Fujitsu actif dans le calcul haute performance

Japon

Brève
Japon | Sciences et technologies de l’information et de la communication : TIC, télécoms, micro-nanotechnologies, informatique
6 juillet 2018

Le géant japonais des technologies de l’information reçoit régulièrement des commandes de la part d’instituts de recherche pour la construction de calculateurs haute performance. Fujitsu avait déjà développé pour le RIKEN le « K Computer », classé le plus rapide au monde en 2011 et plus récemment 8ème au TOP500 en 2017, et a dévoilé au mois de juin ses avancées sur des commandes en cours.

En Octobre 2017, Fujitsu avait reçu la commande d’un ordinateur haute performance par l’AIST, le National Institute for Advanced Industrial Science and Technology, pour mener des activités de recherche en intelligence artificielle. Le système conçu, ABCI ou « AI Bridging Cloud Infrastructure  » est le plus performant du Japon. Cette plateforme a également été classée 5ème au TOP500, le classement international des super-ordinateurs, et 8ème au Green500 qui se base sur le critère de la consommation d’énergie de ces appareils.

Lors de l’évaluation du TOP500, l’ABCI a atteint une vitesse de traitement de 19,88 petaflops (1015 floating point operations per second) et de 12,05 gigaflops/watt (109 floating point operations per second per watt) pour celle du Green500.

Ces résultats ont été annoncés lors d’une conférence en Allemagne à la fin du mois dernier. De son côté, l’AIST prévoit de débuter les opérations en août 2018 et de mettre à disposition les ressources de l’ABCI à différents types d’organisations : instituts de recherche, universités, entreprises, etc.

Fujitsu a également fait l’annonce récemment de ses avancées pour le développement du super-ordinateur « post-K », développé en collaboration avec le RIKEN. L’entreprise a en effet fini de développer le prototype du processeur qui sera utilisé pour l’ordinateur et a commencé les tests fonctionnels.

Du côté des spécifications techniques, l’architecture utilisée est Arm. Chaque processeur serait composé de 48 cœurs physiques et de deux à quatre cœurs « assistants ». Le système dans son ensemble compterait 384 nœuds par rack, chaque nœud étant équipé d’un processeur.

En termes d’applications, le super-ordinateur « post-K » sera utilisé pour faire avancer la recherche en sciences de la vie et médecine (découverte de nouvelles formules de médicaments, médecine préventive et individualisée…), la prédiction de catastrophes naturelles et des changements climatiques, le développement de technologies pour une meilleure production et consommation d’énergie et de nouvelles méthodes de création et production industrielles.

Sources
Site Officiel de Fujitsu, « Fujitsu-Developed "ABCI" System Takes 5th Place in TOP500, 8th in Green500 Supercomputer Rankings »
Site Officiel de Fujitsu, « Fujitsu Completes Post-K Supercomputer CPU Prototype, Begins Functionality Trials »

Mots clés
Japan, HPC, high performance computing, Fujitsu, super computer, post-K, ABCI, petaflops, Arm

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Rédacteur
Emma-Louise SCAPPATICCI – emma-louise.scappaticci[at]diplomatie.gouv.fr

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