Des chimistes d’Olomouc ont développé un complexe anti-inflammatoire et anti-tumoral à base d’or

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République Tchèque

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République Tchèque | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
31 mars 2016

La publication "Gold (I) Complexes of 9-Deazahypoxanthine as Selective Antitumor and Anti-Inflammatory Agents" a été publiée dans la prestigieuse revue scientifique PLoS ONE (PLoS ONE 9 (2014) e109901, IF2013 = 3.534).

Cette étude élargit considérablement les connaissances dans le domaine de la chimie bio-inorganique des complexes d’or avec des résultats significatifs sur l’activité sélective anti-tumorale et l’activité anti-inflammatoire de complexes à base d’or impliquant des dérivés 9-déazahypoxanthine comme ligands.

Les résultats ont été obtenus par une série d’essai thérapeutique. Certains étaient basés sur des modèles cellulaires (cytotoxicité testée contre neuf lignées cellulaires du cancer à traiter) et d’autres sur la culture primaire d’hépatocytes humains (toxicité contre des cellules saines).

La découverte accidentelle de propriétés anticancéreuses de la cis-platine dans le milieu des années soixante a permis le développement de médicaments alternatifs à base de platine.

Cependant le traitement à base de platine sur les tumeurs présente de sérieux effets secondaires et certains cancers commencent à y résister. Les biomolécules contenant du sulfure jouent un rôle important dans la chimiothérapie à base de platine. Elles présentent une grande affinité à l’ion platine. Le sulfure est impliqué dans tout le processus métabolique des médicaments à base de platine.

Le développement de composés basés sur un type de métal autre que la platine est une priorité. Parmi les agents anti tumoraux non basés sur la platine, les complexes à base d’or ont attiré l’attention puisqu’ils permettent une forte inhibition de la croissance des cellules tumorales.

L’avancée majeure réside non seulement dans l’utilisation de composés d’or pour traiter les tumeurs mais aussi dans la conception de médicaments à base de ce métal qui s’avèrent être très efficaces, non-toxiques et sélectifs vers les sites des cellules cancéreuses. Ils agissent localement sur le cancer ce qui permet d’épargner les cellules saines et de minimiser les effets secondaires.

Pour en savoir plus :

Article source de la revue PLOS, 15/10/2014 :
http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0109901

Source :

Journal scientifique en ligne de l’Université d’Olomouc, 02/02/2016 :
http://www.zurnal.upol.cz//zprava/clanek/olomoucti-chemici-vyvinuli-komplexy-zlata-ucinne-proti-zanetum-i-nadorum/

Rédacteur(s) : Clément DIOT – clement.diot[a]ifp.cz