La Corée du sud se penche sur le développement d’exosquelettes

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Corée du Sud

Brève
Corée du Sud | Politiques de recherche, technologiques et universitaires | Sciences de l’ingénieur : aéronautique, mécanique, électronique, génie civil
28 novembre 2016

L’Administration du programme d’acquisition de défense (DAPA) a annoncé son intention de développer un exosquelette destiné aux soldats, leur permettant de courir à la vitesse de 10 km/h en tenue complète de campagne, qui pèse près de 40kg.

La DAPA débloquera un total de 20 milliards de wons (15 millions de d’euros) au cours des quatre prochaines années pour mettre au point cet exosquelette permettant d’accroître les capacités physiques, en partenariat avec l’Agence pour le développement de la défense (ADD) et LIG NEX1.

Les soldats seront ainsi en mesure de se déplacer avec une charge maximale de 70kg et de courir à 10km/h avec une charge de 40kg. La charge de combat incluant les armes personnelles et autre matériel militaire que doit porter un soldat devrait augmenter à l’avenir et l’exosquelette pourrait contribuer à l’amélioration de la capacité d’action des soldats.

Le dispositif sera déployé vers 2025, après une période d’essai. L’exosquelette pourrait être utilisé à d’autres fins, comme en cas de catastrophes ou sur les chantiers de construction.

Le ministère de la sécurité publique investira lui aussi 2,7 milliards de wons (2 millions d’euros) en vue de développer un dispositif de support musculaire pour les sapeurs-pompiers.

Historique

Les Etats-Unis et le Japon se sont lancés très tôt dans le développement d’exosquelettes pour dominer ce marché considéré comme très prometteur. La Corée du sud tente de rattraper ce retard grace aux efforts de R&D déployés par des groupes comme ADD, LIG NEX1, Hyundai Rotem et Hyundai Motor.

En 2013, l’équipe robotique de Daewoo Shipbuilding and Marine Engineering (DSME), chantiers navals du coréen Daewoo, avait annoncé le développement du premier exosquelette, testé l’année suivante sur les chantiers. Le prototype nommé « RoboShipbuilder » affichait des performances plutôt modestes : Son autonomie était de 3 heures et il ne pouvait pas porter plus de 30 kg. Il s’agissait néanmoins d’une première sur un site industriel et le constucteur avait pour ambition de développer ses performances et de permettre à son opérateur de porter des pièces d’acier pouvant aller jusqu’à 100 kg.

En mai dernier, le groupe coréen Hyundai Motor a dévoilé deux exosquelettes, ou robots mettables, en cours de développement.

  • L’un d’eux inspiré de la combinaison d’Iron Man, est destiné aux industriels, avec l’objectif de doter les ouvriers d’une carapace robotisée démultipliant leur force. Celui ci permettrait d’accroître leur capacité physique pour leur permettre de soulever des objets de plus de 60 kilogrammes sans risque de se blesser aux genoux ou au dos et pour les assister dans leurs déplacements, notamment dans les escaliers. De tels équipements peuvent permettre des gains de productivité significatifs sur les chantiers navals ou dans l’industrie aéronautique.
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    L’exosquelette industriel "Iron man" de Hyundai motor - Crédits : Hyundai Motor Group)
  • L’autre, plus léger, était une nouvelle version de l’exosquelette médical H-LEX, permettant aux personnes âgées ou paraplégique de se déplacer.
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    Exosquelette mécidal HLEX - Crédits : Hyundai Motor Group

Sources :
Blog hyundai :
http://blog.hyundai.co.kr/Group-Story/Co-efficient/Hyundai-Wearable-Robot.blg#.WDuibVwdaZb