Gadot Biochemical Industries récompensée par le Prix de chimie verte 2017 de la Société Chimique Israélienne

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Israël | Science de la matière : matériaux, physique, chimie, optique
28 août 2018

L’entreprise Gadot Biochemical Industries Ltd. a reçu le prix de chimie verte 2017 de la Société Chimique Israélienne, saluant la diversification des activités de ses usines, qui lui a permis de réduire ses émissions de déchets polluants.

Gadot Biochemical Industries Ltd. (GBI) est un important fabricant d’ingrédients pour l’industrie agroalimentaire. Ses clients font partie des principales entreprises alimentaires mondiales. GBI a été fondée en Israël au début des années 1960 et était à l’époque spécialisée dans la production d’acide citrique à partir de sucre. Au fil des ans, GBI a élargi son éventail de produits et a ajouté à celui-ci divers sels de citrate de sodium, de potassium, de calcium, de magnésium et de zinc. GBI a également développé et breveté une série de produits spéciaux à base de citrate, ainsi que du fructose cristallin afin de fournir des solutions uniques pour l’industrie agroalimentaire.

Au cours des dernières années, la société a entrepris une réforme majeure de son activité pour se concentrer sur le citrate à haute valeur ajoutée. Ainsi, GBI a décidé d’arrêter la production de fructose et d’acide citrique, dont la fabrication produit de grandes quantités de déchets organiques et inorganiques.
Dans le passé, le problème des déchets chez GBI découlait principalement de la purification de l’acide citrique brut provenant de la fermentation de solutions de sucre par le champignon Aspergillus Niger. Ce processus générait en effet des solutions d’acide citrique brut, qui contenaient également des résidus de sucre, divers métabolites, des fragments cellulaires et de la biomasse fongique. Après le filtrage de la biomasse et le traitement du filtrat avec de l’hydroxyde de calcium, le citrate de calcium solide (produit de la réaction entre l’acide citrique et l’hydroxyde de calcium) était séparé des déchets liquides dont les quantités atteignaient 600 m³ par jour.
Ce sel était par la suite traité en utilisant de l’acide sulfurique, permettant ainsi de libérer l’acide citrique de son sel de calcium, mais dont ce processus créait de grandes quantités de déchets solides. En outre, la purification des efflux de ce processus nécessitait des colonnes échangeuse d’ions, qui requéraient une régénération par de l’acide chlorhydrique et de l’hydroxyde de sodium, générant ainsi de grandes quantités d’eau salée. Dans l’ensemble, avant sa diversification, GDI générait chaque mois un total de 18 000 m³ de déchets organiques, 1 200 tonnes de gypse contenant des résidus organiques, 30 tonnes de diatomites et 2 tonnes de charbon actif épuisé, ainsi que de grands volumes d’eau salée.

La diversification de ses activités a permis à GDI de diminuer les volumes fournis à ses stations d’épuration et peut ainsi désormais offrir ses services en matière de traitement des déchets à d’autres industries chimiques. Chaque mois, l’usine de retraitement de GDI traite 200 m³ de déchets de l’usine de Tene Noga et 200 m³ supplémentaires de l’usine de Caesarstone. En outre, à la suite de l’arrêt du processus de fermentation, l’utilisation d’ammoniac liquéfié, qui était stocké dans cinq réservoirs de 1 000 kg chacun, a été interrompue.
Dans l’ensemble, en se concentrant sur des produits à haute valeur ajoutée, GDI est une usine plus respectueuse de l’environnement, qui non seulement ne produit plus de déchets polluants, mais qui par ailleurs traite les déchets d’autres sites chimiques.

La Société Chimique Israélienne a ainsi décidé de saluer l’investissement en matière d’écologie de GDI en les honorant du prix de chimie verte 2017, remis en février 2018 à l’occasion de son congrès annuel.

Source :
http://www.gadotbio.com/
http://www.ics-2018.com/awards/

Rédacteur : Guillaume Duret, post-doctorant au Technion

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