Les plantes, des bio-usines pour des futurs vaccins

Partager
Italie

Actualité
Italie | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie | Chimie du végétal
9 mars 2016

Nouvelles perspectives en biomédecine : les laboratoires du centre de recherche ENEA[1] Casaccia ont produit, à partir de la plante de tabac, des molécules qui pourraient être utiles pour le développement à court terme de vaccins sûrs et économiques et de nouveaux instruments de diagnostique pour affronter d’éventuelles urgences sanitaires.

Les recherches menées par l’ENEA ont pour point de départ le virus à l’origine du SRAS, le syndrome respiratoire aigu devenu une urgence médicale en 2003, qui bien que contenu à l’époque, présente encore aujourd’hui un risque élevé de nouveaux épisodes, car aucun vaccin n’est à ce jour disponible, malgré les efforts de recherche au niveau mondial.

Le travail mené par l’ENEA consiste à produire des molécules à fort potentiel : grâce à cette étude, conduite en collaboration avec l’Institut Supérieur de la Santé (ISS) et le Prince of Wales Hospital d’Hong Kong, quelques molécules qui composent le virus causant la SRAS ont été produites.
Cette approche peut être étendue à d’autres agents infectieux, comme par exemple le virus Zika, d’émergence récente en Amérique latine, qui représente une des plus grande urgence sanitaire de ces dernières années.
Utilisant les plantes comme bioréacteur - dans ce cas, une espèce de tabac considéré comme un modèle pour le molecular farming - l’étude a permis de produire une molécule du virus qui a été reconnue par les anticorps des personnes ayant contracté le SRAS en 2003, ouvrant la voie au développement de tests de diagnostique rapides et économiques, mais aussi d’instruments innovants pour la protection et le soin des individus affectés par ces pathologies.
La production de vaccins à partir de plantes est la nouvelle frontière de la recherche dans le domaine de la prévention des épidémies et des pandémies. Les vaccins sont rapide à produire, sûrs et peu coûteux.
Les plantes offrent divers avantages par rapport aux systèmes conventionnels utilisés pour la production de molécules d‘intérêt pharmaceutique.
Hormis le fait qu’elles sont capables de donner naissance à des molécules de haute authenticité structurelle, elles ont la capacité de croître très rapidement dans des conditions non stériles et ne contiennent ni virus, ni autres pathogènes humains.


[1] Agence nationale pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable

Pour en savoir plus :
http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fpls.2016.00054/full
http://www.who.int/csr/disease/en/

Source :
http://www.enea.it/it/Stampa/news/salute-dalle-piante-una-biofabbrica-per-futuri-vaccini

Rédacteur :
Marine Goburdhun - marine.goburdhun[at]institutfrancais.it