Dans les profondeurs de l’Antarctique, l’IceCube fournit de nouvelles connaissances sur les neutrinos de haute énergie

Danemark

Brève
Danemark | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
20 décembre 2017

Principalement financé par l’agence américaine National Science Foundation, le projet IceCube réunit plus de 300 physiciens et 49 institutions. Six chercheurs de l’Institut Niels Bohr de l’université de Copenhague y participent. Situé sur la base Amundsen-Scott, l’IceCube est un détecteur de particules géant composé de 5 160 capteurs optiques déposés sous la surface de l’Antarctique jusqu’à une profondeur de 2,4 km. Le dispositif s’intéresse aux interactions des neutrinos de haute énergie. Chaque seconde, 65 milliards de neutrinos, produits par le soleil, traversent chaque centimètre carré de la surface de la Terre. Jusqu’à présent, les scientifiques n’avaient pas été capable de prouver que les neutrinos pouvaient interagir avec la matière. Dans un article publié dans Nature, les scientifiques expliquent que ce phénomène très rare a pu être observé grâce à des données collectées pendant une année via l’IceCube. À terme, ces résultats pourraient permettre d’obtenir des informations sur des régions lointaines de l’Univers mais également sur la composition du noyau de la Terre.

“From deep under the Antartica-surface : IceCube has collected new knowledge about high-energy neutrino physics”, University of Copenhagen, 23 Novembre 2017, http://news.ku.dk/all_news/2017/11/from-deep-under-the-antartica-surface-icecube-has-collected-new-knowledge-about-high-energy-neutrino-physics/


Auteurs : Pierre Leprince (plp[a]institutfrancais.dk), Nathalie Avallone (na[a]institutfrancais.dk)

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