HYREKA !

Allemagne

Brève
Allemagne | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
5 avril 2019

Voilà le nom du projet financé par le Ministère Fédéral de l’Education et de la Recherche (BMBF) et dirigé par l’institut d’hygiène et de santé publique de Bonn chargé d’évaluer l’importance des eaux usées dans la propagation de la résistance aux antibiotiques.

Ce projet s’inscrit dans la politique de soutien du BMBF à la recherche sur le traitement et l’évaluation de la qualité de l’eau. Plus particulièrement, il répond à l’objectif n°4 de la stratégie allemande de lutte contre l’antibiorésistance (DART 2020), qui prévoit de prévenir la propagation de bactéries résistantes à la source.
Il réunit plus d’une dizaine d’institutions de recherche, des services publics de traitement de l’eau mais aussi d’industriels. Au terme de 3 ans de financement, les experts de ce projet livraient leurs conclusions les 3 et 4 avril. Alors, quelles sont donc les grandes découvertes d’Hyreka ?

Ce financement a déjà abouti à la publication d’au moins 3 articles dans des revues scientifiques à comité de lecture (voir ci-dessous). Au cours de deux jours de présentations, les différents scientifiques impliqués dans le projet ont présenté un large éventail de résultats.

En s’appuyant aussi bien sur des prélèvements d’eaux usées, de purin, d’échantillonnage bactérien dans les sanitaires d’avions ou encore d’hôpitaux et à l’aide de méthodes de métagénomique, de tests de résistance aux antibiotiques, les différentes équipes ont mis en évidence des hotspots de sélection et de propagation de bactéries résistantes aux antibiotiques.
Tandis que les méthodes permettant la séparation des eaux usées enrichies en bactéries résistantes restent plutôt élusives, les chercheurs ont évalué différentes méthodes de traitement des eaux contaminées pour éviter la dissémination à la sortie des stations d’épuration. Un traitement successif des eaux usées par ozonation puis par ultrafiltration permettrait d’éviter la dissémination de bactéries multirésistantes.

Le développement de telles méthodes est urgent et d’importance au moins égale à la recherche et au développement de nouveaux antibiotiques. Sans une réponse internationale d’ampleur, les modèles prévoient que la résistance aux antibiotiques pourrait entraîner la mort de 10 millions de personnes par an en 2050, ce qui en ferait la première cause de mortalité dans le monde.

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Source :

  • Présence à l’évènement

Rédacteur : Paul Kennouche, paul.kennouche[at]diplomatie.gouv.fr – www.science-allemagne.fr

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