Encres biocompatibles et biodégradables pour la traçabilité et la lutte contre la contrefaçon

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Italie | Science de la matière : matériaux, physique, chimie, optique | Horizon 2020 : innovations et progrès techniques
18 juin 2015

Deux nouveaux brevets de l’Institut Italien de Technologie (IIT@Polito) relatifs à l’élaboration d’une encre imprimable à jet à base de polyaniline et graphène entièrement biocompatible et biodégradable, avec de bonnes caractéristiques de conduction électrique, ont été déposés récemment. Cette nouvelle encre porte à de multiples applications, de la traçabilité des aliments pour la protection du Made in Italy, aux secteurs aérospatial et de l’électronique de grande consommation.

Illust: Crédits : IIT, 8.8 ko, 300x300
Crédits : IIT

Alessandro Chiolerio, avec Samuele Porro et Sergio Bocchini du laboratoire de Turin de l’Institut Italien de Technologie (IIT@Polito), a réussi à synthétiser une nouvelle encre nanostructurée, née de l’union du graphène (matériau à deux dimensions à base de carbone) et de la polyaniline (un plastique conducteur). Cette technologie permet de réaliser une électronique imprimable, biodégradable et biocompatible, dont les applications sont nombreuses.

La première application, développée avec la start-up Politronica Inkjet Printing, a permis d’incorporer dans l’emballage une mini antenne pour l’identification par fréquence radio (RFID) utilisée dans la traçabilité des aliments. Ce premier prototype est en cours de développement pour l’industrialisation à plus large échelle de confection avec un système intégré de traçabilité et anti-falsification. Un emballage innovant qui sera en mesure de sauvegarder au niveau international le Made in Italy combinant des produits à un haut profil technologique avec la tradition des produits italiens.

Mais les applications de nouvelles encres au graphène sont pratiquement illimitées, de l’aérospatial (résistance à des températures relativement élevées, aux vibrations, chocs et décharges électrostatiques) aux transports (supercondensateurs), des télécommunications (oscillateurs) à l’électronique de consommation (pourrait remplacer le quartz de résonance des horloges). En outre, cette technologie pourra être intégrée avec des objets du quotidien tels que tablettes, smartphones, journaux, magazines, vêtements, meubles, etc.
Avec ces deux nouveaux brevets, l’Institut Italien de Technologie vise à étendre dans le tissu productif ces nouvelles technologies dans le but de contribuer à la relance du développement économique de l’Italie. La nanomanufacture- la production qui utilise les nanotechnologies - constitue en effet une révolution profonde, qui conduira à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’ingénieurs, destinée à changer l’actuel système de production et à créer des marchés qui n’existent pas encore. Le modèle de l’industrie de fabrication que nous avons connu jusqu’à maintenant est en effet susceptible de changer vers un modèle de production moins invasif qui pourrait ramener la fabrication au cœur des villes.

http://www.iit.it/en/news/news/2015-news/2785-incihiostri-biocompatibili-e-biodegradabili-per-salvaguardare-il-made-in-italy.html

Rédacteur(s) : Camille Arnaud

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