La Prof. Tali Tal, première scientifique israélienne admise à l’Organisation internationale pour la recherche en éducation scientifique

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Israël | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
28 août 2018

La professeure Tali Tal, de la Faculté d’éducation en sciences et technologie du Technion, a été élue Présidente de NARST, l’Association pour la recherche en enseignement des sciences. Il s’agit de l’une des organisations les plus influentes au monde dans ce domaine. Elle compte environ 2 500 chercheurs provenant du monde entier.

Le NARST, l’Association pour la recherche en enseignement des sciences, est une organisation mondiale de professionnels engagés dans l’amélioration de l’enseignement et de l’apprentissage des sciences par la recherche. La professeure Tal, du Technion, a été élue Présidente de NARST ; elle est la première Israélienne à siéger au conseil d’administration du NARST.
Depuis sa création en 1928, le NARST encourage la recherche en éducation scientifique et la communication des connaissances générées par la recherche. Le but du NARST est d’aider tous les étudiants à acquérir des connaissances scientifiques. Le NARST promeut cet objectif :

  • en encourageant et soutenant l’application de diverses méthodes de recherche théoriques, provenant de multiples disciplines, ainsi que de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage de la science ;
  • en contribuant à communiquer les résultats de la recherche en éducation scientifique aux chercheurs ;
  • et en encourageant la coopération avec d’autres institutions éducatives et scientifiques pour influencer les politiques éducatives.

La professeure Tal détient une licence en biologie et un master en écologie végétale. « Pendant de nombreuses années, j’ai travaillé pour la Société pour la protection de la nature en Israël (SPNI) », explique-t-elle. « Pendant mon service militaire, j’ai encadré et guidé des groupes d’étudiants. Après avoir terminé mon master, j’ai pris conscience que nos méthodes d’orientation et d’instruction à la SPNI n’étaient pas alignées sur notre public étudiant. Jusque-là, j’attendais de mes étudiants qu’ils apprennent l’écologie pendant une excursion éducative dans la nature, pour comprendre les caractéristiques de la végétation en Haute Galilée et les différences entre les habitats forestiers et arbustifs. Grâce à mes études, j’ai appris que, plutôt que de "transmettre des connaissances", il est nécessaire de développer leur réflexion et d’enrichir leur expérience en dehors de la salle de classe pour, par exemple, que les élèves se souviennent des noms d’arbres et de fleurs. »

Pendant et après son doctorat, la professeure Tal s’est concentrée sur l’éducation environnementale et scientifique en dehors de la salle de classe. « J’ai découvert que c’était dans les musées, les zoos, les jardins botaniques et l’environnement proche de l’école que les élèves apprenaient de manière significative, bien souvent plus que dans un enseignement classique en salle de classe. Les excursions pédagogiques extrascolaires permettent un apprentissage interdisciplinaire dans des contextes du quotidien. »
Au cours des dernières années, la professeure Tal a centré son action sur l’apprentissage par découverte sur le terrain, ce qui améliore le développement de la réflexion dans plusieurs disciplines. Un groupe d’enseignants formés par la professeure Tal, en collaboration avec le docteur en archéologie Mordechai Aviam (Kinneret College on the Sea of Galilee), a participé à une découverte archéologique significative en mettant au jour, en Galilée, un magnifique sol en mosaïque byzantine sur lequel on peut voir une inscription et une représentation de paon en parfait état. Ce travail illustre l’aspect interdisciplinaire de l’apprentissage de terrain et a été financé par deux subventions de l’ISF (Israel Science Foundation).

Récemment, la professeure Tal a fait partie d’un groupe de chercheurs de l’Université de Haïfa et du Technion qui a reçu de l’ISF et du Ministère de l’Éducation une bourse pour développer la dissémination du savoir à travers une approche citoyenne de la science. Ce programme (« Taking Citizen Science to School ») fait collaborer des scientifiques, des éducateurs et diverses organisations pour soutenir l’apprentissage par l’engagement des étudiants dans de véritables projets scientifiques.

Sources :

Pour en savoir plus : https://link.springer.com/article/10.1023%2FA%3A1011454625413

Rédacteur : Guillaume Duret, post-doctorant au Technion

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