Programmes de mobilité scientifique de l’ambassade de France : Bilan 2017

Australie

Actualité
Australie | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
29 janvier 2018

En 2017, la section science et technologie de l’ambassade de France en Australie a mené trois programmes d’aide à la mobilité dans l’objectif de favoriser la collaboration scientifique et technologique entre la France et l’Australie. Nous établissons le bilan de ces programmes en fonctions des rapports envoyés par les missionnaires.

Bilan général des trois programmes d’aide à la mobilité des scientifiques

  • Le programme PHC FASIC (12 mobilités en 2017). Ce programme favorise la collaboration scientifique sur des projets visant à apporter des solutions aux enjeux sociétaux d’intérêt majeur pour la France et l’Australie, aux projets présentant une composante innovation, ainsi qu’aux projets débouchant à l’établissement de recherche partenariale avec l’industrie. Il s’adresse aux post-doctorants et chercheurs de haut niveau, et offre des indemnités de séjour en plus des frais de voyage.
  • Le programme de mobilité scientifique (26 mobilités en 2017). Ce programme a vocation à faciliter l’amorçage de collaborations de recherche d’excellence entre les deux pays. Il offre un billet d’avion aller-retour pour une mission de recherche sur le terrain ou au sein d’un laboratoire pour un doctorant, post-doctorant ou chercheur. Ce programme propose des mobilités dans les deux sens (Australie-France et France-Australie)
  • Le programme SAAFE (3 mobilités en 2017). Ce programme est financé par l’ANSTO, l’AINSE et l’ambassade de France. Son objectif est de soutenir les doctorants impliqués dans une collaboration de recherche entre la France et l’Australie en matière de science et d’ingénierie nucléaires dans les domaines de la santé humaine, de l’environnement et du cycle du combustible nucléaire.

Globalement, sur les trois programmes, plus de la moitié des mobilités bénéficient aux chercheurs et jeunes chercheurs, un quart aux doctorants et le reste aux Post-Doctorants :

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Situation des bénéficiaires des programmes de mobilité 2017
Ambassade de France en Australie

Ces chiffres varient en fonction des programmes, puisque le programme FASIC 2017 a bénéficié aux chercheurs dans une très large mesure (83%), tandis que le programme SAAFE était destiné uniquement aux doctorants.

En termes de domaines scientifiques, on remarque une large prédominance de projets en santé-médecine, suivie par l’ingénierie et la biologie :

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Pourcentage de mobilités par domaines scientifiques en 2017
Ambassade de France en Australie

Si l’on compare ces pourcentages aux domaines des co-publications entre la France et l’Australie, on retrouve ces mêmes thèmes scientifiques d’intérêt commun, où la santé médecine arrive en premier plan, suivi par l’ingénierie et les sciences technologiques, puis la physique et la chimie.

Le programme de mobilité scientifique

En 2017, ce programme a été entièrement géré par l’ambassade de France en Australie. Nous avons reçu 110 candidatures, tous domaines scientifiques confondus. Nous avons fait appel à un panel d’experts dans les domaines concernés pour évaluer ces candidatures.

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Pourcentage de candidatures (en violet) et de lauréats (en bleu) par domaine scientifique
Ambassade de France en Australie

Le graphique ci-dessus présente le pourcentage de candidatures reçues et de lauréats sélectionnés selon le domaine scientifique. Ces deux courbes se ressemblent, montrant qu’il y a à peu près le même pourcentage de candidatures acceptées que de candidatures reçues dans chaque domaine scientifique.

Les lauréats ont rédigé un rapport suite à leurs mobilités, faisant le bilan de leur mission d’un point de vue scientifique, et d’un point de vue collaboratif. Il s’avère que les recherches menées lors de ces mobilités bénéficient grandement de la mise en commun de savoirs, de techniques et d’équipements. Plus de la moitié des mobilités ont permis d’initier une nouvelle collaboration, 52% d’entre elles ont renforcé une collaboration existante, et dans 57% des cas, la mission a également permis d’identifier des opportunités de nouvelles collaborations, soit avec des partenaires locaux, soit sur des thématiques différentes. Les rapports font allusion, pour 65% d’entre eux, à une ou deux prochaines co-publications issues du travail effectué lors du déplacement. Un programme d’échange d’étudiant est envisagé dans 48% des cas, et enfin, des projets de partage de financement ou une application à une subvention internationale sont évoqués dans 60% des rapports, afin d’assurer la continuation de la collaboration.

Quelques chiffres clé de ce programme en 2017 :

74% des lauréats ont moins de 40 ans
54% des lauréats vont dans le sens Australie-France, et 46% dans le sens France-Australie.
64% des lauréats sont des hommes et 31% des femmes.

Le programme FASIC

Ce programme, géré par Campus France, a bénéficié d’une évaluation nationale.

Les domaines scientifiques les plus souvent retenus sont la Santé et Médecine (42%), suivie de l’ingénierie (25%) et de la Science de la terre et Ecologie (17%).

Selon les rapports de lauréats, leur mobilité a permis dans la majorité des cas (89%) de renforcer une collaboration existante, mais a également permis, dans 67% des cas, d’identifier de nouvelles collaborations sur place ou de permettre le networking. Les rapports parlent beaucoup de co-publications à venir (89% d’entre eux), et dans 66% des cas, une demande de subvention ou de partage de financement futur est envisagée.

Quelques chiffres clé de ce programme en 2017 :

83% des lauréats ont moins de 40 ans
83% des lauréats sont des hommes 

Le programme SAAFE

Ce programme a été évalué par l’ANSTO

Sur les trois candidats retenus, l’un vient de l’université de Montpellier, et est venu travailler avec l’ANSTO sur un projet de chimie des métaux. Un autre candidat vient de l’Université de Melbourne, et a travaillé au sein de l’INSERM sur un sujet de neurobiologie. Enfin, un candidat de l’université de Sydney s’est rendu à Centrale-Supelec pour travailler sur un sujet lié aux combustibles fissiles des centrales nucléaires.

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