DÉCOUVRIR SI SUR MARS IL Y A DE LA VIE À TRAVERS LES GLACES DU PÔLE SUD

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Italie | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
20 juillet 2018

Étudier les formes de vie dans la glace des lacs gelés, en conditions extrêmes similaires à celles de la Planète Rouge. La recherche italienne, à laquelle le Cnr a pris partie, a été publiée sur Scientific Reports.

Une équipe de recherche italienne constituée de l’Institut pour l’environnement marin côtier du Conseil national des recherche (Cnr-Iamc) de Messine, et des chercheurs des Universités de l’Insubria, de Pérouse, de Bolzano, de Trieste et de la Tuscia, a étudié en Antarctique les givres, des liquides très salés dans lesquels prospèrent des microorganismes qui se sont adaptés à vivre dans des crio-écosystèmes (systèmes extrêmes caractérisés par des basses températures). L’étude a été conduite dans un lac gelé de Tarn Flat, en Terre Victoria, où on a découvert deux familles de champignons dans deux couches de grives, séparées par une mince couche de glace de 12 cm. Les résultats obtenus ont été publiés sur la revue Scientific Reports.

« Les résultats nous permettent de supposer une perspective de vie même dans des milieux comme les Lunes glacées du Système solaire ou Mars. L’hypothèse qu’une forme de vie puisse exister dans des milieux extraterrestres est liée au fait qu’on a détecté la présence possible de givres comme en Antarctique », explique Maurizio Azzarro du Cnr-Iamc, coauteur de l’étude. « Les crio-écosystèmes sont étudiés pour comprendre comment ces systèmes fonctionnent sur la Terre et quelles pourraient être les sources d’énergie capables de permettre la vie dans de telles conditions extrêmes. Nous ne savons pas encore si dans les givres des autres planètes du système solaire il y a des microbes, mais pour étudier la l’habitabilité de ces systèmes extraterrestres, à l’avenir, on pourrait y implanter des microbes terrestres ».

Pour étudier de manière plus détaillée les givres de certains lacs gelés, une équipe de chercheurs partira cette année pour le Pôle Sud. « La mission commencera en novembre, aura une durée de presque un mois et concernera les crio-écosystèmes (déjà étudiés dans deux expéditions scientifiques, une en 2014 et une en 2017) qui abritent des givres sous forme liquide. Par ailleurs, nous utiliserons le géo-radar pour localiser d’autres lacs qui puissent contenir des givres », conclut Azzarro. « Il faudra perforer les lacs glacés avec un moteur de carottage, et puis les givres seront prélevés dans des conditions stériles afin d’être traités et analysés dans les laboratoires de la base de recherche italienne Mario Zucchelli. Nous essayerons ensuite, d’isoler en laboratoire et de caractériser les souches de microbes présentes, en utilisant des méthodes de culture et des méthodes à extraction d’ADN de la composante procaryotique (bactéries et archaebactérie) et eucaryotique. L’objectif de ces études est d’accroître les connaissances sur la vie microbienne dans des conditions extrêmes et obtenir des informations utiles pour imaginer des systèmes analogues dans d’autres mondes glacés de l’Univers ».

Source : https://www.galileonet.it/2018/07/studiare-se-ce-vita-su-marte-attraverso-le-brine-ghiacciate-del-polo-sud/

Rédacteur : Giovanna Corvo, info.csu[a]institutfrancais.it

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