Journée internationale des droits de l’Homme – 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (10 décembre 2018)

70 ans après l’adoption de la déclaration universelle des droits de l’Homme au Palais de Chaillot à Paris, la France réitère son attachement à la déclaration de 1948 et à l’universalité des principes qu’elle énonce. Comme le Ministre l’a affirmé aux Nations unies en septembre dernier, il s’agit d’un « bien commun » de l’humanité que la France est prête à défendre et est déterminée à faire vivre.

En cette date anniversaire, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a organisé deux événements au Quai d’Orsay :

  • M. Jean-Yves Le Drian a invité aujourd’hui Mme Dunja Mijatobic, commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, et des personnalités engagées pour la défense des droits de l’Homme, à venir débattre et témoigner de l’actualité des droits de l’Homme. Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères a annoncé à cette occasion les grandes orientations d’une nouvelle stratégie internationale de la France en matière de droits de l’Homme. Cette stratégie a été préparée en concertation avec la société civile. Une exposition de dessins de presse du réseau international de dessinateurs, Cartooning for Peace, réalisée avec le soutien du Conseil de l’Europe, a été présentée pour la première fois à l’occasion de cette manifestation.
  • un colloque scientifique consacré à la déclaration de 1948 et à l’un de ses principaux rédacteurs, René Cassin, est organisé les 11 et 12 décembre par la direction des archives du ministère en partenariat avec le Conseil d’État. Des documents méconnus ou récemment ouverts à l’accès du public seront présentés.

70 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’actualité internationale est marquée par une régression des droits de l’Homme dans le monde, notamment la résurgence des crimes de guerre prenant pour cibles privilégiées les femmes et les personnes appartenant aux minorités ethniques et religieuses, ainsi que le rétrécissement de l’espace accordé aux libertés et à la société civile dans de nombreux pays. La France ne s’y résout pas et continuera d’œuvrer avec ses partenaires internationaux pour défendre la primauté et l’universalité des droits de l’Homme face à toutes leurs remises en cause.

C’est la raison pour laquelle la France agit en faveur du renforcement du système international de promotion des droits de l’Homme et sera candidate à un siège au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies pour 2021-2023. Elle continuera aussi de défendre la mise en œuvre de la déclaration de l’Assemblée générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, 20 ans après son adoption. Elle poursuivra en outre son action en faveur des priorités suivantes : le respect des droits des femmes, solennellement marqué par la remise du prix Nobel de la paix aujourd’hui à Mme Nadia Murad et au Dr. Denis Mukwege ; la lutte contre l’impunité des auteurs de violation des droits de l’Homme et l’adhésion de tous les États qui ne l’ont pas encore fait au statut de Rome ; la fin des détentions arbitraires et des disparitions forcées. Elle agira enfin pour étendre les droits de l’Homme à des champs nouveaux, tels que l’espace numérique, et restera engagée pour l’abolition universelle de la peine de mort.