Lancement de deux nanosatellites fabriqués au Danemark

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2 mars 2018

Vendredi 2 février 2018, deux nanosatellites de fabrication danoise ont été lancés depuis la base de Jiuquan en Chine. Ces nanosatellites mesurent seulement 20 x 30 x 10 cm et ne pèsent que 8 kilogrammes. Le premier, GomX-4A, a été financé par le ministère de la défense danois, tandis que le second, GomX-4B, est issu d’une collaboration entre l’European Space Agency (ESA) et l’entreprise aérospatiale GomSpace d’Aalborg. Ces deux nanosatellites vont tester la fiabilité des communications radio entre les deux modules (notamment à 4 500 km l’un de l’autre). En marge de cette mission, les deux nanosatellites visent des finalités différentes.

GomX-4A : L’armée danoise lance son premier satellite dans l’espace

Le ministère de la défense a lancé son premier satellite dans l’espace. Nommé Ulloriaq, qui signifie « étoile » en Groenlandais, le nanosatellite est issu d’une collaboration entre l’université technique du Danemark (DTU) et l’entreprise aérospatiale danoise GomSpace. Le satellite doit assurer une mission de surveillance de l’Arctique. Ce type de nanosatellite a l’avantage d’être peu coûteux ; le programme de développement du satellite et son lancement ont coûté 1,5 millions d’euros. Astrophysicien et directeur de DTU Space, Kristian Pedersen se réjouit de cette nouvelle collaboration avec le ministère de la Défense : « C’est un grand saut qui va permettre aux forces armées d’entrer dans l’ère spatiale. Par le passé, ils ont dû utiliser les données de satellites étrangers. Désormais, ils disposent de leur propre satellite. Bien évidemment, cela est très positif pour notre industrie aérospatiale. »

GomX-4B : Un satellite de l’ESA fabriqué au Danemark

Le nanosatellite GomX-4B embarque une expérience, baptisée Chimère, qui doit évaluer la résistance des composants électroniques, couramment utilisés en informatique, face aux radiations solaires et spatiales. « Nous effectuons des tests au sol et utilisons des logiciels de modélisation pour comprendre comment les différents composants sont affectés par le rayonnement, mais rien ne vaut les tests réels dans l’espace », déclarait Tomasz Szewczy de l’équipe Chimère. GomX-4B permettra de tester quatre marques différentes. Un modèle devrait être retenu pour les prochaines missions en cas de résultats concluants. À terme, cela permettra de limiter les coûts en utilisant des composants grand public.


« Pourquoi l’ESA va tester la résistance des mémoires informatiques dans l’espace », Science Post, 5 février 2018

« Forsvaret indtager rummet for første gang », Videnskab, 31 janvier 2018

« UPDATE : Post-Launch Comms Success for Just Launched GOMX-4 Satellite », Satnews, 5 février 2018


Auteurs : Pierre Leprince (plp[a]institutfrancais.dk), Nathalie Avallone (na[a]institutfrancais.dk)

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