Liberté de la presse - Rapport annuel de Reporters sans frontières (25.04.18)

Nous avons pris connaissance avec préoccupation des conclusions du dernier rapport de Reporters sans frontières, publié le 25 avril 2018 et faisant état d’une montée de l’hostilité envers les médias et les journalistes.

Dans un contexte de multiplication des crises, les journalistes sont de plus en plus des cibles. La défense de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier et la lutte contre l’impunité de ceux qui portent atteinte à ces principes fondamentaux sont des priorités de la politique étrangère de la France.

La France soutient ainsi de nombreuses initiatives : l’instauration, par la résolution 68/163 de l’Assemblée générale des Nations unies, d’une journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes ; ou encore le projet de création d’un mandat de représentant spécial auprès du secrétaire général des Nations unies pour la protection des journalistes, comme le président de la République l’a rappelé en septembre dernier dans le cadre de l’assemblée générale des Nations unies. Nous soutenons également les efforts du secrétariat des Nations unies, en lien étroit avec l’ONG Reporters sans frontières, pour la mise en place d’un réseau de « points focaux » destiné à renforcer l’effectivité des mécanismes existants aux Nations unies.

La France travaille également dans le cadre des Nations unies au respect des principes de liberté de la presse et d’expression et appelle à la pleine mise en œuvre des résolutions 1738 et 2222 adoptées respectivement le 23 décembre 2006 et le 27 mai 2015 par le conseil de sécurité sur la protection des journalistes dans les conflits armés.

C’est pourquoi la France a pris l’initiative d’organiser à Paris le 4 avril la conférence internationale « sociétés civiles, médias et pouvoirs publics : les démocraties face aux manipulations de l’information » qui s’inscrit dans la ligne de la politique de la France en matière de protection de la liberté d’expression. Comme l’a rappelé à cette occasion M. Jean-Yves Le Drian, « le journalisme est un instrument de liberté sans lequel il ne peut y avoir d’exercice éclairé de la citoyenneté ». Le droit d’informer ou d’être informé et la capacité à exprimer des points de vue critiques sont essentiels au débat démocratique.

Les campagnes de désinformation reposent sur l’utilisation massive et malveillante de l’espace numérique et constituent une menace pour la démocratie et une atteinte à la souveraineté des États visés. La diffusion d’informations fiables, vérifiées et solides, dans le respect du pluralisme des opinions, est un enjeu pour la démocratie.

Les journalistes et les personnels des médias y concourent activement par leur professionnalisme exigeant.

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