Venue de Cédric Villani à Berlin : quelle stratégie franco-allemande pour l’intelligence artificielle ?

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Allemagne | Politiques de recherche, technologiques et universitaires | Sciences et technologies de l’information et de la communication : TIC, télécoms, micro-nanotechnologies, informatique
7 mars 2018

Le député et mathématicien médaillé Fields Cédric Villani s’est rendu à Berlin le 1er mars 2018. Il a rencontré différents partenaires allemands issus de l’économie numérique, de la politique et de la recherche afin d’exposer les différents points de sa mission sur l’IA (intelligence artificielle) en France et de recueillir le point de vue allemand sur le sujet.

La conférence « IA : quelle stratégie pour l’Allemagne et la France dans un contexte de compétition mondiale » a réuni Cédric Villani, Wolf-Dieter Lukas (référent numérique au Ministère fédéral de l’Education et de la Recherche, BMBF), Nicolas Zimmer (CEO de la fondation berlinoise pour la technologie) et Isabelle Canu (directrice des opérations chez le fond d’investissement Coparion) à l’Ambassade de France à Berlin le 1er mars 2018. Très vite, la discussion a porté sur le retard européen dans le domaine de l’IA, avec certes quelques points forts – des chercheurs de pointe, une avance industrielle sur les marchés B2B – mais qui ne suffiront pas sans mobilisation de l’ensemble des acteurs : politiques, investisseurs, industriels.

La discussion a également souligné que la confiance dans les nouvelles technologies était un point fondamental pour que l’Europe puisse construire ses propres outils d’intelligence artificielle. Le débat éthique sur l’IA, l’explicabilité des décisions assistées par IA (notamment enmédecine) ainsi que la réduction de la fracture numérique constituent ainsi des enjeux clés. Le dialogue avec la société civile est ainsi vu comme un facteur déterminant de réussite de part et d’autre du Rhin.

En définitive, l’Europe n’a pas encore perdu la course à l’intelligence artificielle, mais doit se coordonner rapidement sur une politique ambitieuse face au leadership américain et aux investissements chinois. Les différents intervenants du panel ont d’ailleurs regretté le manque de fonds européens et appelé à davantage de prise de risque de la part des industriels et des investisseurs. Le manque d’infrastructures européennes – centres d’hébergement des données notamment – a également été dénoncé.


Rédactrice : Philippine Régniez, philippine.regniez[at]diplomatie.gouv.fr – www.science-allemagne.fr

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