Retenez-vous votre souffle en dormant ?

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Israël | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
12 mars 2018

Vous le faites ? Alors, vous souffrez certainement d’apnées du sommeil. Les apnées du sommeil sont caractérisées par des pauses respiratoires supérieures à 10 secondes. Leur prévalence est importante, puisque l’on estime le nombre de personnes souffrant de cette pathologie semblable à celui des personnes souffrant d’asthme. Plus les apnées du sommeil sont importantes durant la nuit, plus la qualité du sommeil est dégradée. Or, une mauvaise qualité du sommeil peut empoisonner la vie. Comment peut-on détecter ce trouble ?

Aujourd’hui, la détection des apnées du sommeil est réalisée grâce à la polysomnographie, un dispositif enregistrant les rythmes respiratoire et cardiaque pendant le sommeil du patient et analysant les mouvements de certains muscles. Ce dispositif n’est pas invasif mais il requiert de poser des électrodes sur tout le corps et de passer une nuit à l’hôpital. Par conséquent, la majorité des patients attendent de souffrir d’apnées fortes et longues avant de recourir à ce test.
Or, comme dans la plupart des troubles, une détection anticipée est préférable.
Comment convaincre les patients de se faire détecter plus tôt ?

Le Pr. Zigel de l’université Ben Gourion du Néguev et son doctorant Eliran Dafna ont mis au point un dispositif d’analyse vocale et respiratoire sans contact. Ce dispositif, ne requiert pas de pose d’électrodes ni de nuit à l’hôpital. Comme on peut le voir ci-dessous, il peut être téléchargé, comme un application, sur un smartphone.

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Image 1. Logiciel d’analyse de sons utilisé pour la détection des apnées du sommeil (crédits : Université Ben Gourion du Néguev)

Le Pr. Zigel et son équipe ont testé ce dispositif sur plus de 350 patients, en même temps que des tests de polysomnographie, et les résultats sont probants. Leur dispositif permet la même détection que la polysomnographie tout en étant beaucoup plus facile à mettre en place, moins coûteux et moins désagréable pour le patient.

Nous retenons notre souffle, en attendant la mise en place de leur projet à plus grande échelle !

Sources :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4773633/
http://in.bgu.ac.il/en/Pages/news/noncontact_sensor.aspx&news=3023

Pour en savoir plus :
http://www.bgu.ac.il/~yaniv/bspl.html

Rédactrice : Odélia Teboul (odelia.teboul1[a]mail.huji.ac.il), doctorante à l’Université hébraïque de Jérusalem

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