Biologie de synthèse

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Australie | Politiques de recherche, technologiques et universitaires | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
5 août 2019

la biologie de synthèse offre de nombreuses opportunités de collaborations France-Australie.

Les avancées en génie génétique et en technologies de synthèse ont permis le développement de la biologie de synthèse qui a pour but de concevoir et de synthétiser de nouveaux systèmes et fonctions biologiques, ayant des applications notamment dans les secteurs pharmaceutique, chimique, agricole et environnemental.

L’Australian Council of Learned Academies (ACOLA) a édité en septembre 2018 un rapport sur ce champ scientifique en plein essor, afin d’identifier les domaines stratégiques pour l’Australie, pour lesquels elle devrait renforcer ses capacités. Ces domaines sont :

  • L’industrie et l’énergie, avec de nouveaux composés chimiques et biologiques conduisant à des matériaux aux propriétés innovantes, ou à des carburants de basse émission de gaz à effet de serre.
  • L’agriculture et l’alimentation, avec des cultures plus adaptées et résilientes, ou de meilleure qualité nutritionnelle, ou encore sans agent allergène.
  • L’environnement et le contrôle biologique, avec la mise au point de bio-senseurs détectant la pollution industrielle et de mécanismes d’assainissement, ou des systèmes de contrôle de la reproduction des espèces invasives, ou de renforcement de la résilience d’espèces cruciales pour leurs écosystèmes.
  • La santé et la médecine, enfin, avec la conception de molécules contre le cancer, de nouveaux antibiotiques, de vaccins, ou de mécanismes de diagnostiques innovants.

L’une des conclusions de ce rapport souligne la nécessité de mettre en place une plateforme nationale dédiée à la biologie de synthèse, afin de permettre à l’Australie d’être compétitive dans ce domaine. Ceci implique une étude des options stratégiques du pays dans ce secteur pour en déterminer les besoins et établir un plan d’investissement.

A la suite du rapport de l’ACOLA, et dans l’optique de cette étude, Carolyn Shrives, directrice de la branche ‘programme et politique de recherche’ du Département de l’Education et de la Formation, s’est rendue en France en juin dernier pour rencontrer le Pr. Jean-Loup Faulon, INRA/iSSB (institute of Systems and Synthetic Biology) et co-directeur du GDR BioSynSys. La France est en effet à la 4ième place mondiale en termes de publications scientifiques en biologie de synthèse, après les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’Allemagne. Le réseau européen de laboratoires IBISBA (Industrial Biotechnology Innovation and Synthetic Biology Accelerator) a notamment permis à la France de se positionner internationalement dans ce domaine.

Les forces australiennes dans ce secteur sont coordonnées par la Bioplateform Australia, un réseau de chercheurs et d’infrastructures de recherche en biologie moléculaire financée par le NCRIS (National Collaborative Research Infrastructure Strategy). Cette plateforme supervise 19 infrastructures de recherche principalement au sein des universités. L’université de Macquarie et l’Université du Queensland sont les deux pôles d’expertises en biotechnologies industrielles. De leur côté, l’université de Monash et le centre Peter McCallum viennent d’investir dans une immunothérapie pour le traitement du cancer (domaines des Biotechnologies à visée médicale). Enfin, le CSIRO développe sa Synthetic Biology Future Science Platform.

Dans le cadre du développement de la biologie de synthèse en Australie, des collaborations sont possibles entre nos deux pays. Le Toulouse White Biotechnologie (démonstrateur préindustriel à interface public-privé) est particulièrement repéré par les Australiens comme une infrastructure efficace de maturation technologique. Le programme européen ELIXIR les intéresse également pour les normes concernant l’organisation et la gestion de données. Les conclusions de l’étude stratégique sont à attendre pour la fin de l’année 2019.

Lire le rapport de l’ACOLA

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