Programmes de mobilité scientifique de l’ambassade de France : Bilan 2018

Australie

Actualité
Australie | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
20 mai 2019

En 2018, la section science et technologie de l’ambassade de France en Australie a mené trois programmes d’aide à la mobilité dans l’objectif de favoriser la collaboration scientifique et technologique entre la France et l’Australie.

  • Le programme de mobilité doctorante (6 mobilités en 2018). Ce programme a vocation à faciliter la naissance ou le développement de collaborations de recherche d’excellence entre les deux pays. Il offre un billet d’avion aller-retour pour une mission de recherche sur le terrain ou au sein d’un laboratoire pour les doctorants français et australiens. Ce programme offre les frais de voyage dans les deux sens (Australie-France et France-Australie)
  • Le programme PHC FASIC Chercheurs (18 mobilités en 2018). Ce programme contribue à amorcer ou renforcer des collaborations de recherche bilatérales, et permet aux scientifiques d’institutions de recherche françaises et australiennes de se rencontrer et de discuter de futurs projets collaboratifs. Ce programme vise à soutenir l’établissement de réseaux scientifiques entre la France et l’Australie et de laboratoires de recherche conjoints. Il s’adresse aux post-doctorants et chercheurs de haut niveau affiliés en France, et offre des indemnités de séjour en plus des frais de voyage France-Australie.
  • Le programme de soutien à l’organisation d’ateliers (6 ateliers en 2018). Ce programme soutient l’organisation d’ateliers scientifiques bilatéraux, conçus conjointement par des groupes de recherche français et australiens sur des thématiques d’intérêt commun pour nos deux pays. Cet instrument a pour objectif de favoriser la structuration de communautés de recherche franco-australiennes multidisciplinaires d’excellence, et, lorsque le domaine s’y prête, de faciliter l’accès de l’industrie à leur expertise scientifique bilatérale de qualité. Le soutien apporté peut monter jusqu’à 8000 € par projet, sous forme de frais de missions pour les chercheurs affiliés en France se rendant en Australie à l’occasion de l’atelier.
  • Quelques chiffres-clé
     
    31% de femmes et 69% d’hommes

Durée moyenne des séjours : 23 jours
59 jours pour les doctorants,
16 jours pour les chercheurs,
8 jours pour les séjours de chercheurs à l’occasion d’un atelier.
 

Destinations des mobilités en 2018 : Melbourne, Sydney et Brisbane sont les villes qui attirent le plus de chercheurs

Répartitions des mobilités par domaines scientifiques en 2018 : En termes de domaines scientifiques, on remarque une large prédominance de projets en santé-médecine, et un intérêt croissant pour les mathématiques, lié à la numérisation d’un nombre de plus en plus importants de secteurs.

Aboutissements des mobilités :

Les lauréats ont rédigé un rapport suite à leur mobilité, faisant le bilan de leur mission d’un point de vue scientifique, et d’un point de vue collaboratif.
 

  • Rapports FASIC Chercheurs et Doctorants :

Il s’avère que les recherches menées lors de ces mobilités bénéficient grandement de la complémentarité des compétences et des capacités des équipes françaises et australiennes. En particulier, le partage des équipements de recherche est souvent évoqué dans les rapports. 38% ont initié une nouvelle collaboration, tandis que 62% des missions ont permis de renforcer une collaboration déjà existante. Cependant, lors d’un tiers des missions, il a été possible d’identifier des opportunités de nouvelles collaborations, soit avec des partenaires locaux, soit sur des thématiques périphériques. Les rapports font allusion, pour 54% d’entre eux, à une ou plusieurs publications conjointes issues du travail effectué lors du déplacement. Dans 62% des cas, un échange d’étudiants est évoqué, soit parce que la mission constitue une partie du travail d’un doctorant, soit qu’elle permet d’envisager un futur échange d’étudiant pour poursuivre la collaboration. Enfin, des projets de partage de financement ou une application à une subvention internationale sont évoqués dans un tiers des rapports.

  • Rapports FASIC Ateliers :

Ce format d’atelier semble propice aux échanges et à l’initiation de nouvelles collaborations, puisque tous les rapports évoquent l’identification de nouvelles thématiques d’intérêt commun, suite aux discussions. Deux tiers des ateliers étaient basés sur des collaborations existantes, et un tiers avaient pour objectif d’initier plusieurs collaborations, dont certaines sous des formats publics-privés, incluant les industries, compagnies privées, membres du gouvernement ou organisations internationales. Il y a cependant moins de projets d’échanges d’étudiants (40%) ou d’application à une subvention internationale (40%).

Les retombées de certains ateliers sont cependant conséquentes :

    • Le projet de mise en place d’une IRL (International Research Laboratory, ou UMI) émane des travaux des partenaires participants à l’atelier ‘Workshop on Human and Robotic Vision’ impliquant le Lab STICC, l’IMT Atlantique, ENSTA Bretagne, University of Adelaide, DSTG, ARC Centre of Excellence in Robotic Vision, ARC Centre of Excellence in Nanoscale BioPhotonics, mais aussi l’industrie de défense (Naval Group, DSTG, Thales…)
    • La réflexion engagée lors de l’atelier ‘Establishment of an Earth Observation Platform to Support Pacific Island Nations Environmental, Climate and Livelihood Needs’ se poursuit afin de développer une plateforme d’observation de la Terre pour les états du Pacifique ;
    • La collaboration du LIA ALPhFA a été soutenue par le dispositif FASIC en 2017 (mobilité doctorante) et en 2018 (atelier ALPhFA2). Aujourd’hui, un programme conjoint de recherche en nanotechnologie voit le jour et permettra de former une dizaine de doctorants entre l’école centrale de Lyon en France et l’université RMIT en Australie.

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