Brundtland à Taïwan pour discuter santé publique et développement durable

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Taïwan | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
15 mai 2018

L’ancienne Première Ministre de Norvège Gro Harlem Brundtland, lauréate du prix Tang 2014, s’est rendue à Taïwan début avril pour deux conférences sur le développement durable, la santé publique et l’environnement, à l’Academica Sinica et à l’Université Nationale Cheng Kung (NCKU).

L’ancienne ministre s’est rendue à Taïwan dans le cadre de la semaine des femmes et du développement durable de Gro Brundtland, « Gro Brundtland Week of Women in Sustainable Development  », qui rend hommage chaque année à des chercheuses de Taïwan et des pays en développement. Du 28 mars au 3 avril a eu lieu une série de conférences abordant les questions de santé publique, des droits des femmes, et de l’environnement et du développement durable. Elle a également créé le Prix Gro Brundtland, qui récompense chaque année quelques chercheuses des pays en voie de développement. Cette année, cinq chercheuses d’Afrique du Sud, du Kenya, d’Inde, des Philippines et de Malaisie, dont les travaux de recherche couvrent des domaines tels que le SIDA, la tuberculose, les vaccins, le développement durable et l’évaluation des risques pour la santé, ont reçu le prix lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 3 avril. Depuis le lancement de la « semaine Gro Brundtland  » en 2016, une douzaine de chercheuses sont venues à Taïwan. En plus de se consacrer à la problématique de la santé publique, ces femmes participent activement à des organisations internationales et jouent un rôle de premier plan dans leurs pays respectifs.

Gro Harlem Brundtland est devenue, en 1981, la première femme à prendre la tête du gouvernement norvégien. A seulement 41, elle devenait aussi la plus jeune première ministre dans l’histoire de son pays. Elle a également été directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et envoyée spéciale aux Nations-Unies sur les questions du changement climatique. Mais elle est surtout connue pour le rapport Brundtland, officiellement intitulé « Notre Avenir à tous », rédigé en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des nations Unies, qu’elle a présidé. C’est la première fois que le mot « développement durable » apparaît. Gro Brundtland et ses coéquipiers y livrent un message révolutionnaire sur l’environnement : « l’environnement n’existe pas dans une sphère séparée des actions, des ambitions et des besoins humains et le développement doit être durable, compris comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » (Organisations des Nations Unies, 1987) ». Le Rapport Brundtland déboucha sur l’organisation du Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, en 1992. Il s’agissait d’un tournant majeur dans l’histoire de la politique internationale : l’environnement s’immisçait enfin dans les agendas.

Gro Harlem Brundtland a reçu le Prix Tang pour le développement durable en 2014, recevant un chèque de 40 millions de dollars taiwanais (1,1 million d’euros) et une subvention de recherche de 10 millions de dollars taiwanais (280 000 euros), dont elle a fait don à NCKU afin de former des femmes scientifiques dans les pays en voie de développement et à Taïwan. Aujourd’hui encore, Gro Brundtland continue de se battre pour l’environnement et le droit des femmes.

Sources :

Rédactrice :
Morgane Schuhmann, morgane.schuhmann[at]diplomatie.gouv.fr
https://www.france-taipei.org/

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