La robustesse des coquillages mise en évidence par l’impression 3D

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Inde | Science de la matière : matériaux, physique, chimie, optique | Valorisation des métaux sous-marins
30 juin 2015

Une publication récente à laquelle ont participé l’Indian Institute of Science, Bangalore (IISc) et la Rice University de Houston, aux États-Unis, explique la très grande résistance des coquillages (palourdes, huîtres, escargots) à de hautes pressions. Les résultats, publiés dans le journal Science Advances [1], pourraient permettre d’améliorer la résistance des matériaux utilisés dans les domaines du transport et de la défense.

Les coquillages sont constitués de calcium, carbonate, nacre et autres substances organiques et inorganiques qui leur permettent de se protéger d’éventuels prédateurs ainsi que de résister aux hautes pressions des fonds océaniques. Jusqu’à présent, la résistance des coquillages était attribuée à leurs microstructures, et peu d’études ont été menées sur le sujet, a expliqué Chandra Sekhar Tiwary (auteur principal de l’étude) au journal Nature [2].

Pour mener ces travaux, deux types de coquillages ont été modélisés et fabriqués par impression 3D : un coquillage en forme d’éventail et un coquillage en forme de tire-bouchon. Des tests de résistances à de hautes pressions menés à la fois sur les coquillages imprimés et sur des coquillages naturels ont montré que c’est la forme des coquillages, plutôt que leur unique composition chimique, qui explique leur robustesse ; ils ont également permis de représenter la manière dont les forces se répartissent à leur surface.

A l’heure actuelle, seules des études macroscopiques ont été menées. Des études aux échelles micro et nanoscopiques sont à présent envisagées.

Illust: Palourdes - Crédit :, 268.9 ko, 997x748
Palourdes - Crédit : Marlith

http://en.wikipedia.org/wiki/Clam#/media/File:Clams.JPG

Contact / Pour en savoir plus : cst.iisc[a]gmail.com

Sources :

Rédacteur(s) : Florian Morin