une protection particulière aux membres des minorités religieuses et ethniques, et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assurer un retour sûr, durable et dans la dignité des populations déplacées, ainsi qu’un processus politique inclusif et respectueux des droits individuels.

Dans le cadre de la mise en œuvre, au niveau national, du Plan d’action de Paris, la France a mis en place un fonds de soutien qui appuie principalement des projets mis en œuvre par des ONG françaises proches du terrain au profit des communautés minoritaires menacées.

Ce fonds, géré par le centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, est doté de 5 millions d’euros par an depuis 2015 et il est complété par des fonds versés par les collectivités territoriales. Près de 18 millions d’euros ont été engagés via ce fonds afin de financer des projets concrets pour la période 2015-2017.

Pour 2018 le fonds est doté de 5 millions d’euros : plusieurs projets ont déjà été soutenus pour cette année, mis en œuvre principalement en Irak par des ONG ; d’autres sont actuellement à l’étude.

Avec le groupe de liaison, de réflexion, de vigilance et de solidarité avec les chrétiens et les minorités au Moyen-Orient qui existe depuis 2015 au Sénat et le groupe d’étude créé à l’Assemblée nationale sur le même thème, la diplomatie parlementaire française joue aussi un rôle important dans la protection de ces populations.

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