Bilan des missions CNRS 2018

Australie

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Australie | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
26 mars 2019

La collaboration scientifique entre la France et l’Australie est en plein essor depuis quelques années. Avec 3914 co-publications en 2018, l’Australie est le 4ième pays en dehors de l’Europe pour le volume de co-publications avec la France, après les USA, le Canada et la Chine. Parmi les organismes les plus actifs dans cette collaboration bilatérale, nous trouvons le CNRS en tête, avec 40% des co-publications. Cet article propose un bilan des missions du CNRS en Australie

Aux côtés du CNRS nous trouvons côté français, la COMUE de Paris Saclay (16%), l’INSERM (15%), Sorbonne Université (14%), l’APHP (13%), le CEA (10%), et l’Université d’Aix-Marseille (9%). L’INRA (5.7%) et l’IRD (5.6%) sont également présents sur des segments plus ciblés. Ces pourcentages ne sont pas cumulatifs, puisque par exemple, la moitié des auteurs universitaires appartiennent également au CNRS. Du côté australien, les organismes qui participent le plus à la collaboration scientifique bilatérale sont l’Université de Sydney (17% des co-publications), l’Université de Melbourne (15%), l’Université de Monash (12%), l’Université de Queensland (10%), et l’Université d’Adélaïde (9%). Le CSIRO n’affiche que 5% du volume des co-publications avec la France.

En 2018, le nombre de co-publications entre le CNRS et l’Australie est de 1554. Les sciences de l’univers et la physique sont les domaines prédominants, suivis des sciences de l’environnement et de la technologie. Cette même année, plus de 400 missions de chercheurs du CNRS ont eu lieu à destination de l’Australie. Les thèmes prédominants des missions sont un peu différents de ceux des co-publications puisque les missions sont à 65% motivées par les séminaires ou conférences ayant lieu en Australie.

Une grande part des missions sont en provenance de Paris et d’Ile de France ou de la région Midi-Pyrénées, qui ensemble totalisent presque la moitié des missions CNRS. On remarque cependant la progression de la Bretagne et Pays de Loire et de l’Aquitaine, par rapport à 2017, qui confirme une politique tournée vers l’Australie du Sud pour la région Bretagne.

Sydney, Melbourne, et Brisbane sont les premières destinations australiennes des missions CNRS :

Plus de la moitié des missions (65%) ont pour objet la participation des chercheurs CNRS à un colloque ou à un congrès scientifique en Australie. Le reste des missions sont des rencontres visant à travailler en équipe (25%) ou à initier une future collaboration en établissant un contact (5%), ou encore à acquérir des connaissances et techniques dans les laboratoires australiens (2%). Enfin, un certain nombre de missions (3%) correspondant à des visites institutionnelles stratégiques ont été effectuées en 2018 par les chercheurs ou la direction du CNRS.

Le CNRS joue depuis 2012 un rôle déterminant dans la structuration de la collaboration scientifique bilatérale, grâce à ses outils collaboratifs tels que les LIA (Laboratoires Internationaux Associés), les IRN (International Research Network) et les PICS (Projets Internationaux de Collaboration Scientifique).

La présence en Australie de M. Antoine Petit, président du CNRS, au sein de la délégation ministérielle, ainsi que la signature d’une lettre d’intention avec les universités d’Australie du Sud et Naval Group, amorçant la création de la première Unité de Recherche Internationale, témoignent de la dynamique de la coopération scientifique en cours, et de l’émergence de nouveaux types de partenariats bilatéraux ambitieux, notamment public-privés.

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