Premiers résultats FASIC

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8 mai 2018

Les lauréats des programmes Hubert Curien FASIC doctorants et FASIC Workshops ont été sélectionnés.

PHC FASIC Doctorants

Cette année, 7 étudiants ont été sélectionnés pour le programme FASIC Doctorants qui soutient la mobilité des doctorants entre la France et l’Australie dans le but d’établir ou de consolider des liens individuels entre des laboratoires de recherche français et australiens.
Parmi eux, deux Australiens vont venir en France et 5 Français iront en Australie.

Les domaines scientifiques sur lesquels travaillent ces doctorants sont variés : science des matériaux, mathématiques théoriques et appliquées à la modélisation de l’interface océan-atmosphère, études médicales sur l’effet des radiothérapies, astrophysique et cosmologie, science de l’environnement sur les eaux de surface, technologies des convertisseurs d’énergie des vagues océaniques, et étude sur les paramètres de freinage automatique et d’évitement d’accident pour optimiser la sécurité des conducteurs routiers.

Les institutions de recherche australiennes qui participent à ces collaborations sont : Monash University, The University of Adelaide, The University of New South Wales, le CSIRO, The University of Tasmania, et le Sir Charles Gairdner Hospital. Les partenaires français sont : l’Ecole Arts & Métiers ParisTech, l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, l’Institut National Polytechnique de Toulouse, l’Ecole Centrale Nantes, l’Institut de Mathématiques de Bordeaux, et l’Université de Rennes.

Tous les projets sélectionnés nous ont convaincus d’une bonne complémentarité des équipes franco-australiennes qui mettent en commun leurs compétences et leurs équipements sur des thématiques d’intérêt.

PHC FASIC Workshops

Nous avons reçu un grand nombre de candidatures de qualité au programme PHC FASIC Workshops initié cette année. Ce programme soutient l’organisation d’ateliers scientifiques bilatéraux, conjointement conçus par des groupes de recherche français et australiens et visant à initier ou développer des collaborations ambitieuses. 6 projets ont été sélectionnés sur des thématiques d’intérêt stratégique pour la collaboration bilatérale.

  • Le Forum européo-australien d’Observation de la Terre pour les objectifs de développement durable de la région Pacifique propose de rassembler les acteurs européens et océaniens (experts, organisations non-gouvernementales, politiques, …) afin de d’identifier les besoins de la région Pacifique en matière de données d’observation de la Terre, et d’établir une stratégie de collaboration entre pays européens et Pacifique. Les principaux acteurs engagés dans ce projet sont le CSIRO, le CNES, le département australien de l’Industrie, l’Innovation et la Science, Geoscience Australia, l’IRD, et le CNRS.
  • Le LIA ALPhFA2 Workshop a pour ambition de promouvoir la recherche fondamentale, l’innovation technologique et la formation dans le domaine de la photonique entre les grands laboratoires français (INL, C2N, Fresnel, FEMTO-ST) et australiens (Université Macquarie, Université nationale australienne, RMIT, Université de Sydney, Swinburne University). Le workshop s’efforcera d’intégrer les industries photoniques françaises et australiennes afin de créer des liens collaboratifs et des partenariats solides avec des industriels exploitant les technologies photoniques.
  • Le Workshop Collaboration France-Australie dans le domaine des eaux de surface cherche à mettre en place une collaboration franco-australienne autour de différents thèmes liés à l’étude des eaux de surface. Ces thèmes comprennent l’océanographie, l’éco-toxicologie, la prédiction des inondations à l’aide de détecteurs à distance, les glissements de terrains, la résilience des zones urbaines face aux inondations,…Les acteurs principaux de ce projet sont le CSIRO et le GIS HEDD & SHF et le workshop impliquera des scientifiques de l’IRSTEA, du CEREMA, du CERFACS, de Polytechnique, et des universités de La Trobe, Monash, RMIT, ANU, et Dauphine.
  • Le Workshop Analyse Fonctionnelle de données , et au-delà s’intéresse à une branche de l’analyse de données qui prend en compte les liens fonctionnels dans les données. Ce thème de recherche est en lien direct avec les mutations du monde numérique (big data, open data, massive dataset, deep learning) et les évolutions technologiques (imagerie médicale, télémétrie spatiale, objets connectés, etc). Ce workshop de dimension internationale, puisqu’il implique l’Université de Melbourne, l’Institut de Mathématiques de Toulouse, mais aussi l’University of California, McGill University au Canada, Lancaster University au Royaume Uni, etc., va s’efforcer d’anticiper les besoins de traitement de données à venir et d’initier de nouvelles collaborations.
  • Le Workshop Modèles vers une gestion écologique des feux de forêt a pour objet les modèles mathématiques et statistiques qui sont utilisés pour la gestion et la prévention des feux de forêts, avec notamment l’intégration de données, de contraintes et d’objectifs écologiques et économiques dans ces modèles. Ce workshop, initié par le projet européen H2020 GEO-SAFE, ouvre la voie à des collaborations Australie-Europe-Pacifique dans des domaines pluridisciplinaires, avec en particulier la participation du RMIT, de l’Université de Tasmanie, de l’Université de Nouvelle Calédonie, du CNRS, mais aussi de la fondation espagnole Pau Costa sur la gestion écologique des feux.
  • Enfin, le Workshop Vision humaine et robotique : Comprendre les scènes 3D pour les technologies d’assistance visuelle et la robotique se penche sur trois différents sujets liés à la vision en trois dimensions : L’assistance visuelle en 3D, La vision robotique et son apprentissage automatique, et la pertinence des informations issues de systèmes intelligents. Les avancées technologiques dans ces domaines permettraient de développer des applications pour la santé et de la défense, et font appel à des compétences en psychologie, ingénierie, physiologie, mathématiques et informatique… Ce projet est porté par le Lab STICC de l’IMT Atlantique, et l’Université d’Adelaide, et vise à renforcer les liens avec le DSTG (groupe de Sciences et Technologies de Défense australien), et les Centres d’Excellence australiens en vision robotique et en BioPhotonique à échelle nanoscopique.

Ces projets sont tous de grande envergure à la fois par leur pluridisciplinarité scientifique et leur potentiel de structuration autour d’une thématique ambitieuse, mais aussi par leur implication multinationale et leurs liens transcendant le milieu académique, et enfin, par les possibilités d’avancées scientifiques et technologiques qu’ils laissent espérer.

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