Le LIA CNRS CANECEV voit ses capacités de recherche décuplées par l’obtention d’une ANR et d’un financement ARC !

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Australie | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
7 septembre 2018

Le Laboratoire International Associé CANECEV, inauguré lors de la visite du président Emmanuel Macron en Australie en mai 2018, vient d’être sélectionné par l’ANR pour recevoir un financement de 536 133,60 € pour son projet de recherche « Ecologie et évolution des cancers transmissibles », mais également par l’ARC, l’équivalent australien, pour un projet d’étude de l’évolution des capacités immunitaires chez les animaux sauvages, projet grâce auquel il recevra 300 000 Au$ sur 3 ans.

Le Prof Fréderic Thomas (CNRS), et le Dr Beata Ujvari (Deakin University), les deux codirecteurs de ce LIA et membres AFRAN, vont mener des recherches pour comprendre pourquoi des cancers transmissibles émergent, comment ils évoluent, quels sont leurs impacts sur l’écologie et sur l’évolution, et comment gérer ou réduire leurs effets… Ils vont en particulier étudier l’occurrence des cancers transmissibles dans la nature chez le diable de Tasmanie, un vertébré ayant une population et une diversité génétique réduites, et chez la moule, un invertébré ayant une population et une diversité génétique étendues. Les données recueillies permettront d’identifier les caractères communs et spécifiques de l’émergence de ces cancers transmissibles. Ils vont également étudier la réponse immunitaire du diable de Tasmanie en réponse à la tumeur faciale transmissible dont souffre cette espèce. Ils vont en particulier s’intéresser à la différence d’expression des gènes immunitaires chez les populations captives et celles en liberté afin de comprendre le rôle de l’adaptation génétique et phénotypique de l’hôte affecté.

Ces projets combinent oncologie, écologie, immunologie, épidémiologie, et biologie de l’évolution, autant de domaines qui n’ont, jusqu’à récemment, pas développé beaucoup de passerelles entre eux. Appliquer les principes évolutionnistes et les approches écologiques à l’étude des cancers, permettra une autre compréhension de la maladie, et de son évolution, mais devrait également améliorer la prévention et les thérapies. Ces études transdisciplinaires révèleront la teneur écologique et évolutionniste de la biologie des cancers, et rassembleront des mathématiciens, des biologistes cellulaires, des biologistes de l’évolution et des écologistes du comportement.

Les financements de recherche attribués à ce LIA sont une reconnaissance formidable de cette collaboration scientifique franco-australienne, et de l’importance de la recherche qui y est menée. Elles permettront de développer les compétences transversales nécessaires en France et en Australie en impliquant plusieurs étudiants dans des projets bilatéraux.

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