Tramway autonome et sans rails

Chine

Actualité
Chine | Sciences de l’ingénieur : aéronautique, mécanique, électronique, génie civil
15 février 2019

Un nouveau type de transport en commun est actuellement à l’essai dans le Nord-Est de la Chine.

Le nouvel engin se situe à mi-chemin entre le tramway et le bus. Son nom, l’Autonomous Rail Rapid Transit (ART), laisse, en effet, planer l’incertitude sur sa nature réelle. Il a été développé par le géant chinois du ferroviaire CRRC, grand rival d’Alstom et de Siemens qui ont tenté récemment de fusionner afin d’unir leurs forces contre ce constructeur très tourné vers l’international. Il ne s’agit pas du premier tramway ou train sans rails puisqu’un tel engin, piloté par l’homme, a été mis en service en 2017 dans le Sud de la Chine par le même constructeur. Mais, comme son nom l’indique, l’Autonomous Rail Rapid Transit (ART) se déplace de manière autonome.

Son aspect général fait immédiatement penser à un tramway, que l’on aurait, cependant, oublié de poser sur ses rails. Son originalité réside dans le fait que ses rails se limitent à un simple marquage au sol que son système de navigation autonome doit suivre. Il fonctionne, comme un tramway classique, à l’énergie électrique. Néanmoins, en l’absence de caténaires, les concepteurs lui ont inclus des batteries en lithium-titanate, d’une autonomie de 40 kilomètres, qui se rechargent rapidement, 30 secondes de charge correspondant à 5 kilomètres d’autonomie et dix minutes à 25 kilomètres. De plus, sa vitesse maximale est de 70 km/h. Sa comparaison au bus se limite à l’utilisation de pneus, car, en ce qui concerne le nombre de passagers, la capacité d’accueil est nettement plus élevée. En fonction du nombre de wagons, ce tramway pourrait transporter de 300 à 500 personnes.

Hormis le côté innovant et le potentiel renouveau de l’aménagement des routes et voiries, l’avantage de ce tramway sans rails est avant tout économique. Il peut être mis en circulation sans la construction des traditionnels rails et caténaires qui représentent un coût énorme pour les municipalités et des années de travaux de voirie. Dans le cas où cette technologie viendrait à se généraliser, les économies réalisées placeraient le constructeur chinois dans une situation très avantageuse face aux autres géants du ferroviaire.

Pour plus d’informations :

  1. [http://www.lefigaro.fr/societes/2019/02/12/20005-20190212ARTFIG00007-la-chine-developpe-un-tramway-autonome-et-sans-rails.php]
  2. [http://www.crrcgc.cc/en/g7389/s13996/t286142.aspx?bcsi_scan_858c91d0398e8bd7=yd3ABMIu4ghD+IRFclD6SVmWJ9xAAAAABtFACA==&bcsi_scan_filename=t286142.aspx]

Rédaction : Benjamin Abensour, chargé de mission au service pour la science et la technologie du consulat général de France à Chengdu, benjamin.abensour[at]diplomatie.gouv.fr

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