Des traces de protéines retrouvées sur un dinosaure vieux de 195 millions d’années

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Taïwan | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
15 mai 2018

Le magazine scientifique américain de vulgarisation scientifique Discover a présenté, dans son top 12 de 2017, la découverte par une équipe de chercheurs taïwanais de protéines dans le fossile d’un dinosaure âgé de 195 millions d’années.

Des chercheurs ont annoncé début 2017 avoir retrouvé des traces de protéines sur un dinosaure âgé de 195 millions d’années. Ces molécules peuvent permettre d’étudier la physiologie et le métabolisme d’animaux disparus depuis longtemps de la surface de la planète.

Le groupe de recherche taïwanais a en effet annoncé avoir débusqué les protéines - du collagène en l’occurrence, à l’intérieur de minuscules canaux vasculaires de la côte d’un Lufengosaurus, un dinosaure qui vivait en Chine au Jurassique inférieur. "Un mangeur de plantes, avec un long cou et des petits membres avant, qui mesurait environ 9 ou 10 mètres de long", précise le chercheur et coauteur de l’étude publiée mardi dans la revue britannique Nature Communications.

Robert Reisz et Yao-Chang Lee, du National Synchrotron Radiation Research Center de Taïwan, ont trouvé le collagène grâce à la spectroscopie infrarouge, une technique qui permet d’examiner le contenu chimique de l’os sans en extraire le contenu et risquer la contamination. Une technique qui devrait permettre de découvrir des protéines encore plus anciennes selon le chercheur. "Ces protéines sont les éléments constitutifs des tissus mous des animaux, c’est excitant de comprendre comment elles ont été préservées", explique Robert Reisz dans un communiqué. Ces morceaux de collagène sont probablement des restes de vaisseaux sanguins qui fournissaient du sang aux cellules osseuses du dinosaure. Des particules d’hématite, provenant du sang du dinosaure, ont été retrouvées avec le collagène – des tissus mous qui sont très rarement conservés lors du processus de fossilisation, et pourraient avoir joué le rôle d’antioxydant. Si cette découverte est confirmée, outre le fait qu’elle repousserait le record de préservation des protéines de plus de 100 millions d’années, elle constituerait d’abord une source unique d’informations biologiques et évolutives. De plus, la découverte à grande échelle de protéines sur plusieurs périodes géologiques permettrait aux chercheurs de montrer comment différents groupes de dinosaures sont liés les uns aux autres ou avec les crocodiles, les oiseaux ou les reptiles actuels.

Sources :

Plus d’information :
http://discovermagazine.com/

Rédactrice :
Morgane Schuhmann, morgane.schuhmann[at]diplomatie.gouv.fr
https://www.france-taipei.org/

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