Le salon européen de l’éducation organisé les 14 et 15 octobre à Taipei

Taïwan

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Taïwan | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
6 novembre 2017

Jamais autant de jeunes Taïwanais ne sont partis étudier en Europe. En 2016, d’après le ministère taiwanais de l’Éducation, ils étaient près de 40,000 à séjourner à l’étranger avec un visa étudiant. Et cette année encore, le 16ème salon européen de l’éducation a attiré un nombre très important de jeunes, en quête d’expatriation.

Les 14 et 15 octobre, le 16e salon européen de l’éducation s’est tenu à l’Expo Dome, au sein du Parc des expositions de Taipei. Une centaine d’établissements d’enseignement supérieur de 14 pays européens y étaient représentés, avec le soutien du British Council, du Bureau français de Taipei (BFT) et de Campus France Taïwan, de l’Office allemand d’échanges universitaires, et du Bureau Économique et Commercial Européen à Taipei.

Échanges d’expérience, présentations des programmes de bourses, découvertes des cursus : le salon a permis aux jeunes Taïwanais d’accéder à des informations afin de mieux préparer leurs études en Europe.

Côté français ce sont 28 établissements d’enseignement supérieur qui sont venus à la rencontre des étudiants taiwanais. Parmi eux, on trouve principalement des écoles de commerce, et notamment l’ESSEC, HEC Paris, l’IESEG, mais aussi l’Université catholique de l’ouest ou l’Ecole nationale de mode et matière (EnaMoMa), première école publique française de mode, récemment créée par l’Ensad (Arts Déco), l’Université Paris-Dauphine et MINES ParisTech.

Des établissements belges étaient également présents, dont l’Université libre de Bruxelles et la faculté d’économie et de gestion (Solvay Brussels School of Economics and Management), ainsi que l’Université de Liège et son école de gestion (HEC Liège).

Cette mobilité étudiante taïwanaise est par ailleurs encouragé par les gouvernements successifs qui y ont généralement vu un moyen pour les jeunes taiwanais d’élargir leurs horizons, de s’insérer dans les réseaux internationaux de chercheurs, et d’apporter à leur retour une vision plus internationale aux entreprises locales, voire de renforcer les liens avec la Chine continentale.
Ce mouvement en ciseaux, entre baisse du nombre total d’étudiants à Taïwan et hausse de ceux partis outre-mer, explique sans doute l’inquiétude souvent relayée par la presse locale, sur le thème de la « fuite des cerveaux ». Mais ce n’est pas tant du nombre de départs qu’il faut s’inquiéter, mais plutôt de leur caractère éventuellement définitif.

Sources :

Rédactrice :
Morgane Schuhmann, morgane.schuhmann[at]diplomatie.gouv.fr
https://www.france-taipei.org/

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