La Chine responsable des particules PM2.5 à Taiwan

Taïwan

Actualité
Taïwan | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
6 février 2018

Quelle est la principale source de pollution de l’air des particules PM2.5 à Taïwan ? D’après une étude, il ne s’agirait ni des véhicules à moteur ni des centrales électriques, mais de la Chine.

Régulièrement, l’Agence de Promotion de la Santé tire la sonnette d’alarme : le nombre de cancers du poumon progresse chaque année, touchant de plus en plus d’adultes de 30 à 40 ans. Or il n’existe pas à Taïwan d’étude épidémiologique complète des effets de la pollution atmosphérique. Toutefois, des travaux scientifiques ont mis en évidence une relation entre les pics de pollution et les hospitalisations pour accident vasculaire cérébral et montré les conséquences néfastes sur le rythme cardiaque de l’exposition aux particules fines, ainsi que la corrélation entre le degré d’exposition et le mode de transport utilisé pour se rendre au travail.
Comparant les données sur les sources de pollution de l’air à Taïwan, Lance Wu, professeur taïwanais et ancien chercheur de Bell Labs, est arrivé à la conclusion que la plus grande source de particules fines (PM2.5) dans l’air ne provient pas des pots d’échappement des véhicules à moteur, mais de la Chine !
Les particules en suspension, souvent désignées par l’abréviation PM qui provient de l’anglais « Particulate matter », sont d’une manière générale les fines particules solides portées par l’eau ou solides et/ou liquides (aérosols) portées par l’air. Il s’agit de poussière, souvent issue de combustions. Elles pénètrent en profondeur dans les poumons, et peuvent être à l’origine d’inflammations, et de l’aggravation de l’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques et pulmonaires.
Dans le cadre de l’étude de la qualité de l’air, ces particules sont classées en fonction de leur « diamètre aérodynamique », qui correspond au diamètre moyen d’une sphère qui posséderait des propriétés aérodynamiques équivalentes. Le diamètre des particules fines PM2.5 et PM1 est inférieur respectivement à 2.5 et à 1 micromètre. A titre de comparaison, le diamètre moyen d’un cheveu humain est de 50 à 70 micromètre.
Wu démontre ce fait en se basant sur une série de graphiques fournis par l’Agence de Protection de l’Environnement (« Environmental Protection Administration – EPA ») de Taïwan. D’après celui ci-dessous, représentant le part des PM2.5 en fonction de leur origine, on remarque que 63% des particules proviennent de Taïwan même, et 37% de l’étranger. En analysant les données de manière plus détaillée, nous nous apercevons que les deux grands responsables des particules PM2.5 sont les transports (21%) et l’industrie (18%). En allant encore plus loin, il apparait que les scooters et les centrales électriques ne représentent en réalité que 3% et 5% des particules PM2.5 respectivement.
La Chine est donc le grand responsable des particules PM2.5 à Taïwan.

PM2.5 à Taïwan par sources

Source :

Plus d’information :
http://www.respire-asso.org/particules-en-suspension-pm10-pm-25/

Rédactrice :
Morgane Schuhmann, morgane.schuhmann[at]diplomatie.gouv.fr
https://www.france-taipei.org/

PLAN DU SITE