Le Portugal va investir 15 millions d’euros dans l’Observatoire de l’Atlantique, situé aux Açores.

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Portugal | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
16 novembre 2017

Le Portugal a annoncé, lors de la conférence « Our Ocean 2017 » organisée jeudi 5 Octobre à Malte, vouloir investir 15 millions d’euros entre 2018 et 2021 dans son projet d’Observatoire de l’Atlantique, dont la création débutera l’année prochaine, comme l’indiquait la Ministre de la Mer.

L’idée défendue est de créer un centre de connaissances doté d’un réseau de données partagées, et dont les recherches seraient réalisées dans un cadre international, a ainsi affirmé Ana Paula Vitorino. Selon la Ministre, plusieurs pays auraient déjà manifesté leur intérêt, citant comme exemple le Canada, la Norvège, la Chine, ainsi que plusieurs pays lusophones.

Les 15 millions d’euros seront dépensés en équipements pour l’observatoire, notamment pour le traitement de données. D’autres ressources déjà existantes seront également affectées à cet observatoire, à savoir des navires et véhicules sous-marins pilotés à distance.

Cet observatoire constituera donc une infrastructure de recherche sur l’océan profond, afin développer notre connaissance de celui-ci, mais également d’étudier les impacts (positifs ou négatifs) de l’activité humaine.

Selon Ana Paula Vitorino, le Portugal montre un intérêt particulier pour l’exploitation des ressources biologiques, par exemple en tant que nouveaux composants utiles à la médecine (axe de recherche à grand potentiel selon elle).
En participant à la conférence « Our Ocean 2017 », au cours de laquelle plusieurs pays et institutions ont annoncé des engagements pour la protection et l’utilisation durable des océans par, le Portugal, en la personne d’Ana Paula Vitorino, a réitéré son objectif d’augmenter à 14% les zones marines protégées d’ici 2020. L’ONU avait établi comme objectif global que 10% des zones marines devraient être protégées d’ici 2020 ; néanmoins, à l’heure actuelle ces statuts ne s’appliquent seulement qu’à environ 4% de la superficie océanique.

Outre les plans d’investissements pour l’Observatoire de l’Atlantique, le Portugal a également communiqué le vendredi6 octobre lors de la session plénière de la conférence, un ensemble de règlements pour la mise en œuvre effective de la convention internationale, portant sur le contrôle de la pollution et l’introduction d’espèces envahissantes voyageant dans les cales des navires.

La Ministre de la Mer a déclaré que la collecte des eaux de ballast dans un but de purification et de recyclage est déjà mise en place dans les ports portugais, soulignant qu’à Lisbonne, ce système fonctionne déjà à plein régime, et qu’à Sines et Leixões, le système est en cours de développement. Il a également été ajouté qu’au-delà de la question d’application de la convention, il existe aussi des questions d’inspection des activités potentiellement polluantes, inspection réalisée par le Système National d’Information et de Surveillance de l’Environnement dans l’Espace Marin (SNIMAR de son acronyme portugais), pour laquelle le Portugal s’engage à verser 1 million d’euros par an jusque 2020.

« Our Ocean 2017 » était la quatrième édition des conférences « Our Ocean », initiative lancée en 2014 à Washington par l’ancien Secrétaire d’Etat états-unien John Kerry, réunissant environ 1000 participants représentant 61 pays, avec pour objectif de développer un cadre global de gouvernance et d’utilisation durable des océans.

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Base des Açores – Publico.pt

Sources :

Rédacteur : Amaury HOCQUET, Chargé de coopération scientifique à l’Institut Français du Portugal amaury.hocquet[at]ifp-lisboa.com

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