Investiguer les mutations induites dans les cellules reprogrammées par la technologie iPS

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Japon | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
20 octobre 2017

Par analyse génomique, des chercheurs japonais du RIKEN et de l’Université d’Osaka se penchent sur les mutations induites lors de la reprogrammation des cellules par la technologie iPS.

Le Pr Yasuhiro Murakawa, son équipe du RIKEN (Preventive Medicine and Diagnosis Innovation Program et Center for Life Science Technologies) et d’autres chercheurs de l’Université d’Osaka (National Institute for Quantum and Radiological Science and Technology) viennent d’apporter un nouvel éclairage sur les mutations induites lors de la reprogrammation des cellules iPS.

Obtenus par analyses génomiques appliquées à des cellules iPS à la fois d’origine murine et également d’origine humaine, les résultats des scientifiques japonais révèlent que les mutations induites par la reprogrammation des cellules se situent principalement dans les régions non codantes de l’ADN (ou régions non-transcrites) et à proximité de la lamina nucléaire où la chromatine, sous sa forme condensée, limite la transcription.

Vraisemblablement induites en majorité par le stress oxydatif en provenance des mitochondries, ces mutations ne sont pas référencées comme des mutations oncogéniques. Des travaux supplémentaires seront nécessaires pour connaître davantage leur impact sur le génome et garantir à long terme, la maitrise des futurs traitements par cellules iPS.

Source : Yoshihara M. et al. Hotspots of de novo point mutations in induced pluripotent stem cells. Cell Reports. 2017.

Rédaction : Thibaut Dutruel, ch.mission.sdv chez ambafrance-jp.org

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