L’Inositol pourrait permettre de lutter contre l’infertilité féminine

Italie

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Italie | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
27 juillet 2016

A Florence, les projecteurs sont tournés vers le rôle joué par l’inositol, la molécule de la fertilité. De nouvelles études éclaircissent le rôle et le mécanisme d’action de cette molécule pour le soin des perturbations endocrino-métaboliques chez la femme.

Les études dans ce domaines ont montré que la moitié des patientes à qui on administre de l’inositol recommencent à ovuler après environ 1 mois, 88% retrouvent un cycle menstruel en trois mois, 7 femmes sur 10 retrouvent un cycle menstruel régulier et 55% tombent enceintes spontanément. Ces éléments ont été présentés lors du World Pediatric and Adolescent Gynecology Congress et ont montré que cette molécule était capable d’améliorer la qualité ovocitaire des femmes et donc la fertilité.
Le motif le plus fréquent d’infertilité est le syndrome de “l’ovaire polykystique” (SOPK), une pathologie complexe qui touche entre 5 et 10% des femmes en âge de procréer et qui se caractérise par des altérations endocriniennes et métaboliques, en particulier l’augmentation des androgènes, l’hormone masculine associée à l’insulinorésistance. Les traitements contre le SOPK sont divers, mais permettent de traiter seulement un ou quelques symptômes de la pathologie : pilule contraceptive s’il n’y a pas de désir de grossesse, ou de nombreux médicaments insulinosensibles qui normalisent le cycle menstruel, réduisant les androgènes et améliorant la fonction reproductive soit par la reprise d’une ovulation spontanée soit par une meilleure réponse aux thérapies d’induction de l’ovulation.
L’inositol, a déclaré Vottorio Unfer, professeur d’obstétrique et de gynecologie à l’université IPUS a Chiasso en Suisse, a un effet positif sur la fonction ovarienne et permet de corriger les désordres endocrino-métaboliques liés au syndrome des ovaires polykystiques, parmi lesquels l’hyperandrogénie, hyperglycémie et l’augmentation de la résistance à l’insuline. L’inositol est une molécule qu’on trouve sous diverses formes, mais seulement deux ont démontré lors d’essais cliniques être médiatrices de l’insuline et donc utiles pour soigner la polykystose ovarienne : le Myo-inositol (MI) et le D-chiro-Inositol (DCI) qui jouent le rôle de second messager de l’insuline, aux fonctions diverses.
L’inositol se trouve naturellement dans quelques aliments parmi lesquels les légumes, les céréales et les fruits et en particulier dans la lécithine de soja, le riz complet, le grain sarrasin, l’avoine et l’orge. On en trouve aussi dans la viande, de bovin ou de porc. Les fruits qui en concentrent le plus sont les oranges, les pamplemousses, les fraises, et parmi les légumes, les petits-pois et les choux-fleurs. Il est cependant conseillé de suivre un régime équilibré qui favorise ces aliments, combiné à la pratique d’une activité physique. Pour de nombreuses femmes qui souffrent de SOPK , il et nécessaire d’ajouter des compléments alimentaires à base d’inositol, disponibles dans le commerce.

Plus d’informations :
Interview Prof. Vittorio Unfer (IPUS) :
https://youtu.be/L-DZpmJcM9E

Sources :
http://www.galileonet.it/2016/06/inositolo-la-terapia-efficace-linfertilita-femminile/

Rédacteur : Marine Goburdhun, Institut Français Italia, marine.goburdhun[a]institutfrancais.it

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