Le Portugal en deuxième place contre les changements climatiques

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Portugal | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
13 juillet 2018

La grande majorité des États membres de l’Union européenne (UE) n’atteignent pas les objectifs de l’Accord de Paris ; le Portugal est l’un des rares pays à avoir réclamé des objectifs et des politiques énergétiques et climatiques plus ambitieux, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre, conclut l’étude présentée lundi par le Réseau Européen d’Action pour le Climat (CAN-Europe). Intitulée « Hors objectif : Classement des ambitions des pays de l’UE et progrès dans la lutte contre le changement climatique », l’étude évalue le rôle joué par les États membres dans la définition d’objectifs et de politiques ambitieux dans les domaines de l’énergie et du climat ainsi que les progrès à faire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Le travail a été publié au Portugal par l’Association des Systèmes Terrestres Durables nommée Zero, faisant partie du CAN-Europe, avec en tête la Suède (77% des objectifs atteints), le Portugal (66%), la France (65%), les Pays-Bas (58%) et le Luxembourg (56%), considérant qu’il n’y a pas de pays répondant aux exigences de la première place.

Pour l’environnementaliste Francisco Ferreira, président de Zero, ce « très beau » résultat pour le Portugal montre que le pays « a devant lui un parcours à ne pas manquer en termes d’opportunités » pour se conformer à l’Accord de Paris. Ce résultat reflète bien les efforts que le Portugal a déployés tant au sein du pays qu’à l’échelle européenne et, dans ce contexte, le Portugal est un des pays ayant affiché des objectifs parmi les plus ambitieux pour la réduction des gaz à effet de serre.

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Le Portugal a pour objectif la neutralité carbone pour 2050
EPA/PHILIPP GUELLAND

Parmi les critères ayant déterminé la classification figurent les questions énergétiques et climatiques, « au niveau européen et au niveau national, avec, dans le cas du Portugal, un certain nombre d’engagements dont le retrait du charbon d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2050 », a expliqué Francisco Ferreira. Le Portugal compte néanmoins quelques aspects négatifs qui pèsent dans son classement, à savoir la possibilité d’exploitation future de pétrole et de gaz, sans aucun doute vue à l’échelle européenne comme une régression potentielle. Le spécialiste ajoute que par rapport à la cessation d’exploitation du charbon, le gouvernement a fixé la date de 2030, mais qu’il « serait préférable d’arrêter avant ».

Pour l’expert en changement climatique, il y a "quelques surprises" dans la publication de CAN-Europe, comme la Finlande, qui n’occupe que la neuvième place, la dernière place étant inévitablement occupée par la Pologne qui continue à miser sur le charbon.

Source :

Rédacteur : Amaury HOCQUET, Chargé de coopération scientifique à l’Institut Français du Portugal amaury.hocquet[at]ifp-lisboa.com

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