L’Atlas du Vivant en Australie

Australie

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Australie | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
8 mars 2018

Une abeille solitaire coupeuse de feuille, de la famille mégachile, a été observée portant des feuilles coupées et du pollen dans un terrier occupé par une araignée-loup. Les photos, prises par un employé de l’entreprise de Rail du Queensland, montrent des interactions fréquentes pendant trois jours entre l’abeille et l’araignée, sans aucun signe d’agression… Ces images incroyables ont été téléchargées sur l’Atlas du Vivant en Australie (Atlas of Living Australia - ALA), où elles ont été remarquées par un entomologiste du musée du Victoria, menant à la découverte de ce comportement insoupçonné de l’insecte et de l’arachnide…

Un scientifique australien veut étudier le timide échidné, en particulier sa distribution de population, afin de déterminer si l’animal est en danger, et pourquoi. Une telle étude sur un animal qui se cache dans un territoire de la taille d’un continent est infaisable… sans l’aide de l’ALA qui a permis de rassembler une importante quantité de données à moindre coût et en peu de temps avec son programme de science citoyenne faisant participer le grand public !

L’Atlas du Vivant en Australie (ALA) constitue la base de données nationale sur la biodiversité australienne. Il fournit un accès libre à toutes les informations disponibles pour soutenir la recherche, la surveillance de l’environnement, les plans de conservation, l’éducation et les activités de biosécurité… La plateforme de données est le résultat d’une collaboration entre le CSIRO, les musées, les herbiers, les universités et le gouvernement australien. Fondé sur le principe du partage des données, l’ALA rassemble les informations issues de collections historiques, d’observations sur le terrain et d’études scientifiques, auxquelles se rajoutent des données moléculaires, des cartographies, des enregistrements sonores…
La base de données comprend également des outils d’analyses permettant aux utilisateurs d’explorer les relations entre la distribution de population d’une espèce et plus de 400 facteurs tels que le taux de précipitations, la température, l’humidité des sols, les frontières politiques ou régionales, le feu, la végétation… L’ALA invite également les citoyens à enregistrer leurs observations de la faune et la flore australienne sur la plateforme ‘Record a sighting’, et soutient la science citoyenne au travers du ‘Australien Citizen Science Project Finder’ qui promeut les différents projets scientifiques à travers l’Australie et met à leur disposition des outils de collection de données que le public peut utiliser pour participer au projet.

Une telle plateforme de données digitalisées offre l’avantage d’un partage facile et rapide des données, et d’une capacité d’analyse selon une grande palette de facteurs. Mais il existe de nombreux autres avantages imprévus, tels qu’une plus grande interaction entre disciplines scientifiques, et l’importance grandissante de la contribution du grand public…

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