Science et technologie : bulletin de Décembre 2018

Russie

Russie
18 février 2019

Actualité en sciences, technologie, innovation

  • 11/12 : INFORMATIQUE : le « brevet de la semaine », déposé au nom de l’Université d’État de Nijni Novgorod N.I. Lobatchevski, propose des cellules vivantes pour ordinateur. Une puce micro-fluidique divisée en deux compartiments accueille la mise en culture de deux populations de neurones reliées par leurs axones. Des stimulations électriques haute-fréquence sont injectées dans les compartiments selon un algorithme donné ; la réponse d’une population vers l’autre est mesurée et mise en relation avec l’apprentissage qui leur a été demandé. L’idée consiste à utiliser un tel réseau neuronal comme un « ordinateur » structurellement apte à apprendre, par exemple pour la conception de prothèses.
  • 12/12 : ARCTIQUE / TECHNIQUE : les gazoducs menacés par le dégel du pergélisol. Jusqu’à 70% des infrastructures (habitations, communications, réseaux) pourraient être touchées d’ici 2050, soit 3,6 millions de personnes, même avec un réchauffement sous les +2°C, d’après un modèle statistique du réchauffement des 15 premiers mètres de fondation proposé par une équipe internationale.
  • 17/12 : ONCOLOGIE : Des chercheurs auraient développé une nouvelle méthode de diagnostic complexe du cancer basée sur l’odorat des rats. Des microélectrodes spéciales sont implantées à l’avance sur l’animal. Ils enregistrent les biorythmes résultant de l’exposition aux récepteurs olfactifs des marqueurs du cancer dans l’air exhalé par l’homme, après avoir déchiffré les biorythmes, un système mathématique, basé sur un réseau de neurones artificiels, signale une bonne ou mauvaise santé du patient. Il s’agit d’un diagnostic rapide des maladies oncologiques (notamment cancer du poumon) aux stades précoces par l’air expiré. Cette technologie biohybride est développée dans le cadre d’un projet conjoint de la FAR, de l’Université d’Etat du Sud et de l’Institut de recherche oncologique de Rostov. L’examen d’un patient prendrait entre deux et cinq minutes et donnerait la possibilité d’établir le risque de cancer dans les premiers stades de développement (autorisant des plus grandes chances de survie du patient) avec précision. Jusqu’ici, environ 1 200 personnes ont déjà participé à ces recherches. De nos jours, le cancer du poumon est souvent détecté par hasard et l’efficacité des diagnostics matériels ne dépasse pas 5 %. Cette nouvelle technologie pourrait augmenter l’efficacité du diagnostic à 50% voire 80 % avec le raffinement de cette technologie. Cette nouvelle méthode permettrait également des diagnostics à distance pour les zones reculées, il suffira que le patient respire dans un emballage médical spécial. Cette technologie a été brevetée et sera testée dans le territoire de Krasnoïarsk, les régions de Novgorod et de Rostov dès 2019.
  • 17/12 : EXOBIOLOGIE : Des scientifiques de l’Institut de géologie et de géophysique pétrolières (INGG) de la BS RAS développent de nouvelles méthodes de reconnaissance d’éléments biologiques pouvant être utilisés à l’avenir pour rechercher des signes de vie sur d’autres planètes. A cette fin, ils se livrent à l’étude d’éléments biologiques terrestres anciens (dans l’Oural, en Sibérie et dans l’ouest de la France). Ces scientifiques cherchent à établir les fondations méthodologiques et techniques des recherches exobiologiques du futur sur Mars et sur d’autres planètes. Selon le responsable du laboratoire de l’INGG BS RAS, Dmitry Grazhdankin, les scientifiques étudient les traces de l’existence d’organismes vieux de 1,5 à 2 milliards d’années et construisent leur arbre phylogénétique.
  • 17/12 : MEDECINE : Lancement sur le marché par le laboratoire d’immunologie Advanced biotest (membre du Technoparc Slava à Moscou) d’un nouveau test de dépistage de la tuberculose de haute précision : T-SPOT.TB. Le test a déjà été approuvé par le ministère de la Santé et constituera un prérequis pour l’obtention d’un certificat d’admission à l’entrée dans les établissements scolaire et de jardins d’enfants. Ce test constitue une alternative aux tests cutanés et n’a pas de contre-indication pour les personnes souffrant d’allergies, de maladies de la peau, d’épilepsie et constitue également une alternative pour le test de jeunes enfants (de moins de 4 ans) qui ne sont pas recommandés pour la radiographie pulmonaire.
  • 17/12 : IA : L’Institut de sémiotique appliquée de l’Académie des sciences du Tatarstan a créé une version d’essai d’un traducteur russe-tatar/tatar-russe basé sur les technologies de réseau de neurones. L’institut a également développé tous les algorithmes et technologies nécessaires pour permettre la commande vocale et la réponse vocale du traducteur. Les chercheurs développeraient également une application mobile pour les systèmes d’exploitation iOS et Android.
  • 18/12 : MEDECINE : Des chercheurs du laboratoire des matrices biocompatibles du Centre national de recherche « Institut Kurchatov » ont mis au point un analogue artificiel à la peau humaine (à base de biopolymères) pour le traitement des grands brûlés et la recherche sur les maladies de la peau. Le développement est déjà en cours de test au Centre de traitement des brûlures de l’Institut de Chirurgie Vichnevski et les scientifiques pensent pouvoir terminer son développement d’ici fin 2020. Cette technologie permettrait d’évacuer les problèmes de rejet de tissu et assurerait un processus de guérison stable en stimulant les processus naturels de cicatrisation et de réparation de la peau.
  • 18/12 : ORDINATEUR QUANTIQUE : Des scientifiques de MIPT, en collaboration avec des chercheurs américains et suisses ont décrit un dispositif qui permet le refroidissement ponctuel des qubits pouvant être utilisé pour créer des « nano-réfrigérateurs » et ainsi refroidir les ordinateurs quantiques en refroidissant les qubits les plus chauds.
  • 19/12 : SISMOLOGIE : Des chercheurs de l’Université d’Etat de Moscou annoncent la création d’un système de prévision automatique des tsunamis, Tsunami Observer. Les résultats de ses travaux seront accessibles à tous. Le système évalue automatiquement les risques de tsunami liés aux tremblements de terre à travers le monde. Ce système reçoit des données sur les séismes de deux services sismiques : USGS - US Geological Survey et GFZ - German Centre for Earth Research. Les données sont analysées et un calcul des éventuelles déformations du plancher marin et de la perturbation correspondante dans la masse liquide est effectué. Une modélisation hydrodynamique de la propagation des ondes de tsunami est alors possible.
  • 19/12 : NANOMATERIAUX / ONCOLOGIE : Des scientifiques de l’Université fédérale de l’Oural et de l’Université d’Édimbourg ont suggéré une méthode plus efficace de traitement du cancer à l’aide de nanoparticules. Pour ce faire ils emploient des nanoparticules magnétiques de 10 à 15 nanomètres. En agissant sur ces particules par un champ magnétique externe, il est possible avec leur aide de délivrer des médicaments précisément vers une partie spécifique du corps. Ces particules, placées dans une substance spéciale, sont absorbées sélectivement par les cellules cancéreuses. Lorsqu’elles sont chauffées, les cellules cancéreuses meurent plus rapidement que les cellules saines. Leur température peut également être augmentée à l’aide de ces nanoparticules magnétiques.
  • 20/12 : ONCOLOGIE : Des chercheurs de l’Université d’État de Nijni-Novgorod en collaboration avec des collègues australiens, ont développé des nano-complexes moléculaires (composés de nanoparticules luminescentes contenant des isotopes radioactifs yttrium-90 et des molécules protéiques) pour thérapie et diagnostic simultané des maladies oncologiques. Les composés obtenus ont un effet ciblé sur la tumeur augmentant l’efficacité du traitement et réduisant les effets secondaires. Les nano-complexes sont assemblés à base de nanoparticules photoluminescentes biocompatibles (nanophosphores). Ils sont mis en mouvement par projection de lumière infrarouge, capables de pénétrer profondément dans les tissus vivants sans les endommager. Les particules sont recouvertes d’une enveloppe spéciale inorganique ou organique, grâce à laquelle elles conservent leurs propriétés lorsqu’elles sont introduites dans le corps. En outre, des modules protéiques externes peuvent être attachés à ceux-ci, grâce à quoi une distribution ciblée de l’ensemble du nano-complexe à la cellule tumorale est possible. Les scientifiques russes ont breveté leur invention. À l’avenir, ils prévoient de mener des études précliniques sur un grand groupe d’animaux de laboratoire.
  • 20/12 : ARCTIQUE / COSMOLOGIE : Des chercheurs du MIPT ont testé dans le cadre d’une expédition arctique à Amderma (district autonome Nenets), un télescope robotisé (capable de choisir de manière autonome, sans programme préalablement défini, une stratégie de visualisation du ciel, ainsi que de traiter d’énormes flux d’informations en temps réel) pour l’observation des objets et des événements spatiaux proches de la Terre. À l’avenir, ils prévoient de déployer un réseau de tels télescopes dans les zones arctiques afin de créer un système de surveillance de l’espace. Cette nouvelle technologie permettra d’obtenir des informations sur les événements spatiaux proches de la Terre menaçant les activités spatiales russes.
  • 20/12 : TERAHERTZ / INFORMATIQUE : Des scientifiques du MIPT ont développé avec des partenaires Britanniques, Japonais et Italiens un spectromètre térahertz ultra-compact (quelques micromètres) à base de graphène, qui devrait participer à accélérer considérablement la transmission d’informations par le biais de systèmes sans fil. L’utilisation des ondes térahertz offre de grandes possibilité dans l’augmentation de la vitesse de transmission des données dans les systèmes Wi-Fi, la mise au point de nouvelles méthodes de diagnostic médical ou encore la radioastronomie.
  • 21/12 : GEOLOGIE MINIERE : La société Rosgueologia a terminé son travail de prospection de minerais de platine dans la région de Mourmansk. Les scientifiques de l’institut Severo-Zapadnoye PGO de Saint-Pétersbourg (appartenant à Rosgueologia) ont mené des recherches sur crédits publics pour l’identification de gisements de platine dans le massif de Poaz dans le district minier de Monchegorsk dans la région de Mourmansk.
  • 21/12 : ONCOLOGIE : Des scientifiques de l’Université fédérale d’Extrême-Orient ont proposé une nouvelle méthode de traitement du gliome (tumeur cérébrale la plus répandue), par activation artificielle des cellules souches du cancer afin de les détruire au moment de leur réveil (avant qu’elles ne commencent à se reproduire activement). Les cellules cancéreuses souches, qui constituent une étape intermédiaire entre les cellules souches saines et les cellules tumorales altérées, peuvent rester longtemps en sommeil. Leur activation peut se produire soudainement sous l’influence d’un stimulus externe - traumatisme physique ou choc psychologique. La méthode est risquée, cependant, à l’état passif, ces cellules ne sont pratiquement pas affectées par la chimiothérapie.
  • 21/12 : RADIOLOGIE : Des scientifiques de l’Institut de recherche en métrologie de Saint-Pétersbourg (VNIIM, Mendeleïev) ont perfectionné les normes nationales en matière de médecine nucléaire, ce qui permettra de mesurer avec précision la dose de rayonnement absorbée par le patient lors de la bêta-thérapie et ainsi garantir des dommages maximum aux cellules cancéreuses sans atteindre les tissus sains.
  • 21/12 : ITER : Des chercheurs de l’Institut de recherche en métrologie (sous administration de Rosstandard) de Saint-Pétersbourg ont créé un dispositif de réglage de capteurs qui devrait être utilisé dans le réacteur de fusion expérimental ITER. Il s’agit d’un convertisseur primaire conçu pour mesurer les flux de particules chargées (électrons et protons) dans le but d’étudier les caractéristiques et de régler le fonctionnement des analyseurs d’atomes neutres, qui seront utilisés pour évaluer l’état du plasma dans le réacteur à fusion ITER. L’une des prochaines étapes du travail des chercheurs de l’Institut de métrologie devrait être la création d’une méthodologie d’étalonnage des capteurs installés à l’intérieur du réacteur lors de sa maintenance. Les instruments qui seront soumis à une radioactivité intense seront calibrés par des robots.
  • 21/12 : ESPACE : Des scientifiques de l’Institut de recherche en métrologie de Saint-Pétersbourg ont créé une technique d’étalonnage de capteurs pour étudier la météorologie spatiale. L’utilisation de normes d’étalonnage uniforme pour ces équipements nationaux garantira l’unité, la précision et la fiabilité des observations. En 2018, l’Institut a étalonné l’équipement de deux satellites Meteor 2-2 et Electra n°3, qui devraient être lancés bientôt. La calibration des équipements installés sur les satellites leur fournira des données plus précises sur les rayonnements cosmiques.
  • 24/12 : ESPACE : Modernisation prévue de la Station de monitoring des satellites de Vladivostok en 2019, dédiée aux besoins du ministère des situations d’urgence. Celle-ci permettra une acquisition plus fréquente des données satellitaires (réception des informations de satellites jusqu’à huit fois par jour). A ce jour il n’existe qu’une seule station de la sorte dédiée aux besoins de ce ministère en Extrême-Orient. Il est prévu pour 2019 d’en construire une seconde à Anadyr, en Tchoukotka.
  • 24/12 : GENETIQUE / AGROALIMENTAIRE : Des scientifiques de l’Université d’Etat de l’Altaï ont mis au point des méthodes de génétique moléculaire permettant de déterminer la composition qualitative de produits d’origine végétale et animale, ce qui permettra de détecter rapidement les faux. La certification de ces méthodes a été validée par l’Institut de métrologie de Sibérie. Celles-ci seront désormais employées par les services de contrôle de l’Etat - Rospotrebnadzor et Rosselkhoznadzor.
  • 24/12 : IA / ONCOLOGIE : Dans la région de Toula l’IA sera testée pour le diagnostic du cancer. Le projet est prévu pour mars 2019. La plateforme d’intelligence artificielle russe Botkin.AI (technologie brevetée), destinée au diagnostic précoce du cancer, sera testée dans deux institutions médicales publiques de la région de Toula selon RVC (qui participe au projet) avec le soutien de l’« Association des développeurs et utilisateurs de l’intelligence artificielle en médecine » de la « base de connaissances médicale nationale ». Dans un premier temps, les capacités du système d’analyse d’images tomodensitométriques seront testées afin d’accroître la capacité de détection du cancer du poumon. Dans un deuxième temps, les capacités du système seront étendues à d’autres pathologies (en particulier le dépistage du cancer du sein). La plate-forme Botkin.AI devrait être employée pour procéder à un second look sur tous les diagnostics humains.
  • 25/12 : PHYSIQUE / CHIMIE : Le producteur de carburant TVEL (filiale de Rosatom) commence la production de nouvelles centrifugeuses à gaz haute performance, à l’aide desquelles un certain nombre d’isotopes stables pourront être produits et utilisés dans diverses branches de l’industrie. La production sera faite à l’usine Centrotech de Novouralsk. Les centrifugeuses sont conçues pour la production d’isotopes d’éléments chimiques de masse atomique légère et moyenne (carbone, argon, krypton, xénon, silicium, sélénium et soufre).
  • 26/12 : ESPACE : L’Université d’Etat de l’Amour envisage le lancement d’un satellite de 22 kg en 2020 dénommé ASRTU MicroSat. Il s’agira d’un satellite d’observation terrestre équipé d’une caméra d’une résolution de deux mètres et évoluera en orbite à 550 km d’altitude. Selon l’université, Roscosmos aurait déjà donné son accord préalable au lancement de ce satellite étudiant. L’assemblage du satellite aura lieu en mai 2019 et tous les tests du modèle de vol seront effectués en octobre. Selon les chercheurs impliqués, il s’agira du septième satellite étudiant lancé auparavant par les universités russes.
  • 28/12 : ESPACE / ANTARCTIQUE : L’Institut des problèmes médico-biologiques (IMBP) de la RAS va mettre au point certaines technologies d’assistance médicale pour les futures expéditions lunaires à la station scientifique russe Vostok en Antarctique. L’Institut souhaiterait reconvertir la base Antarctique en base analogue lunaire. La 64ème expédition antarctique sur cette base, le 1er novembre 2018, conduite par un chercheur de l’IMBP, mène un certain nombre d’études dans ce sens. Un certain nombre de facteurs affectant les explorateurs polaires à la station Vostok sont similaires aux facteurs qui influencent une personne en vol spatial (isolement, autonomie, hypokinésie et oscillations magnétiques fréquentes). La station antarctique russe est située à 1230 km du pôle Sud, à une altitude de 3 500 mètres et la température annuelle moyenne y est de -55°C.
  • 29/12 : MEDECINE : Les scientifiques du Centre de compétences NTI de l’Institut de chimie bioorganique M. Chemyakin et Yu. A. Ovchinnikov vont tester un traitement contre la sclérose en plaques jusqu’en 2021. Ils prévoient d’achever la troisième phase des tests de dépistage de médicaments d’ici fin 2020. Selon les résultats de deux phases d’essais cliniques conduits grâce au financement de l’entreprise « Farmsynthez » (membre du consortium du Centre de compétence) il a été démontré que le médicament est presque totalement sans danger et inhibe le développement de la sclérose en plaques chez les patients. La méthode consiste en l’introduction dans le corps de fragments de protéines que le système immunitaire considère comme étrangers. La nouvelle approche oblige le corps à s’adapter et celui-ci ne reconnaît plus ses propres cellules comme exogènes et les considère à nouveau comme les siennes.

Politique de recherche

  • 01/12 : Le président Poutine a signé le décret « sur le développement des technologies génétiques en Fédération de Russie ». Le document confie au gouvernement la tâche de développer un programme scientifique et technique de développement des technologies génétiques sur la période 2019-2027 ; créer un Conseil et un présidium dévolus au sujet ; créer un « groupe avancé » coordonné par le ministère de la science et de l’enseignement supérieur et dont les fonctions d’analyse et de méthodologie seront confiées à l’Institut Kourtchatov. Mikhaïl Kovaltchouk, Président du Centre de recherche nucléaire « Institut Kourtchatov » pousse depuis longtemps les technologies bio-inspirées, d’où l’intérêt pour la génétique. Le programme est composé de cinq blocs :
  • bloc institutionnel : création de laboratoires et centres de recherche en génomique, découlant du Projet « Science » qui prévoit la mise en place d’au moins 3 « centres scientifiques de classe mondiale ».
  • bloc recherches appliquées, transfert de technologies, production industrielle ; y inclus renouvellement de l’équipement et substitution aux importations.
  • bloc cadres et formation (RH).
  • bloc législation, informatique et numérique.
  • bloc gestion du programme.
  • 07/12 : Réflexions sur l’avenir des villes scientifiques de Russie (Naoukograds) à Obninsk dans le cadre d’une « session stratégique » intitulée « le rôle des villes scientifiques dans la mise en œuvre de la politique scientifique et technologique de la Fédération de Russie ». Le but de l’événement était la formulation de propositions de projets pour le développement des « villes scientifiques de Russie » (Naoukograds) dans un avenir proche. Vadim Medvedev, Directeur du département des programmes spéciaux, du développement des centres scientifiques publics et des villes scientifiques du ministère de la Science et de l’Enseignement supérieur a déclaré que, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie pour le développement scientifique et technologique de la Fédération de Russie (Stratégie S&T), les villes scientifiques pourraient servir de villes pilotes pour l’agglomération des fonctions scientifiques (recherche), industrielles (développement), commerciales (innovation) et éducatives. Cela pourrait aider à surmonter les lacunes dans le processus de transfert de connaissances et de technologies entre les différents secteurs de l’économie. L’événement était organisé par le ministère de la Science et de l’Enseignement supérieur en collaboration avec l’administration d’Obninsk, l’Union des villes scientifiques de Russie et la Fondation pour la recherche stratégique du Nord-Ouest.
  • 08/12 : NUMERISATION : Le gouvernement signe un programme de bourses pour des projets pilotes prioritaires de R&D sur des technologies transverses dans le domaine de l’économie numérique. L’opérateur du concours est Rosatom. Rosatom est avec Rostec responsable du bloc S&T du programme « développement de l’économie numérique ».
  • 08/12 : Le gouvernement signe un « plan de développement » de la BS RAS. Le document fait suite au Conseil pour la science et l’enseignement qui s’était tenu à Novossibirsk début 2018. Il s’appuie sur les récentes impulsions : Stratégie S&T, projet national « Science », les deux programmes scientifique et technique fédéraux en agriculture et en génétique. Le document établit un accès de la BS RAS via les régions de Tioumèn et d’Iakoutie à deux autres districts ainsi qu’à la zone Arctique. Ce plan s’articule autour de 3 axes majeurs : mise en place de centres scientifiques de recherche et de production, développement d’infrastructures de R&D avancées et développement RH dans les domaines de la R&D et de l’innovation (correspondant aux trois projets fédéraux déclinants le Projet national « Science »). Chaque axe fait l’objet d’une feuille de route spécifique. Le premier objectif consiste à créer dans les districts de la BS RAS des centres scientifiques, de recherche et de production. Pour cela, une série de mesures va être mises en place à moyen-long terme :
    • 31 décembre 2018 : Préparation de propositions concernant la réalisation de programme de recherche en génomique, en prenant en compte les critères de sélection des centres de recherche, leur système de management et leurs indicateurs de performance.
    • 31 juillet 2019 : Développement de centres scientifiques, de recherche et de production sous le contrôle de la BS RAS.
    • Du 1er juillet 2019 – 31 mars 2021 : Création d’un centre scientifique et d’enseignement de rang mondial, piloté par la BS RAS, qui se concentre sur les enjeux économiques et sociaux de cette région (dans le cadre de l’exécution du Projet « Science »).
    • 31 décembre 2020 : Création d’un centre de recherche en mathématiques de rang mondial - piloté par la BS RAS - et qui se concentrera sur les enjeux économiques et sociaux de la région (dans le cadre de l’exécution du Projet « Science »).
    • 31 décembre 2020 : Création d’un centre international d’étude en génomique de grande ampleur, lui aussi piloté par la BS RAS (dans le cadre de l’exécution du Projet « Science »).
    Le rapport met également l’accent sur la réalisation d’un certain nombre de travaux de recherche transverse, en étroite collaboration avec des secteurs de pointe de l’innovation technologique dans les disciplines suivantes :
    • Répartition d’énergie en conditions extrêmes.
    • Technologies optiques et électro-physiques.
    • Technologies de production de matériaux.
    • Science de l’énergie, incluant les technologies énergétiques alternatives.
    • Technologie magnétique et matériaux concernés.
    • Aérospatiale et défense.
    • Test de matériaux en condition climatique polaire.
    • Exploration minière, extraction de matière minérale.
    • Ecologie, technologies d’efficacité environnementale.
    • Santé, technologies pharmaceutiques.
    • Economie numérique.
    • Agro-Biotechnologies et agriculture (considérant les spécificités de la Sibérie).
    Ces travaux de recherche devront être réalisés de façon annuelle, avec un suivi continu de l’administration pour s’adapter au mieux aux besoins et problématiques locales. Des recherches transdisciplinaires sont également à l’ordre du jour, par exemple une étude comparative de la qualité de l’eau en Sibérie.
  • 10/12 : Signature par la ministre allemande de la recherche, Anja Karliczek, et son homologue russe, Mikhaël Kotyoukov, de la « feuille de route russo-allemande pour la coopération dans les domaines de la formation, de la science, de la recherche et de l’innovation ». Selon la ministre, cette feuille de route va permettre de réaligner stratégiquement la coopération entre les deux pays pour dix ans. Les axes de développement sont les grandes infrastructures de recherche pour la recherche en physique fondamentale et dans les domaines « prioritaires » définis conjointement, telles que la recherche marine et polaire et la bio-économie. Le troisième pilier est le programme Jeunes talents. Il vise à promouvoir les jeunes chercheurs et à accroître la mobilité des chercheurs, des étudiants et des stagiaires. En outre, les deux pays souhaitent accroître le transfert des résultats de la recherche grâce à la coopération avec l’industrie.
  • 17/12 : L’Académie des sciences de Russie recevra une subvention pour payer des anciens académiciens ukrainiens vivant en Crimée. Le montant de la subvention sera déterminé en tenant compte de l’importance des paiements versés aux académiciens des autres régions par le gouvernement russe. L’Académie des sciences de Russie recevra une subvention du budget fédéral destinée aux membres des académies nationales des sciences d’Ukraine vivant en Crimée s’ils sont citoyens russes.
  • 28/12 : La RAS et le Ministère du développement de l’Extrême-Orient vont développer conjointement des programmes de recherche. L’une des tâches principales est l’évaluation scientifique du développement socio-économique, scientifique et technologique de l’Extrême-Orient et la création sur l’île Rousskii (Vladivostok) d’un centre de recherche régional pour des « projets innovants ». Ils détermineront conjointement les orientations de la R&D dans la région. L’accord de coopération a été signé par le président de la RAS, Alexandre Sergueïev, et par le ministre Alexandre Kozlov. Le Ministère pour le développement de l’Extrême-Orient et la RAS coopéreront à la mise en œuvre de projets dans le district fédéral extrême-oriental, notamment la création d’un grand centre scientifique et technologique et d’un parc technologique sur l’île Rousskii. Un peu plus tôt, le président russe Vladimir Poutine aurait approuvé les instructions concernant les résultats du quatrième Forum économique de l’Est, qui s’est tenu en septembre à Vladivostok. En particulier, pour créer ce centre scientifique et technologique sur lîle Rousskii, le chef de l’Etat a chargé le gouvernement russe de définir un statut juridique spécial pour l’île russe, ce qui créerait un environnement favorisant la création et la mise en œuvre de projets novateurs, ainsi que pour le test et le pilotage de développements avancés. .

Vie des Institutions

  • 14/12 : Bilan du RFBR pour 2018 : le RFBR a financé des subventions pour la participation de chercheurs nationaux à plus de 1 000 projets internationaux en 2018 (dont 587 nouveaux projets) pour un budget d’environ 280 millions d’euros.
  • 19/12 : M. Kotyoukov, ministre des Sciences et de l’Enseignement supérieur, s’est dit prêt à soutenir le projet de création d’un Cluster technologique à la BEO RAS. Le ministre a souligné qu’avant de créer un tel cluster, il était nécessaire de cerner les besoins BEO RAS et l’existence de partenaires privés prêts à coopérer.
  • 25/12 : Selon le président de la RAS, le prix Makariev pourrait s’internationaliser.
    Alexandre Sergueiev a souligné que l’académie entretenait des relations fructueuses avec l’Eglise orthodoxe russe et a exprimé l’espoir que ce prix deviendrait encore plus intéressant pour les scientifiques. Le prix Makariev a été fondé par le métropolite Macarius en 1867 pour ses réalisations exceptionnelles dans le domaine de l’histoire et d’autres sciences.
  • 28/12 : Le Premier ministre Dmitri Medvedev nomme Denis Solodnikov, vice-ministre du ministère de la Science et de l’enseignement supérieur. D. Solodovnikov a servi en 2016 en tant que chef adjoint de l’agence fédérale Rosimushchestvo (Agence fédérale pour la gestion des biens immobiliers de l’Etat).

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