Premier symposium Franco-Australien sur l’énergie

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Australie | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement | Stockage de l’énergie
8 mars 2018

Le premier symposium inaugural franco-australien de recherche et d’innovation sur l’énergie s’est tenu le 7 février 2018 à l’Université du New South Wales (UNSW) à Sydney, dans le cadre de la troisième conférence internationale Energy Future (EF3).

La coopération bilatérale sur l’énergie et les ressources est identifié comme un axe fort du partenariat stratégique rehaussé France-Australie conclu en mars 2017. Un effort de structuration de la coopération scientifique sur des champs /défis technologiques clés (en particulier, les énergies renouvelables, le stockage d’énergies, l’intégration de systèmes) constitue donc un levier de la stratégie de positionnement de la France comme partenaire de l’Australie sur le secteur.
Ce symposium a rassemblé une forte communauté scientifique française, largement emmenée par le CNRS, des chercheurs de centres de recherche australiens (UNSW, ANU, Université d’Adélaide, Flinders, Deakin, CSIRO) et associait également des industriels du secteur ainsi que le Centre de croissance australien pour l’énergie et les matières premières (NERA Industry Growth Center).

Cette démarche était particulièrement pertinente à la veille d’une séquence majeure de dialogue bilatéral pour le futur de la coopération scientifique et technologique prévue pour fin octobre 2018, et compte tenu :
a) des opportunités stratégiques que représente le secteur des énergies renouvelables et des matières premières pour les entreprises françaises et australiennes ;
b) la position unique de l’Australie en Asie et sa capacité à servir de plateforme pour la démonstration à grande échelle de technologies innovantes.
Le symposium a permis de rappeler que la France dispose de très fortes capacités scientifiques académiques sur l’énergie et d’un savoir-faire avéré de recherche partenariale avec l’Industrie et des outils (incluant les incubateurs de technologies) permettant la transition de technologies vers leur commercialisation. La coopération franco-australienne de recherche sur l’énergie représente en effet une part non négligeable du volume actuel des co-publications scientifiques impliquant des auteurs français et australiens. L’excellence des compétences scientifiques françaises sont par ailleurs largement identifiées des laboratoires australiens (près de 80% des co-publications scientifiques à fort impact sur l’énergie impliquent le CNRS), et participent pleinement de la crédibilité française sur le secteur.
Les discussions du symposium ont permis de préciser les champs d’opportunité pour la coopération scientifique et technologique bilatérale dans les domaines de la production d’énergie (nouveaux moyens pour produire l’énergie, qu’elle soit à partir du solaire, de l’éolien, de l’énergie marine, de la biomasse, ou à partir d’autre ressources naturelles non conventionnelles telles que le dioxyde de carbone), du stockage d’énergie (batteries, stockage d’hydrogène, nouvelles méthodes pour la production de carburants synthétiques à partir des énergies renouvelables) et de l’intégration des systèmes.

Elles ont également renforcé la mobilisation des scientifiques impliqués, qui ont pour objectif de se fédérer via une plateforme scientifique bilatérale AFRAN rassemblant les compétences françaises et australiennes de recherche sur l’énergie. Cette plateforme a vocation à faciliter l’accès des décideurs et entreprises françaises et australiennes à l’expertise bilatérale disponible. Les perspectives de possible mise en place de laboratoires internationaux associés seront également explorées avec le CNRS.

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