Des chercheurs belges activent des cellules immunitaires contre le cancer de la moelle

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Belgique | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
1er juin 2017

Une équipe de scientifiques belges a réussi à activer des cellules immunitaires "dormantes", ce qui permet de les faire intervenir contre les tumeurs. Cette avancée est une piste possible pour traiter une forme difficile de cancer de la moelle osseuse, le myélome multiple, ont annoncé l’Institut flamand pour les biotechnologies (Vlaams Instituut voor Biotechnologie, VIB), l’Université de Gand (UGent) et l’Université Libre, néerlandophone, de Bruxelles (Vrije Universiteit Brussel, VUB).

"Au plus nous vieillissons, au plus de la graisse vient s’accumuler dans notre moelle osseuse", explique le professeur Dirk Elewaut (VIB-UGent et UZ Gent). "Cette augmentation va de pair avec une augmentation du risque de myélome multiple, une forme de cancer de la moelle osseuse difficile à traiter." Son équipe avait précédemment découvert comment la leptine, une hormone produite par les cellules graisseuses, affaiblit le système de résistance contre le cancer. "En stoppant cette hormone, les cellules immunitaires peuvent à nouveau faire leur travail de manière optimale."

En collaboration avec des chercheurs de la VUB, le professeur Elewaut s’est concentré sur les lymphocytes NKT, un type de globule blanc qui "patrouille" dans le corps. "Certaines immunothérapies stimulent ces cellules, après quoi elles sécrètent des substances puissantes qui engagent le combat contre le cancer. Après cette stimulation initiale, les lymphocytes NKT entrent dans une sorte d’état de sommeil, ce qui bloque leur capacité à lutter contre les tumeurs. C’est surtout problématique pour les patients qui ont besoin de traitements supplémentaires."

Le professeur Elewaut est parvenu à vaincre cet état de sommeil. "Nous avons fait cela en rompant le fonctionnement de la leptine, une hormone qui enfonce les lymphocytes NKT." Cette recherche ouvre de nouvelles perspectives pour les immunothérapies. "Nous allons poursuivre l’exploration de cette piste et examiner le mécanisme que nous avons découvert sur plusieurs formes de cancer. Nous avons déjà bon espoir d’acquérir de nouvelles connaissances qui contribueront à mettre au point de nouvelles thérapies", conclut le professeur Elewaut.

Source : dépêche Belga du 1er juin 2017.

Contact scientifique : Dirk ELEWAUT, dirk.elewaut[a]ugent.vib.be, +32(0)9 332 22 40

Relayé par Joachim Huet, Attaché de coopération scientifique et universitaire (joachim.huet[a]diplomatie.gouv.fr) et Victorine Hugot, Chargée de mission (victorine.hugot[a]diplomatie.gouv.fr).

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